REPUBLIQUE DU BURUNDI
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE ET LUTTE
CONTRE LE SIDA
PLAN STRATEGIQUE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA 2018-2022
SECRETARIAT EXECUTIF PERMANENT DU CNLS
Décembre 2017
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ii
Table des matières
PREFACE ……………………………………………………………………………………………………………………..vii
AVANT PROPOS……………………………………………………………………………………………………………..ix
1.CONTEXTE GENERAL ACTUEL DU BURUNDI
.………………………………………………………………………ix
1.1. Contexte géographique………………………………………………………………………………………………1
1.2. Organisation administrative et politique ……………………………………………………………………….1
1.3. Démographie et Population ………………………………………………………………………………………..1
1.4. Situation socio-économique………………………………………………………………………………………..1
1.5. Education ………………………………………………………………………………………………………………..2
2. Le système sanitaire du Burundi et l’état de santé de la population ………………………………………2
2.1. Le système de santé…………………………………………………………………………………………………..2
2.2. Principaux indicateurs de santé……………………………………………………………………………………3
3. LE Point sur l’épidémie à VIH en 2017………………………………………………………………………………4
3.1. Situation, dynamique et profil évolutif de l’épidémie……………………………………………………….4
3.1.2. Populations-clés et autres groupes vulnérables au Burundi…………………………………………….5
4. ETAT DE LA RIPOSTE AU VIH AU BURUNDI EN 2017 ……………………………………………………………8
4.1. Prévention des nouvelles infections ……………………………………………………………………………..8
4.1.1. Connaissance sur le VIH et sida………………………………………………………………………………….8
4.1.2. Utilisation systématique du préservatif chez les adultes, jeunes et populations clés ……………9
4.1.3. Dépistage du VIH dans la population générale ……………………………………………………………10
4.1.4. Circoncision masculine…………………………………………………………………………………………..10
4.1.5. Implication des jeunes et des populations clé dans la réponse ………………………………………11
4.1.6. Les Infections sexuellement transmissibles………………………………………………………………..11
4.1.7. Violences sexuelles ………………………………………………………………………………………………12
4.1.8. Synthèse des constats en matière de prévention du VIH ………………………………………………12
4.2. PTME…………………………………………………………………………………………………………………….14
4.2.1. Couverture des services PTME………………………………………………………………………………..14
4.2.2. Offre des services………………………………………………………………………………………………….14
4.2.3. Résumé des constats de la PTME …………………………………………………………………………….15
4.3. Prise en charge globale des PVVIH………………………………………………………………………………17
4.3.1. Stratégie Gestion et Approvisionnement des stock d’intrants VIH ………………………………….19
4.3.2. Résumé des constats dans la prise en charge globale …………………………………………………..20
4.5. Réduction de l’impact du VIH, genre, droits humains et lutte contre la stigmatisation,
discrimination ………………………………………………………………………………………………………………23
4.6. Coordination, suivi évaluation, et mobilisation/gestion des ressources financières, et
gouvernance ………………………………………………………………………………………………………………..26
4.6.1. Suivi-Evaluation ……………………………………………………………………………………………………27
4.6.2. Coordination de la réponse nationale……………………………………………………………………….28
4.6.3. Mobilisation, gestion financière et gouvernance…………………………………………………………28
5. Recommandations générales de la Revue du PSN 2014-2017 ……………………………………………..29
6.VISION ET PRINCIPES DIRECTEURS du PSN 2018-2022………………………………………………………..33

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iii
6.1. Vision ……………………………………………………………………………………………………………………33
6.2. Principes Directeurs…………………………………………………………………………………………………33
6.3. Un engagement politique fort et une appropriation de la réponse au VIH et sida ………………..33
6.4. Bonne gouvernance de la riposte au VIH/sida……………………………………………………………….33
6.5. Décentralisation de la riposte…………………………………………………………………………………….34
6.6. Le respect des droits humains ……………………………………………………………………………………34
6.7. Accès universel et gratuité des soins …………………………………………………………………………..34
6.8. Bonne gouvernance et obligation de rendre compte………………………………………………………35
6.9. Multisectorialité et intersectorialité ……………………………………………………………………………35
7.Facteurs déterminants à la mise en œuvre des interventions………………………………………………35
7.1. Les facteurs déterminants ou facteurs critiques…………………………………………………………….35
8.STRATEGIE NATIONALE 2018-2022…………………………………………………………………………………36
8.1. Approche stratégique pour la mise en œuvre du PSN……………………………………………………..36
8.2. Localisation des interventions……………………………………………………………………………………36
8.3. Population……………………………………………………………………………………………………………..36
9.CHAINE DE RESULTATS DU PSN-2018-2022………………………………………………………………………37
9.2. Objectifs stratégiques ………………………………………………………………………………………………38
9.3. Résultats attendus…………………………………………………………………………………………………..38
9.4. Les interventions du PSN 2018-2022……………………………………………………………………………38
9.5. Les domaines prioritaires d’interventions du PSN 2018-2022 …………………………………………..38
10. Synthèse des priorités du PSN 2018-2022 ……………………………………………………………………..40
11. STRATEGIES MAJEURES DE LA RIPOSTE NATIONALE AU VH/SIDA ET IST POUR 2018-2022 ………43
12. La chaîne des résultats………………………………………………………………………………………………44
13. Le CADRE DE PERFORMANCE DU PLAN STRATEGIQUE……………………………………………………..50
14.LE BUDGET DU PLAN STRATEGIQUE-2018-2022 ………………………………………………………………60
15.MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATÉGIQUE. ……………………………………………………………………..68
15.1. Le cadre institutionnel ……………………………………………………………………………………………68
15.2. Processus de mise en œuvre ……………………………………………………………………………………69
15.3. Plan de mise en œuvre…………………………………………………………………………………………..70
15.4. LE CADRE DE SUIVI ET DE L’EVALUATION ……………………………………………………………………70
Annexe : ……………………………………………………………………………………………………………………..72

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iv
SIGLES ET ACRONYMES

AC Animateur Communautaire
AGR Activités Génératrices de Revenus
ARV Antirétroviraux
BPS Bureau Provincial de Santé
CAMEBU Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels du Burundi
CAM Carte d’assistance médicale
CCC Communication pour le Changement de Comportement
CDV Centre de Dépistage du VIH ou conseil et dépistage du VIH
CEEAC Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale.
CMLS Comité Municipal de lutte contre le SIDA
CLS Comités Locaux de lutte contre le SIDA
CNLS Conseil National de Lutte contre le SIDA
CNTS Centre National de Transfusion Sanguine
CPLS Comité Provincial de lutte contre le SIDA
CPN Consultations prénatales
CPSD Cadre de Concertation des Partenaires pour la Santé et le Développement
CRTS Centre Régional de Transfusion Sanguine
CSLP Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté
EDS
éTME
ECD
Enquête démographique et de santé
Elimination de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
Equipe Cadre du District.
FM Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
HSH Hommes ayant des rapports Sexuels avec des Hommes

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v

IEC Information-Education-Communication
INSP Institut National de Santé Publique
IO Infection Opportuniste
IST
JANS.
MOT
Infection Sexuellement Transmissible
Joint Assessment of National Strategies.
Modes Of Transmissions
MSPLS Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida
OEV Orphelins et autres Enfants Vulnérables
OMS Organisation mondiale de la santé
ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida
OSC Organisations de la Société Civile
PE Pairs éducateurs
PEC Prise en charge
PEPFAR Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida
PLACE Prioritizing Local Aids Control Efforts
PNSR Programme National de Santé de la Reproduction
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PPE Prophylaxie post-exposition
PTME Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
PVVIH
SEP/CNLS
Sida
Personne Vivant avec le VIH
Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de lutte contre le Sida
Syndrome d’Immunodéficience Acquise
SR Santé reproductive
TPS Technicien de Promotion de la Santé
TS Travailleuse du Sexe

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vi

SNU Système des Nations Unies
SSR Santé sexuelle et reproductive
USLS Unité Sectorielle de lutte contre le SIDA
UNICEF Fonds des Nations unies pour l’enfance
VBG Violences Basées sur le Genre
VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine
ZIP Zones d’Interventions Prioritaires

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vii
PREFACE
Le Burundi se dote d’un nouveau Plan Stratégique National de Lutte contre le SIDA. Il couvre la
période 2018-2022, et constitue pour Notre chère nation une feuille de route pour marquer un pas
significatif dans la riposte contre le fléau du VIH et du Sida.
Après avoir constaté que le VIH et le sida ont atteint la phase d’épidémie généralisée et que les
interventions de la réponse continuent à produire des effets positifs remarquables, nous avons
adopté la stratégie de le considérer comme un problème national et que nous devons continuer à
agir, le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et de reconstruction nationale. Le
cas particulier du VIH et du sida a retenu Notre haute attention du fait qu’il s’inscrit dans un
cycle vicieux avec la pauvreté au niveau de l’individu, la famille et toute la communauté. Lutter
contre le VIH / sida c’est lutter contre la pauvreté, et lutter contre la pauvreté c’est lutter contre
le SIDA.
Ce dernier constat nous a conduit à diligenter la préparation de plans stratégiques quinquennaux
avec des interventions visant l’atteinte des objectifs dans les domaines de la prévention, de la
prise en charge et de la réduction de l’impact. Les plans stratégiques 2002-2006, 2007-2011,
2012-2016, 2014-2017 ont toujours suivi ce mot d’ordre, et nous sommes particulièrement fiers
des résultats enregistrés à ce jour, bien que cette fierté n’autorise aucun répit dans la bataille.
La revue du Plan Stratégique National 2014-2017 qui vient d’avoir lieu a inspiré la
reconsidération de certains aspects du combat, dont une plus grande attention dans
l’identification des cibles et des objectifs spécifiques à chacune d’elles. La nécessité d’une
planification qui nous aide à atteindre d’importants résultats en une période assez courte, nous a
conduit à adopter une planification en harmonie avec les cycles de financement de certains de
nos partenaires. Dans tous les cas de figure, notre détermination reste la même : libérer notre
pays des affres du VIH et du SIDA à travers un partenariat permanent et fort entre les différents
acteurs.
La sortie du présent Plan Stratégique National 2018-2022, nous donne l’occasion d’exprimer
notre haute appréciation sur le merveilleux partenariat actuellement à l’œuvre pour appuyer notre
offensive contre le fléau du Sida, que l’OMS, l’ONUSIDA et tout le système des Nations Unies,
le Fonds Mondial pour la Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, le PEPFAR et
tous nos partenaires bilatéraux trouvent nos sincères remerciements pour l’appui remarquable
qu’ils accordent à notre pays dans ce domaine. Nous leur demandons de poursuivre et de
renforcer leurs interventions, car la victoire contre le VIH et le sida est un exploit commun.
Nous exprimons notre haute appréciation aux divers acteurs du secteur public, de la société civile
et des ONG étrangères œuvrant au Burundi pour leur contribution irremplaçable dans la riposte
contre le SIDA. Nous apprécions leur implication dans l’élaboration de ce Plan Stratégique et les
invitons à garder le même engagement dans sa mise en œuvre. Le Gouvernement du Burundi est
hautement attentif et engagé à l’atteinte des objectifs exprimés à travers ce nouveau plan
stratégique. Il ne ménagera aucun effort pour jouer pleinement son rôle de coordonnateur de
cette riposte.

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viii
Notre souhait le plus vif est de voir les objectifs du présent plan stratégique être atteints dans leur
entièreté.
Bon succès.
Honorable Pierre NKURUNZIZA.
Président de la République du BURUNDI et
Président du Conseil National de Lutte contre le sida.

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ix
AVANT PROPOS
Le présent Plan Stratégique National de Lutte contre le SIDA est un outil de haute importance pour
renverser de manière significative de la tendance du VIH et du sida au Burundi. Il exprime les ambitions qui
sont les nôtres de donner à toute la population l’accès aux services de prévention, de prise en charge et de
réduction de l’impact du VIH et du SIDA.
Ce document prend racine dans la revue du Plan Stratégique 2014-2017. Au cours de cet exercice, nous
avons analysé de manière minutieuse les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces que nous
avons rencontrées au cours des trois dernières années de mise en œuvre de ce plan.
La richesse de ce nouveau plan stratégique réside également dans la participation la plus large et inclusive
qui a caractérisé le processus de son élaboration. Ce PSN est le résultat d’un partenariat qui a rassemblé
les partenaires de la réponse du VIH/SIDA, depuis le niveau périphérique jusqu’au niveau international.
Les partenaires de terrain que nous rencontrons dans les structures de soins au niveau communal,
provincial et national, de même que les acteurs de la société civile recensés dans les axes d’intervention
ont donnée les éléments qui ont servi à la confection de ce grand travail.
Ce nouveau PSN a vu le jour grâce à une implication hautement efficace de nos partenaires techniques et
financiers. L’ONU/SIDA et le groupe thématique ONUSIDA, le PEPFAR, OMS et les autres partenaires
bilatéraux et multilatéraux ont donné le meilleur d’eux-mêmes, aux côtés de nos équipes du ministère et du
Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA.
Cet outil de planification stratégique vient donc renforcer le dispositif déjà en place dans le Plan National de
Développement Sanitaire (PNDS). Il vient particulièrement appuyer de manière significative la mise en
œuvre de notre politique de mise à l’échelle du traitement ARV et du plan global de l’élimination du VIH de
la mère à l’enfant en vue d’atteindre les objectifs 90-90-90.
Avec cet outil de travail qu’est le PSN-2018-2022, nous avons tous, acteurs de riposte au VIH/SIDA, un
cadre précis d’action. Nous pouvons marcher sans crainte de se perdre. Il s’agit surtout de maintenir et de
renforcer le partenariat qui a été tissé au cours de son élaboration afin de remporter la victoire ensemble.
Le Ministère de la santé Publique et de Lutte contre le SIDA reste à la disposition de tous ses partenaires
pour apporter tout appui nécessaire aux intervenants afin que rien n’arrête ni ne retarde la mise en œuvre
et la réalisation avec succès des interventions qui ont été identifiées dans le présent PSN.
Je souhaite plein succès à tous les acteurs de la mise en œuvre du présent Plan Stratégique National
2018-2022
Dr Thaddée NDIKUMANA
Ministre de la Santé Publique et de lutte contre le
VIH/SIDA et Président du Comité Exécutif du CNLS.

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1
1. CONTEXTE GENERAL ACTUEL DU BURUNDI.
1.1. Contexte géographique
Le Burundi est un pays membre de l’East African Community (EAC) limité au Nord par le Rwanda, au Sud et à l’Est
par la Tanzanie et à l’Ouest par la République Démocratique du Congo. Il est situé dans la région des Grands Lacs
Africains. Sa superficie est de 27 834 km² dont 25 134 km² de terre et 2 700 km² de lac, le. Il possède un climat
tropical tempéré par l’altitude avec des hauts plateaux et des plaines au nord à l’ouest et à l’est.
1.2. Organisation administrative et politique
Sur le plan administratif, le Burundi est subdivisé en 18 provinces, 119 communes et 2639 collines. Dans le cadre
de la réforme administrative, le gouvernement a adopté en 2008 un document cadre de politique nationale de
décentralisation et un plan triennal pour sa mise en œuvre. Cette décentralisation vise l’autonomisation des
communes et des collectivités locales et les institue comme base du développement. Actuellement, toutes les
communes sont dotées des plans communaux de développement communautaire qui sont régulièrement actualisés
et qui intègrent des activités de promotion de la santé en général et de la lutte contre le sida en particulier.
1.3. Démographie et Population
La population du Burundi a été estimée en 2017 à 11.495.4381 habitants avec 49,3% d’hommes et 50,7% de
femmes et un taux d’accroissement annuel de 2.4%. La population du Burundi est très jeune avec 65% de la
population ayant moins de 25 ans et 51,5% moins de 18 ans. Environ 10% de la population du Burundi vit en zone
urbaine dont près des 2/3 à Bujumbura la capitale contre 90% en milieu rural en habitat dispersé. La densité globale
de la population par rapport à la superficie des terres émergées est de 413habitants/km² et fait du Burundi un des
pays les plus densément peuplés d’Afrique. Le taux de fécondité est de 5.5 enfants par femme selon EDSB III 2016-
2017.
1.4. Situation socio-économique
Le rapport du PNUD sur l’indice de développement humain (IDH) de 2016 a classé le Burundi à la 184èmeposition sur
188 pays étudiés en 2016
2. Le Burundi a une économie rurale essentiellement basée sur l’agriculture et l’élevage
avec des moyens de production peu modernisés. La population dépend à plus de 90 % de cette agriculture, qui
représente plus de 50 % du PIB. Par habitat, le PUB est estimé à 285.73 USD
3
Cette situation se caractérise par un faible pouvoir économique de la femme lié à un accès limité au revenu et à la
propriété ainsi que par des contraintes culturelles limitant le pouvoir de décision des femmes et des filles au niveau
familial et communautaire. La société burundaise est dotée d’une mentalité très nataliste avec un nombre moyen
d’enfants par femme de 5,5 selon les résultats de l’EDSB III 2016-2017
1ISTEEBU, Projections démographiques 2010-2050 niveau national et provincial, avril 2017
2
https://www.agenceecofin.com/economie/2403-45994-le-classement-des-pays-africains-dans-l-edition-2016-de-l-indice-de-developpementhumain-du-pnud
3https://www.populationdata.net/pays/burundi/
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2
1.5. Education
Selon l’EDS III 2016-2017, le taux net de scolarisation primaire est de 80.7%, tandis qu’au niveau du secondaire, le
taux net de scolarisation est de 30%. L’indice de parité en les genres selon la fréquentation scolaire est de 0.97 à
l’école primaire et 1.07 au secondaire. Le taux l’alphabétisation des adultes est estimé à 67.9% chez les femmes de
15 à 49 ans et 76.2% chez les hommes de 15 à 59 ans.
2. Le système sanitaire du Burundi et l’état de santé de la population
2.1. Le système de santé
4
En référence à la Politique Nationale de Santé, au Plan National de Développement Sanitaire et au Plan Stratégique
National de Lutte contre le Sida, l’organisation pyramidale du système de santé est définie comme suit :
Le niveau central est responsable de la définition de la politique sanitaire et l’élaboration des stratégies
d’intervention et de planification, ainsi que la définition et l’évaluation des normes de qualité des soins et des
services. Les services du Ministère ayant la Santé Publique et la Lutte contre le Sida dans ses attributions ayant
acquis le statut d’unités de gestion autonome (hôpitaux, certains programmes et services de santé) sont régis par le
Décret-loi n° 1/024 du 13 juillet 1989 portant Cadre Organique des Administrations Personnalisées de l’Etat. Les
hôpitaux dits autonomes restent largement subventionnés par l’Etat et l’autonomie réside dans une gestion technique
et administrative
.
Le niveau intermédiaire est composé de 17 Bureaux Provinciaux de la Santé et de la Lutte contre le Sida (BPSLS).
Ceux-ci sont chargés de la coordination des activités sanitaires et de la lutte contre le Sida au niveau provincial
Le niveau périphérique : Le niveau périphérique est composé de 45 districts sanitaires. Ceux-ci sont régis par une
équipe cadre de district (ECD) au sein du Bureau du District Sanitaire et de lutte contre le Sida (BDSLS). Leur
responsabilité est d’assurer la planification décentralisée, de veiller à livrer des soins de qualité et d’assurer un bon
fonctionnement des Centres de Santé(CDS), les structures associatives de lutte contre le Sida et de promotion de la
santé et des Hôpitaux de District (HD). Les districts sanitaires veillent aussi à l’implication des communautés dans la
gestion et le contrôle. Les CDS sont tenus par les normes sanitaires du Ministère de la Santé Publique à livrer le
paquet minimum des activités (PMA) pour une population bien définie au sein d’une aire de responsabilité. Les
Hôpitaux de District sont tenus par les normes sanitaires du Ministère de la Santé Publique à livrer le paquet
complémentaire d’activités aux activités des CDS (PCA). Ces paquets d’activités comprennent des activités
curatives, préventives, promotionnelles et de soutien.
Le secteur privé sans but lucratif
Selon l’annuaire statistique 2016, le secteur privé sans but lucratif (agrée, confessionnel) est constitué
essentiellement de centres de santé sans but lucratif qui compte 144 CDS représentant 14.5% de l’ensemble des
centres de santé du secteur. Les 14hôpitaux qui sont sous ce statut représentent 18%. Ces structures sont
habituellement gérées par les confessions religieuses et/ou les associations et participent activement dans
l’amélioration de la santé de la population. Ces structures collaborent activement avec le MSPLS et suivent les
directives de ce dernier.
Le secteur privé lucratif
4 Décret n° 100/ 254 du 04 octobre 2011 portant organisation et fonctionnement du ministère de la sante publique et
de la lutte contre le sida

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3
Le secteur privé lucratif (non confessionnel) médico-pharmaceutique joue également un rôle important dans le
système de santé. Selon l’annuaire 2016, le secteur privé représente 281 CDS soit 28% et 22 hôpitaux soit 29% des
structures hospitalières. La collaboration du secteur privé à but lucratif et le MSPLS reste à améliorer pour rendre
effectif la participation de ce secteur dans le système de soins du Burundi. En effet, il n’y a pas de convention directe
avec le système de santé formel mais il y a un accord d’agreement délivré par le MSPLS.
L’échelle communautaire
Le MSPLS est en pleine réorganisation du niveau de santé communautaire qui va être essentiellement orienté vers
les prestations de soins préventifs et promotionnels. Il est composé d’acteurs communautaires diversifiés comme les
agents de santé communautaires (ASC), les comités de santé (CoSa), les associations locales (ASLO), les réseaux
communautaires, les collectifs de groupements, etc.
Les acteurs communautaires sont coordonnés par un technicien de promotion de la santé (TPS) basé au centre de
santé pour renforcer continuellement leurs capacités et maintenir des liens étroits entre les animateurs et le centre
de santé.
2.2. Principaux indicateurs de santé
L’espérance de vie à la naissance au Burundi est ainsi passée de 42 ans au début des années
1960 à 58 ans en 2016
5. Selon les estimations de la Banque Mondiale 2016, le taux brut de mortalité est passé de
23,16‰ en 1960 à 11.03‰ en 2015
. Le taux de mortalité maternelle est de 712pour 100 000 naissances vivantes6,
le taux de mortalité infantile de 47 pour 1000 et celui de mortalité infanto- juvénile de 78 pour 1000 naissances
vivantes
7.
Le paludisme demeure la première cause de morbidité au Burundi. Selon les données de l’annuaire statistique 2016,
le taux est estimé à 61.65% dans les centres de santé. Il est responsable de 22.9% des cas de décès chez les
enfants de moins de 5 ans et de plus de 50% des motifs de consultation dans centres de santé. Le taux de mortalité
des enfants de moins de 5 ans se situe à 47 pour 1000 naissances vivantes (EDSB III 2016-2017).
Selon l’annuaire statistique 2016, les infections respiratoires aigües sont la 2
ème cause de morbidité et de mortalité
des enfants.
Selon l’EDSB III 2016-2017, le taux d’utilisation des services de consultations prénatales (CPN) est de 99.3% (au
moins une visite) ,47.9% des femmes enceintes ont fait entre 2 et 3 visites avec un taux d’accouchement assisté par
un personnel qualifié de 85.1%. Chez les adolescentes de 15-19, 8% ont déjà eu une naissance vivante ou sont
enceintes d’un premier enfant.
Le tableau ci-dessous montre la situation de certains indicateurs.
Tableau 1 : Quelques indicateurs de santé au Burundi.

Indicateur Situation actuelle Source
Espérance de vie à la naissance 58ans ISTEEBU, Projections Démographiques
2010-2050Niveau National et Provincial.
Indice de capacité opérationnelle des services 61% Résultats de l’enquête SARA 2016
Utilisation des services curatifs (CDS) 1.8
contact/an/personne
Annuaire statistique 2016
Taux de couverture vaccinale (enfants complètement
vaccinés)
72% Résultats EDS III 2016-2017
Taux de couverture vaccinale BCG (12-23 mois) 98% Résultats EDS III 2016-2017

5 ISTEEBU, Projections démographiques nationales et provinciales, avril 2017
6www.who.int/gho/maternal_health/countries/bdi.pdf
7EDSB-III 2016-2017
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4

Taux de prévalence contraceptive 17.9% Résultats EDS III 2016-2017
Taux de couverture en accouchements assistés (naissances
assistées par un personnel qualifié)
85 % Résultats EDS III 2016-2017
Taux d’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de
5 ans
29% Résultats EDS III 2016-2017
Taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de
5 ans
56% Résultats EDS III 2016-2017
Taux de malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5
ans
5% Résultats EDS III 2016-2017
Taux de couverture en CPN (au moins une visite) 99,3% Résultats EDS III 2016-2017
aux de couverture en CPN précoce (<4mois) 47.3% Résultats EDS III 2016-2017
Indice synthétique de fécondité (ISF) 5.5% Résultats EDS III 2016-2017
Dépenses totales consacrées à la santé en % du PIB 10.8% % Comptes de santé 2012-2013

3. LE Point sur l’épidémie à VIH en 20178
3.1. Situation, dynamique et profil évolutif de l’épidémie
3.1.1. Population Générale
A l’instar des autres pays de la région, la prévalence du VIH au sein de la population générale burundaise
(personnes âgées de 15 à 49 ans) est relativement faible (0.9% selon l’EDSB III 2016-2017). Selon les mêmes
résultats, cette prévalence varie selon les provinces du pays : 3,6%, 2,3%, 0,2%et 0,2%, % respectivement à
Bujumbura Mairie, Gitega, Ngozi et Rutana. On note dans l’ensemble une tendance à l’urbanisation (2.5% en milieu
urbain contre 0.7% en milieu rural) et à la féminisation de l’épidémie (1,2% chez les femmes contre 0.6% chez les
hommes). Selon les données 2015de surveillance du VIH dans les sites sentinelles, la prévalence du VIH chez les
femmes enceintes était de 2,4%. La figure ci-dessous illustre au mieux la variation de la prévalence du VIH selon les
régions.
Figure 1 : Prévalence du VIH dans la population générale de 15-49 ans
8 Rapport de la Revue du PSN 2014-2017
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5
Selon l’EDSB III 2016-2017, la prévalence moyenne du VIH parmi les jeunes de 15-24 ans était estimée à 0,6 %,
l’âge médian aux premiers rapports sexuels parmi les femmes de 20-49 ans et 25-49 est respectivement de 19.7 et
19.6 tandis que chez les hommes de 20-59 et 25-59 est respectivement de 22.9 et 23.0… . Dans l’ensemble, la
prévalence ne variait que très peu avec l’âge, passant de 0,5% pour les 15-19 ans à 0,6% pour les 20-24 ans. La
même tendance s’observait chez les femmes, avec cependant des écarts plus prononcés. En effet, de 0,1% à 15-19
ans, la séroprévalence passait à 0,5 % à 20-24 ans. C’est à 45-49ans qu’elle a atteint son maximum (2,8 %). Chez
les hommes, les variations étaient très faibles sauf la tranche d’âge de 50-54 ans où la prévalence du VIH est de
1.6%.
Parmi les jeunes de 15-24ans, les données de l’EDSB III 2016-2017 montrent que la prévalence du VIH chez les
jeunes filles est de 0,3% tandis que chez les jeunes garçons elle est de
1%. Cette situation confirme une diminution
progressive de la prévalence du VIH au sein de la population générale (1,4% à 1% entre 2010 et 2017). Aussi, elle
montre une inversion de la situation chez les jeunes garçons de 15-24 ans où la prévalence a passée de 0.2% en
2010 à 0.9 à 2017. Dans l’ensemble, le taux de séroprévalence chez les jeunes de 15-24 ans est a passé de 0.5% à
0.6% au cours de la même période de référence. En définitive, les données de la population générale est en réalité
« l’arbre qui cache la forêt ».
3.1.2. Populations-clés et autres groupes vulnérables au Burundi
L’étude PLACE a estimé à environ 51 482 le nombre de PS répartis sur tout le territoire national dont 13 385 dans la
zone de Bujumbura-Mairie (26%), 12 356 dans les autres zones urbaines (24%) et 12 741 dans les zones rurales
(25%). La prévalence de ces PS est estimée selon l’étude PLACE (2013) à 21,3% soit 15 fois la moyenne nationale.
Les MSM avec une taille estimée à 9346 sont majoritairement concentrés au niveau de Bujumbura-Mairie avec une
population estimée à 6916 soit 74% de la taille, dans les autres zones urbaines 1215 soit 13% et dans les zones
rurales 1215 soit 13%. Leur prévalence au VIH est de 4.8% soit environ 5fois la moyenne nationale.
En ce qui concerne la consommation de drogues au Burundi, le rapport de l’évaluation rapide du « VIH et réduction
des méfaits parmi les Usagers de drogues injectables » effectuée en Mairie de Bujumbura en 2017 a estime à
10,2% le taux de prévalence du VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. Au niveau national, il n’existe

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pas encore les données actualisées. L’étude PLACE (2013) avait estimé à 10.2% le taux des consommateurs de
drogues
dans les ZIP de Bujumbura-Mairie, 2,7% dans celles des autres zones urbaines et 1,7% dans celles des
zones rurales. Selon cette même étude, environ 1,2% de ces populations utiliseraient la drogue injectable.
Pour ce qui est des autres populations vulnérables, on note la prévalence du VIH de 3% chez les chez les pêcheurs
et les prisonniers (BSS 20110). A part que ces données ne soient pas actualisées, le PSN 2014-2017 n’a pas prevu
des interventions en direction de ces dernières.
Selon l’enquête comportementale et de séroprévalence réalisée en 2011, la prévalence du VIH était de 19,8%, 2,4%,
3% et 0,4 % respectivement chez les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les
hommes, les personnes privées de liberté (PPL) et travailleurs saisonniers (pêcheurs), les corps en uniforme. En
2013, la prévalence reste élevée voire en augmentation avec respectivement 21,3% chez les travailleuses du sexe,
3,8% chez leurs clients et 4,8% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (Enquête PLACE
2013). La figure ci-après donne un aperçu de la prévalence du VIH et des tendances évolutives par type de
population selon les données disponibles.
Figure 7 : Prévalence du VIH par type de population
En fin, bien qu’on ne dispose pas suffisamment de données actualisées, on observe une diminution de nouvelles
infections et de décès liés au sida.Le profil épidémiologique reste le même et les interventions devraient prendre
davantage en compte les populations clés (TS, HSH, CDI/PID, PPL), les groupes vulnérables (enfants, jeunes et
adolescents, femmes séropositives, pêcheurs, miniers et Co-infectés TB/VIH).
Evolution du nombre de PVVIH
Le constat est le même quant à l’évolution du nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Selon les
estimations du Spectrum 2016, on observe une évolution du nombre des PVVIH adultes (75335, 75086, 74740,
74629, 74791 et 75204) respectivement entre 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017), tandis que chez les enfants,
elle est de 11361, 10655, 9991, 9139, 8238 et 7460 respectivement de 2012 à 2017.

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Figure 3 : Evolution du nombre de PVVIH parmi les jeunes et les adolescents (2012-
2017)
Evolution des nouvelles infections et décès liés au sida
Concernant les nouvelles infections, 3 588 ont été enregistrées en 2013. La distribution par mode de transmission
révèle une part importante pour les couples hétérosexuels stables (43,31%), suivie des activités liées au commerce
du sexe notamment les professionnels du sexe, leurs clients et les partenaires de ceux-ci respectivement à hauteur
de 4,90%, 23,52% et 6,15%(Enquête PLACE, 2013). La figure ci-dessous en donne les détails.
Figure 4 : Pourcentage des nouvelles infections du VIH par type de populations clés
D’une manière générale, on note une diminution de nouvelles infections tous âges confondus entre 2012 et 2015.
Selon AIDS Info 2015, le nombre de nouvelles infections chez les adultes est passé de 1400 à 925 entre 2012 et
2015. Chez les enfants, il est passé de près de 1000 à moins de 500 au cours de la même période. Cette tendance à
la diminution de nouvelles infections a été confirmée également par les estimations du Spectrum 2017 qui montrent
une réduction des nouvelles infections à VIH de 2572 (2014) à 2016 (2017) chez les adultes, et de 836 (2014) à 168

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(2017) parmi les enfants. La réduction générale du nombre de nouvelles infections et de décès liés au sida (de 3560
décès à 2058 chez les adultes et de 419 à moins de 185 décès chez les enfants entre 2014 et 2017) est consécutive
à l’augmentation de la couverture antirétrovirale chez les adultes et les femmes enceintes séropositives (option B+)
suite à l’adoption et la mise en œuvre des directives 2013 de l’OMS. La figure ci-dessous donne une vue synoptique
de la diminution des nouvelles infections et des décès chez les adultes entre 2012 et 2015.
Figure 5 : Evolution des nouvelles infections et des décès dus au VIH en fonction de la couverture ARV
4. ETAT DE LA RIPOSTE AU VIH AU BURUNDI EN 2017
Les interventions du PSN 2014-2017 visaient à couvrir les priorités identifiées articulées autour des axes de
prévention, de prise en charge et de réduction d’impact qui ont été abordées chacun sous l’angle des programmes
de base, les facteurs critiques ou déterminants et les facteurs en synergie avec les autres secteurs de
développement en conformité avec le cadre d’investissement de l’ONUSIDA.
La revue du PSN 2012-2016 et la mise en œuvre du PSN 2014-2017 ont permis d’identifier avancées ainsi que les
défis à relever dans le cadre de la riposte au VIH.
4.1. Prévention des nouvelles infections
4.1.1. Connaissance sur le VIH et sida
En vue d’améliorer la communication sur le VIH, les canaux et outils de communication ont été adaptés à toutes les
catégories des jeunes (scolarisés ou non, ruraux et urbains). Des outils de communication diverses et des émissions
radiophoniques ont été produites et divers canaux de communication sont utilisées. Les nouvelles technologies
d’information et de communication ont été mises à profit pour atteindre les jeunes des milieux urbains surtout.
Il existe un partenariat avec certains médias qui diffusent les émissions de santé, y compris celles qui traitent du VIH.
Des spots audio ont été produits dans le cadre du renforcement de la réponse communautaire. Les T-shirts avec des
messages destinés à la population générale ont été produits et distribués. On note cependant que les outils de
communication sont globalisants, parfois non adaptés/non harmonisés par rapport aux cibles, les outils de
communication existant ont été faiblement vulgarisés.
Les messages sont moins adaptés aux groupes de populations clés. Par ailleurs, les jeunes ne sont pas
suffisamment impliqués dans l’offre des services de prévention du VIH.

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Côté communauté, on note la mise en place des stratégies suivantes :
La médiation par recours aux médiateurs de santé
La formation des GASC
La pair-éducation
L’appui de la ligne vertes au niveau des OSC (SWAA Burundi & RBP +)

Au cours de la période 2014-2017, les performances de ces lignes ont été en déca des attentes à cause du fait que
le téléphone fixe est de moins en moins utilisé, de l’ignorance par la population de son l’existence ainsi que la non
permanence du fonctionnement de ces lignes d’écoute.
Plusieurs goulots d’étranglement ont été identifiés : : l’insuffisance de coordination dans la planification et l’exécution
des programmes, le suivi des activités de pair éducation, insuffisance de formation des pairs éducateurs, la non
maitrise et l’inaccessibilité aux TIC, le cout élevé de l’internet et la disponibilité variable de l’énergie électrique, de la
stigmatisation, l’insuffisance des ressources financières et l’existence des barrières légales et socio-culturelles.
4.1.2. Utilisation systématique du préservatif chez les adultes, jeunes et populations
clés
Au niveau national, les préservatifs qui sont utilisés dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH sont
subventionnés par le fonds Mondial
via la Croix rouge du Burundi ; le PNSR à travers le financement de
l’UNFPA et le PSI pour le marketing social.
La commande est faite par le PPM via le portail WAMBO. La réception est faite par l’équipe conjointe
PNLS/CAMEBU/PNSR/DPML. La réquisition est assurée par la CRB et, au niveau communautaire, la distribution
faite par ses branches au niveau communautaire. Le marketing social est assuré par PSI Burundi tandis que la CRB
assure la distribution communautaire.
Une réflexion est en train d’être menée pour que la distribution des préservatifs au niveau communautaire
suive le circuit normal des intrants et qu’elle implique, les techniciens de promotion de la santé (TPS) qui
les distribuent aux animateurs communautaires, aux pairs éducateurs et aux acteurs de la société civile
avant d’arriver aux utilisateurs.
Cependant, l’expérience a montré que le pays a moins d’emprise sur la qualité des préservatifs fournis et souffre de
l’inexistence d’un programme unique de gestion des préservatifs. Aussi, le comité de gestion et de coordination des
préservatifs mis en place n’est pas suffisamment opérationnel. On note aussi les barrières culturelles, à l’accès limité
à l’information et aux financements suffisants.
Dans ce sens, les interventions suivantes doivent être menées :
Opérationnaliser le comité de quantification et de coordination des préservatifs
Intégrer le circuit des préservatifs dans le circuit normal des intrants VIH
Renforcer les relais communautaires
Rendre disponible et l’accessible les préservatifs dans tous les lieux
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4.1.3. Dépistage du VIH dans la population générale
Tous les CDS offrent le dépistage volontaire du VIH et les relais communautaires ont été sensibilisés pour la
promotion du recours aux structures de soins.
La mise en œuvre a été confrontée à l’Insuffisance de la sensibilisation adaptée aux différentes catégories de
population, à la banalisation et ignorance du VIH par les communautés et aux difficultés de gestion des résultats
indéterminés du dépistage du VIH.
Le PNLS/IST a assuré la formation des prestataires pour garantir les soins de qualité aux bénéficiaires tandis que
CRB et les autres organisations de la société civile ont énormément contribué dans la sensibilisation des
communautés pour la promotion du dépistage. Les interventions ont aussi concerné le renforcement des capacités
des TPS et ASC.
Au niveau organisationnel, une nouvelle approche de la formation des GASC a été mise en place dans une optique
de pérennisation des interventions des ASC. Une règlementation de la motivation des ASC à l’échelle national est en
cours de réflexion à travers la mise en place du PBF communautaire et les données communautaires seront
intégrées dans le SIS national.
Les activités de dépistage volontaire au profit des populations clés ont été mises en œuvre par des structures
associatives (ANSS, SWAA, Centre REMURUKA, CDS Birimba, Yezu Mwiza et RNJ+). Les programmes LINKUP,
READY, LINKAGES font la promotion du dépistage dans les milieux chauds et les Pairs éducateurs ont été
sensibilisés sur la mobilisation des populations clés pour le dépistage volontaire.
Toutefois, les défis ne manquent pas :
La mobilité des prestataires formés causant l’insuffisance de prestataires formés dans les FOSA
Fragilité des réseaux communautaires limitant les interventions.
L’insuffisance de la sensibilisation adaptée aux différentes catégories de population
La banalisation et ignorance du VIH par les communautés
La gestion des résultats indéterminés du dépistage
La stigmatisation par certains prestataires de soins et services
La persistance du faible rendement de dépistage
La non effectivité de la stratégie de dépistage ciblée dans toutes les provinces du pays.
L’existence des gaps à combler pour atteindre le premier 90 de l’objectif 2020
Persistance des résultats indéterminés de dépistage
Faible collaboration entre les FOSA et les réseaux communautaires
En ce qui concerne l’approvisionnement en intrants, les districts s’approvisionnent à la CAMEBU et les CDV
s’approvisionnent au niveau des Districts sanitaires. Au cours de la période de mise en œuvre du PSN 2014-2017,
on a constaté des retards dans le processus d’approvisionnement et des ruptures de stocks au niveau national et
périphérique.
4.1.4. Circoncision masculine
La circoncision masculine a été menée à travers le pays. Cependant il existe des goulots qui ont limité la portée de
cette intervention. Il s’agit entre autres des barrières socioculturelles, de l’insuffisance du personnel autorisée à faire

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la pratique de la circoncision et l’insuffisance d’information et de sensibilisation des communautés sur l’importance
de la circoncision masculine.
Le renforcement des performances de cette intervention va nécessiter un appui soutenu à l’approche communautaire
(leaders communautaires, pairs éducateurs, ASC, médiateurs de santé) dans la promotion de la circoncision
masculine, la subvention des actes de circoncision non chirurgicale, la promotion de la circoncision non chirurgicale,
la formation des prestataires autorisés sur la pratique de la circoncision.
4.1.5. Implication des jeunes et des populations clé dans la réponse
Les interventions suivantes ont été mises en œuvre afin d’impliquer davantage les jeunes et les
populations clés dans la riposte nationale au VIH :
Création de la plateforme ”Centre Remuruka” mise en place par 5 associations
Formation de 330 pairs-éducatrices pour les interventions en faveur des PS (CRB)
Formation de 165 Pairs-éducateurs HSH pour fournir le paquet de service de prévention aux autres
HSH (CRB)
Formation de 910 PE des jeunes en milieu scolaires et 924 en milieu non scolaire pour fournir le paquet
de prévention dans leur milieu
Mise en œuvre des projets destinés aux groupes clés, ABS a engagé 3 personnes représentant les PS,
HSH et UDI
Existence d’un projet HSH exécuté par les HSH et soutenu par ANSS
Mise en place d’un pool de 6 HSH formés pour la paire navigation (Projet Linkages)
Création d’un réseau national des Usagers de drogues (BAPUD)
4.1.6. Les Infections sexuellement transmissibles
Les IST constituent un important facteur de risque pour la transmission du VIH/sida. Selon la revue du PSN
2014-2017, les défis majeurs dans la prise en charge des IST se rapportent à l’automédication et à la
faible capacité des prestataires à traiter les IST selon l’approche syndromique. C’est dans ce sens, qu’un
guide de prévention des IST au niveau communautaire a été élaboré et un guide de prise en charge
syndromique a été actualisé et mis à la portée des utilisateurs.
Actuellement, l’approche syndromique de prise en charge des IST est intégrée dans les soins de santé
primaire et est mise en œuvre pour la population générale dans les structures de santé publiques, privées
et agréées. Les deux supports permettront d’améliorer la qualité de la prévention et de la prise en charge
des IST
Stratégies et interventions essentielles :
Renforcement des capacités des prestataires sur le diagnostic syndromique et la prise en charge
des IST ;
Dépistage sérologique de la syphilis pour les femmes enceintes.
Mobilisation et sensibilisation des populations pour la prévention et le recours aux structures de
soins en cas d’IST ;

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4.1.7. Violences sexuelles
Les VSBG ont été identifiées par le PSN 2014-2017 comme un des principaux défis dans la lutte contre le
VIH/sida au Burundi. Les interventions suivantes avaient été identifiées pour arriver à 95% des cas de
violence sexuelle sont pris en charge :
Intégration de la prise en charge des VBG dans le paquet minimum offert dans les structures de
soins ;
Rendre disponible les services d’écoute et conseil dans les structures communautaires ;
Accompagnement juridique et judiciaire des victimes des VBG ;
Implication des leaders religieux et communautaires dans la prévention et la prise en charge des
VBG ;
Appui aux structures associatives intégrant la prise en charge des VBG.
Avec les interventions du présent PSN, 100% des cas de violence sexuelle seront pris en charge. Dans ce
sens, en plus des acquis déjà enregistrés, les interventions se focaliseront sur le renforcement des
prestataires sur l’offre du paquet complet des services et la vulgarisation de la loi spécifique contre les
VSBG parmi les acteurs communautaires, la coordination des partenaires techniques et financiers
intervenant dans la lutte contre les VSBG, renforcement du monitoring et du rapportage des données des
VSBG par la mise en place d’une plateforme de coordination des interventions des VSBG
4.1.8. Synthèse des constats en matière de prévention du VIH

Domaines Constats
Connaissances et messages Les messages sont développés sur la prévention mais peu harmonisés et
adaptés pour les populations clés
Faible implication et leadership des jeunes, en particulier les jeunes filles et
les jeunes femmes sur les questions de prévention
L’enseignement du VIH n’est pas assez bien pris en compte dans les
curricula d’enseignement
Préservatifs La disponibilité des préservatifs féminins et masculins, y compris les gels
lubrifiants s’améliore d’année en année ainsi que l’utilisation, mais peu de
progrès en ce qui concerne les préservatifs féminins
Erosion de la réputation des préservatifs distribués gratuitement par ceux
du marketing social
Insuffisance de coordination dans les approvisionnements en préservatifs
Insuffisance de contrôle qualité des préservatifs
La gestion de l’environnement et l’élimination des déchets liés aux
préservatifs restent problématique
Dépistage du VIH L’offre est intégrée au PMA des FOSA et le dépistage mobile reste peu
développé (surtout les populations clés)
L’efficacité du dépistage reste un challenge. Selon les données du rapport
annuel du PNLS 2016, sur les 1 598625 personnes dépistées, 15371 cas
positifs ont été détectés (soit une séropositivité de près de 1%)
La persistance des résultats indéterminés
Violences sexuelles Les dispositions légales et le dispositif de prévention et de prise en charge

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globale des VSBG se sont renforcés
Les interventions sur la VSBG sont inégalement réparties sur le territoire et
insuffisamment intégrées dans le PMA
IST Persistance de l’automédication
Il existe un algorithme pour la prise en charge des IST, mais il ne tient pas
en compte les spécificités liées aux populations clés et à certaines
localisations
Transfusion sanguine La prise en charge des AES est une réalité mais reste à être vulgarisé
connu aussi bien en milieu sanitaire qu’au sein de la population
Populations clés (HSH, TS,
UDI, Détenus, pêcheurs et
les miniers)
Le dispositif d’intervention en faveur des populations clés en maturation
Les messages existent mais restent à être adaptés avec la participation
active des groupes concernés et des animateurs
L’accès et l’utilisation des services par les populations clés augmentent
mais font face à la stigmatisation/discrimination (paquet de services
incomplet avec stigmatisation par le personnel de santé)
L’utilisation des préservatifs masculins/féminins et gels augmente mais a
été confronté à la rupture de stock et au retard de démarrage de la
subvention du Fonds mondial
Les IST constituent toujours une problématique avec en sus
l’automédication principalement chez les TS
Le dépistage du VIH augmente progressivement mais a besoin d’être
davantage promu

Principales faiblesses identifiées dans la prévention :
Inadaptation des messages pour les populations clés
Faible utilisation des TIC pour faire passer les messages
Faiblesse de la coordination en approvisionnement et distribution des préservatifs masculins/féminins et
gels lubrifiants
Faible coordination, rapportage et barrières socioculturelles qui limitent la portée des interventions VSBG
L’automédication contre les IST
Non prise en compte des certains groupes vulnérables dont les TS mineur et les UDI
Faiblesse des capacités techniques et financières des structures en charge des populations clés
Persistance des résultats de dépistage indéterminés
Stratégies prioritaires pour les prochaines années
Conception des messages tenant compte des spécificités des différentes catégories des populations clés
Promotion de l’utilisation des TIC
Opérationnalisation de la coordination en approvisionnement et distribution des préservatifs
masculins/féminins et gels lubrifiants
Mise en place d’un cadre d’échange et de coordination des interventions VSBG
Renforcement des capacités des ASC sur les méfaits de l’automédication des IST
Renforcement des capacités des structures en charge des populations clés
Renforcement de l’efficience du dépistage du VIH par ‘’l’index testingstrategy’’ ou le ciblage guidé par le cas
positif
Promotion de l’approche autotest.
Renforcement de la lutte contre les VSBG et de la stratégie « All In » en faveur des adolescents, jeunes
filles et jeunes femmes

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Renforcement du paquet de services et de soins en faveur des populations clés (sensibilisation,
préservatifs, dépistage du VIH, VSBG, dépistage/soins des IST, PF, PTME, services juridiques et lutte
contre stigmatisation/discrimination, )
Renforcement de l’assurance qualité du dépistage et autres tests (supervision et la constitution d’un panel
de sérum pour la validation des réactifs)
Redynamisation du comité de sélection et de validation des tests de dépistage
4.2. PTME
4.2.1. Couverture des services PTME
Dans le souci d’accès universel aux services PTME, le Ministère de la Santé Publique et de lutte contre le Sida, à
travers son Programme National de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles, a mis en place
la stratégie de décentralisation et d’intégration des services VIH/PTME/SRMNIA. Ces stratégies ont été renforcées
par l’ordonnance ministérielle du 3 juillet 2012 portant mise à l’échelle du TARV et de la PTME et la correspondance
ministérielle du 15 mai 2013, relative à l’intégration systématique de la PTME dans toutes les FOSA offrant les
services de CPN,
Ainsi le nombre de sites PTME est passé de 248 en 2012 à 1018 en 2016 (Rapport PNLS/IST 2016)
4.2.2. Offre des services :
Conseils et Dépistage en CPN
Selon le rapport annuel du PNLS/IST 2016, le nombre de femmes enceintes dépistées et ayant retiré les résultats
est de 366144, soit près de 80,2% de femmes enceintes attendues. Cette performance pourrait s’expliquer par
l’intégration effective des services du VIH dans les services SRMNIA et l’appropriation de l’é-TME à tous les niveaux.
Il est important d’accroître ce niveau d’activités afin d’être en ligne avec le 1
er 95, de l’initiative super fast track 95-95-
95 de l’ONUSIDA.
-Traitement antirétroviral chez les femmes enceintes et allaitantes
Le pourcentagede femmes enceintes et allaitantes séropositives sous TARV a doublé passant de 42 % en 2012 à
81,2% en 2016(Rapport PNLS/IST 2016).
Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette hausse dont l’adoption de l’option B+ en 2014 et lastratégie de
délégation des tâches (ordonnance ministérielles de juillet 2012).
Néanmoins, la cible fixée à 90% du plan d’é-TME 2012-2016 n’a pas été atteinte.
Dépistage précoce
Le dépistage précoce est une intervention clé car permet d’identifier les enfants nés de mères séropositives infectés
au VIH dès la naissance et permet la mise sous traitement ARV précocement pour alléger la lourde mortalité et
morbidité lié au VIH pédiatrique non dépisté avant 2 ans.
Selon le rapport PNLS/IST 2016, le nombre d’enfants nés de mères séropositives dépistés précocement est passé
de 190 (3%) en 2015 à 572 (10%) en 2016. Ce résultat a été obtenu grâce à la mise en service d’un autre appareil
pour PCR à l’hôpital de NGOZI à partir d’août 2016

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Cependant, le taux de couverture demeure extrêmement faible suite : à l’insuffisance d’appareils, aux pannes
répétitives des appareils existants, aux ruptures de stock de réactifs et consommables, à l’organisation lacunaire du
circuit de transport des échantillons. De plus, le suivi du couple mère-enfant est encore faible.
Tableau : Synthèse des résultats PTME

Indicateurs Résultats
2012 2013 2014 2015 2016
Femmes enceintes
venues en CPN 1
467393 476257 507701 544459 451918
Femmes enceintes testés
pour le VIH en CPN 1
240541 336872 418 777 535203 366144
Nombre de femmes
enceintes ayant récupéré
les résultats
240541 333735 415826 535303 362412
Femmes enceintes
dépistées séropositives
au VIH
2165 2517 3478 3267 3830
Femmes enceintes
séropositives au VIH
mises sous PTME
2742(41,98%) 3084(44, 87%) 3499 (52,45%) 3885 (65,91%) 4518 (81,21%)
Enfants nés des mères
séropositives ayant
bénéficié d’un examen
PCR dans les deux mois
qui suivent la naissance
190 (3%) 572 (10%)

4.2.3. Résumé des constats de la PTME

Domaines Constats
1. Couverture des services PTME Existence des documents de politique de décentralisation etd’intégration
des services PTME
Retard résiduel dans l’opérationnalisation du continuum de soins en
faveur des femmes sous PTME
Absence de la décentralisation, de la délégation et de l’intégration de la
PEC du VIH pédiatrique dans les CDS
2. Offre des services PTME
Prévention primaire de l’infection chez
les femmes en âge de procréer
Disponibilité des services de dépistage,
Approche du dépistage de VIH initié par les prestataires a été honorée
dans toutes les FOSA ;
Prise en compte des jeunes et adolescents dans la politique nationale de

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santé de reproduction à travers la création des services conviviaux des
jeunes (CDS amis des jeunes)
Existence d’une nouvelle loi pénalisant les auteurs des VSBG
Faible couverture des CDS amis des jeunes
Absence d’institutionnalisation du dépistage prénuptial dans les services
d’état civil
Absence de décentralisation des services de prise en charge globale des
survivants des VSBG
Faible couverture des services de dépistage de la syphilis
Prévention des grossesses non
désirées chez les femmes
séropositives
L’intégration des services VIH/PTME/SR
Disponibilité des services de PF
Non intégration effective des services de PF dans les services de prise en
charge des PVVIH
Faible utilisation des services PF par les femmes séropositives
Prévention de la transmission du VIH des
femmes séropositives à leurs enfants
Décentralisation et délégation des tâches dans l’offre des services de
PTME
Intégration du dépistage systématique des femmes enceintes en CPN
Adoption de l’option B+
Faible taux de CPN1 précoce
Faible taux de dépistage en couple
Faible implication des hommes dans la demande des services SR
Traitement, soins et soutien aux mères
séropositives, leurs enfants et la famille
Disponibilité des intrants
Décentralisation des services de PEC
Adoption de l’option B+
Le manque de suivi biologique/virologique des femmes
enceintes/allaitante séropositives dans la majorité des FOSA
Faible utilisation des services de CPON dans tous les FOSA
Insuffisance du dépistage précoce et traitement précoce des enfants
exposés
Absence de la décentralisation, de la délégation et de l’intégration de la
PEC du VIH pédiatrique dans les sites PTME ;

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Faible continuité des services VIH pour le couple mère-enfant
Faible implication communautaire en PTME/SR
Le passage à l’option B+ reste inachevé

Stratégies prioritaires pour les prochaines années
– Mise en œuvre la stratégie « All In » en faveur des jeunes filles et des jeunes femmes
– Renforcement de la mise à l’échelle des directives relatives à la décentralisation et délégation des tâches,
– Amélioration des systèmes de gestion et approvisionnement des médicaments et autres intrants
– Renforcement du diagnostic précoce, suivi des nourrissons exposés et traitement pédiatrique précoce
– Amélioration du plateau technique pour la réalisation de l’examen PCR
– Renforcement du suivi virologique des femmes et des enfants infectés
– Renforcement de l’implication communautaire dans la PTME/SR
Renforcement du monitorage décentralisé afin d’accroitre les performances
4.3. Prise en charge globale des PVVIH
A l’issue de la revue du PSN 2014-20179 pour le volet prise en charge des PVVIH, il a été constaté que :
L’offre de prise en charge médicale a continué à s’étoffer et à se décentraliser : le nombre de sites de
traitement est passé de 158 à 500
10 entre 2013 et 2016.
La délégation des taches est formalisée et se limite à la prescription aux adultes
Le nombre d’adulte a continuellement augmenté au fil des années, mais à un rythme assez faible et la
couverture est passée de 48.99% à 71.6% entre 2014et 2016
Le nombre d’enfants sous ARV reste faible et à un rythme peu soutenu. La couverture est passée de
16.72% (2014) à 25.5% (2016) et le ratio de l‘écart de couverture est 2,8
Le réseau de laboratoire et d’offres de prestation semble performant mais reste faible au niveau des
stratégies (maintenance, circuit/transport des échantillons, rendu des résultats, répartition inéquitable)
dans certains domaines (PCR, CV)
Le dispositif communautaire de soutien au traitement et pour la prise en charge globale existe, mais
devrait prendre davantage en compte la problématique des enfants/adolescents
La prise en charge des IO est assurée mais reste peu documentée d’une part et d’autre part les autres
coïnfections (hépatites B et C notamment) ne font pas suffisamment l’objet d’attention comme la
TB/VIH
L’approvisionnement en intrants et médicaments pour le traitement et le suivi biologique enregistre des
ruptures (20% des sites ont connu des ruptures d’ARV au 1
er semestre 2016)
Leproblème du suivi clinique/biologique chez les PVVIH en générale et chez les enfants en particulier
n’est pas encore résolu. Cela est dû au fait que les sites
de prise en charge et PTME ne sont pas
équipés en appareil de laboratoire au niveau des CDS
L’absence de stratégie pour augmenter l’efficacité du dépistage et réduire les perdus de vue entre le
9Données tirées du rapport de Revue du PSN 2014-2017
10 Rapport annuel 2016, PNLS/IST
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18
dépistage et le traitement (lien entre le service de dépistage et celui de la prise en charge)
La persistance des résultats indéterminés dans le dépistage
La recherche active de la tuberculose chez les PVVIH et le traitement préventif de la tuberculose chez
les PVVIH est encore à ses débuts.
La décentralisation et la délégation des tâches sont deux piliers de l’amélioration de l’accès des PVVIH au suivi et au
traitement retenu par le pays. Cela s’est traduit par la mise en place d’une ordonnance Ministérielle autorisant la
délégation des tâches limitée aux adultes. Ainsi, le nombre de sites ARV est passé de 158 en 2013 à 500 en fin
Décembre 2016.
Etant donné que l’ordonnance ministérielle se limitait à la prescription des ARV chez les adultes, la délégation des
taches n’a pas touché les enfants. Il serait alors important d’étendre le champ de couverture à la prise en charge
ARV des enfants, car les performances restent constamment basses en deçà des attentes. Par ailleurs, les autres
composantes (tutorat/mentorat) n’ont pas connu une mise en œuvre adéquate, ce qui a limité l’efficacité du dispositif
à accompagner les structures et à décentraliser l’offre de prise en charge surtout pédiatrique, incluant le soutien
psychosocial aux enfants et adolescents vivant avec le VIH et leur famille.
Par rapport à la gestion de la coïnfection TB/VIH, le niveau d’intégration CDT/Sites ARV a augmenté. Les CDT sont
passés de 160 en 2014 à 170 en 2016.En fin 2016, 121 CDT sont des sites ARV contre 79 CDT qui étaient des sites
ARV en 2014. Par ailleurs, un effort a été fait pour intégrer la recherche active et la prévention de la TB avec l’INH
chez les PVVIH bien que cette dernière ne couvre pas encore tout le pays. Les données collectées au niveau de 3
sites pilotes de la Mairie de Bujumbura en 2016 que63/133 des PVVIHnouvellement enrôlées et dont le screening
était négatif ont bénéficié de la TPI,soit 47% et 27 353 PVVIH ont fait l’objet d’un dépistage de la tuberculose.
Afin d’assurer la prise en charge des patients co-infectésTB/VIH, 299 prestataires ont été formés sur la gestion de la
coïnfection TB/VIH 2016. Cependant, les données relatives à ce volet ne sont pas capturées par les outils et
mécanismes existants.
En plus de cela, dans le cadre de l’intégration des services en fin 2015, 113 structures de santé offraient un paquet
multiple en étant à la fois des sites CPN, CDV, CDT, PTME et ARV sur un total de 885 FOSA. Par ailleurs, 100% des
centres de santé avec service de consultation prénatale (CPN) offrent le dépistage du VIH pour les femmes
enceintes et plus de 95% des femmes enceintes testées séropositives ont pu intégrer le programme PTME.
Pour le dosage des CD4, au total 58 appareils existent et sont répartis sur l’ensemble du pays. En plus, 9
organisations de la société civile assurant la prise en charge ont été contractualisées pour offrir des prestations aux
PVVIH de manière gratuite et les techniciens de laboratoire ont été formés sur la maintenance préventive des
équipements biomédicaux en vue d’assurer un bon suivi biologique des PVVIH. Un total 62 copies du protocole
thérapeutique a été distribué et vulgarisé à l’endroit de 62 responsables de santé sur 2000 prévues à fin 2017 ; 82
médecins sur 270 prévuset404infirmiers sur1020prévus ont été formés sur la prise en charge globale incluant la
prise en charge pédiatrique.
Les Directives Nationales de traitement ARV ont été mises à jour et adaptées en Octobre 2016 et
2118
prestataires des CTARV, CDT et sites PTME ont été formés
.
Ceci a contribué à ce qu’en fin décembre 2016, le nombre de sites ARV est passé de 158 en 2013 à 500 (510
prévus) en 2016, 36977 PVVIH adultes et enfants ont bénéficié d’un dosage de CD4 (soit une performance de 56%

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19
par rapport à la cible attendue de 50% (32797)).Le nombre de PVVIH sous ARV est passé de 600 (2002) à 51917
(dont 3050 enfants de moins de 15 ans) en 2016.
En ce qui concerne l’appui nutritionnel :
1223femmes séropositives enceintes ou allaitantes indigentes ont reçu un soutien nutritionnel dans le
cadre de la PTME
1100 enfants âgés de six à douze mois nés de mères séropositives indigentes ont reçu un soutien
nutritionnel dans le cadre de la PTME
2703 OEV infectés et affectés en phase de malnutrition aiguë modérée et sévère ont reçu des
suppléments nutritionnels
6092 PVVIH sous ARV plus démunies ont reçu un supplément nutritionnel
150 prestataires ont été formés sur le Protocole national de prise en charge intégrée de la malnutrition
aigüe. (cfr Rapport 2014-2015-2016)
4.3.1. Stratégie Gestion et Approvisionnement des stock d’intrants VIH
Les médicaments et autres intrants utilisés dans le secteur de la santé pour la lutte contre le
VIH proviennent en général des financements du Gouvernement du Burundi à travers le budget
ordinaire du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA mais aussi des
différents partenaires bilatéraux et multilatéraux en l’occurrence le Fonds mondial de lutte
contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, le Présidents Emergency Plan for AIDS Relief
(PEPFAR) et l’UNICEF.
Les différents besoins nationaux sont estimés par le sous-comité national de quantification et
de gestion des intrants pour le VIH mis en place en 2016. Ce dernier est constitué par les cadres
du PNLS/IST intervenant sur la chaîne d’approvisionnement des intrants VIH, les différents
partenaires œuvrant dans la chaîne d’approvisionnement et l’autorité nationale de régulation
des médicaments. Le sous-comité fait partie intégrante du comité de coordination des
approvisionnements et de sécurisation des produits pharmaceutiques.
Ce sous-comité se réunit chaque année pour un exercice de quantification et trimestriellement
pour une revue du plan d’approvisionnement. Ces ateliers trimestriels servent à analyser les
différents niveaux des stocks et à émettre des recommandations pour éviter les risques de
péremption et de rupture des stocks.
Les différents intrants (médicaments antirétroviraux, médicaments contre les infections
opportunistes/infections sexuellement transmissibles, tests de dépistage, réactifs et
consommables de laboratoire) utilisés dans la lutte contre le VIH suivent les protocoles en
vigueur au niveau national dans le cadre du traitement et suivi des personnes vivant avec le
VIH.

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20
Une fois que les commandes sont établies, le PNLS/IST fait un suivi de ces dernières et participe
dans la réception lorsque les produits sont livrés. Comme tous les autres produits de santé, les
intrants de lutte contre le VIH sont logés à la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels du
BURUNDI (CAMEBU) et sont distribués à travers les districts sanitaires. Ces derniers font une
réquisition mensuelle des produits pour les différentes formations sanitaires sous leur
responsabilité sur base des rapports produits par les structures de prise en charge. Le transport
des produits est à la charge des districts sanitaires.
Une catégorie de certains intrants de laboratoire (réactifs et consommables) utilisés dans le
suivi des personnes vivant avec le VIH qui sont réquisitionnés par certains laboratoires connus
car ayant les appareils requis pour la réalisation de ces examens spécifiques (Charge virale et
diagnostic précoce).
Ce système mis en place connaît certains défis notamment en matière de la remontée des
données de l’information logistique. Il n’y a pas d’outils adaptés pour le suivi des stocks au
niveau opérationnel. Au niveau central, les informations des produits disponibles sont
accessibles à la CAMEBU et sont fournies par le logiciel SAGE ENTREPRISE. Ces données
reflètent aussi les distributions accordées aux districts sanitaires.
Les améliorations de la gestion logistique doivent être envisagées en matière de la chaîne
logistique des produits de santé en général et du VIH en particulier. C’est notamment les
commandes en ligne sur des plateformes appropriées, une distribution active par la CAMEBU
pour les différents produits de santé afin de minimiser les ruptures de stock qui s’observent au
niveau des différentes formations sanitaires, une évaluation des logiciels existants de suivi des
stocks au niveau opérationnel pour décider de leur mise à jour ou de l’introduction d’autre
logiciel plus performant, un paramétrage de DHIS2 pour le volet des patients suivis par
protocole de traitement mais aussi pour le suivi des stocks par protocole/molécules. Aussi, le
volet laboratoire pourrait être renforcé par l’élaboration d’un nouveau manuel pour le
dépistage du VIH, le manuel d’assurance qualité, le plan de mise à l’échelle de la charge virale
et tous les aspects de gestion des approvisionnements y relatifs seraient décrits.
4.3.2. Résumé des constats dans la prise en charge globale

Domaines Constats
Offre de service PEC ARV L’offre de prise en charge médicale a continué à s’étoffer et à se
décentraliser : le nombre de site de traitement ARV est passé de
158 sites à 500sites entre 2013 et 2016 avec une moyenne de
103 patients par site
La délégation des taches est formalisée et est effective

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Le nombre d’adultes a continuellement augmenté au fil des
années, mais à un rythme assez faible et la couverture est
passée de 48.99% à 70% entre 2014et 2016
Le nombre d’enfants sous ARV reste faible et à un rythme peu
soutenu. La couverture est passée de 16.7% (2014) à 25,5%
(2016) et le ratio de l‘écart de couverture est 2,8
Le dispositif communautaire de soutien au traitement et pour la
prise en charge globale existe, mais devrait prendre davantage
en compte la problématique des enfants/adolescents
Non application effective du « Test and treat »
La question de l’enrôlement, de la poursuite du traitement ARV
n’est pas encore résolue.
Référence L’absence de stratégie pour augmenter l’efficacité du dépistage
et réduire les perdus de vue entre le dépistage et le traitement
(déperdition)
Dépistage Faiblesse du dépistage précoce chez les enfants exposés (non
opérationnalisation de la stratégie PCR avec circuit de transport
des échantillons et récupération des résultats)
Faiblesse du dépistage chez les adolescents et jeunes
La persistance des résultats indéterminés dans le dépistage
Laboratoire/suivi biologique Le réseau de laboratoire et d’offres de prestation existe mais
reste faible au niveau des stratégies (maintenance,
circuit/transport des échantillons, rendu des résultats, répartition
inéquitable.) dans certains domaines (PCR, CV).
Le suivi biologique, bien que gratuit, ne permet pas de répondre
aux attentes des 90-90-90 (charge virale, PCR, CD4)
PEC des IO La prise en charge des IO est assurée mais reste peu
documentée.
Prise en charge de la coïnfection
VIH/Hep B et C
Les coïnfections (hépatites B et C) ne font pas suffisamment
l’objet d’attention
TB/VIH Le dépistage actif de la tuberculose chez les PVVIH et le
traitement préventif de la tuberculose chez les PVVIH est encore
à ses débuts.

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Approvisionnement L’approvisionnement en intrants et médicaments pour le
traitement et le suivi biologique enregistre des ruptures (20% des
sites ont connu des ruptures d’ARV au 1
er semestre 2016)

Principales faiblesses dans la prise en charge
L’absence de stratégie pour augmenter l’efficacité du dépistage et réduire les perdus de vue entre le
dépistage et le traitement
La persistance des ‘’indéterminés’’ dans le dépistage
La faiblesse des stratégies opérationnelles concernant les examens biologiques clés comme la CV, PCR et
hépatites notamment
Les ruptures de médicaments, intrants et réactifs
Le dépistage actif de la tuberculose chez les PVVIH et le traitement préventif de la tuberculose chez les
PVVIH encore à ses débuts.
Les projections Spectrum donnent seulement les données estimées du niveau national Seul le niveau
national peut mesurer les indicateurs de performance le niveau opérationnel éprouve des difficultés de
monitorage de leur performance faute des cibles désagrégées par province La décentralisation des services
VIH
n’est pas encore effective
Insuffisance de stratégies adéquates pour la prise en charge psychosociale des enfants et des adolescents
vivant avec le VIH
Insuffisance de mécanismes pour la prise en charge nutritionnelle chez les PVVIH et de collecte des
données sur ce volet.

Stratégies prioritaires pour les prochaines années
Renforcement de la délégation des taches avec extension à la prise en charge pédiatrique
Renforcer la détection des adultes vivant avec le VIH en besoin de traitement et l’enrôlement au traitement
Renforcement de la détection et de la mise sous ARV des enfants/adolescents vivant le VIH (intégration des
prestations, approche centrée sur les cibles, ciblage et recherche active) ainsi que leur
suivi/soutien/accompagnement psychosocial
Renforcement de la détection et de la prise en charge de toutes les coïnfections et IO
Renforcement du dispositif communautaire de soutien au traitement (Associations, ASC, médiateurs de
santé, psychologues, pairs éducateurs.)
Renforcement des stratégies du suivi biologique, des capacités laboratoires et de la gestion logistique des
intrants, médicaments et réactifs
Assurer l’assurance qualité des tests et réactifs du VIH
Prévoir l’utilisation du 3è test de dépistage
Renforcement des stratégies adéquates pour la prise en charge psychosociale des enfants et des
adolescents vivant avec le VIH
Renforcement des mécanismes pour la prise en charge nutritionnelle chez les PVVIH et de collecte des
données en rapport avec la prise en charge nutritionnelle chez les PVVIH.

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23
4.5. Réduction de l’impact du VIH, genre, droits humains et lutte contre la
stigmatisation, discrimination
Un certain nombre de blocages entravent la promotion et la protection des droits humains des personnes infectées
ou affectées et ce malgré l’existence d’une loi portant sur la protection juridique des PVVIH :
La loi du 12 mai 2005 portant prévention, prise en charge et contrôle du VIH/Sida au Burundi est lacunaire
par rapport à la protection des PVVIH, les populations clés et vulnérables (femmes et jeunes filles).
La durée et le coût élevé des services spécialisés avec surtout une phase juridictionnelle trop longue.
La faiblesse de la coordination et de l’encadrement des comités de protection communautaire.
L’Insuffisance des fonds pour l’opérationnalisation des interventions relatives à la médiation communautaire.
Persistance des attitudes de stigmatisation et discrimination, surtout chez les femmes/filles infectées et
affectées.
Insuffisances de la protection et assistance des OEV du sida
Selon EDSB 2010, le niveau global de tolérance envers les personnes vivant avec le VIH est de 62 % chez les
hommes de 15-49 ans contre 44 % chez les femmes de la même tranche d’âge. Selon les données publiées par
AIDS Infos ONUSIDA, en 2015 une personne sur quatre (soit 25,5%) a une attitude discriminatoire envers les PVVIH
au Burundi. Si le pays veut aller vers l’objectif zéro discrimination d’ici à 2030 des nombreux défis doivent être
rapidement adressés puisqu’ un certain nombre de goulots entravent l’atteinte de cet objectif. (Voir les données de
2016)
Concernant le renforcement de l’autonomie financière des PVVIH et des OEV, le pourcentage des PVVIH sous ARV
démunies qui ont un revenu leur permettant de se prendre en charge était de 10% en 2013 avec une projection de
45% (soit 16 529 PVVIH) attendu en 2015. Le pourcentage des OEV qui ont un revenu leur permettant de se prendre
en charge est de 45% (soit 30 958) en 2015. Ces faibles performances s’expliquent par : (Actualiser avec les
données de l’etude index stigma)
L’absence de fond de garantie pour les organisations des PVVIH qui assistent leurs pairs.
Le contexte ambiant de paupérisation qui aggrave la vulnérabilité des PVVIH et des OEV.
L’insuffisance des partenaires appuyant la réduction d’impact chez les personnes infectées et affectées par
le VIH.
La grande disparité entre les besoins et les ressources disponibles sur terrain.
L’absence d’étude/enquête sur la rentabilité des AGR et l’appui à l’apprentissage/formation
socioprofessionnelle.
L’insuffisance des moyens pour l’organisation des cadres de partage d’expériences en matière d’octroi de
microcrédits.
La persistance de l’attitude de dépendance chez les bénéficiaires.
Des efforts ont été déployés en faveur de l’accès des OEV aux services sociaux de base : 182 946 OEV ont
bénéficié du kit scolaire sur les 193380 prévus (soit 94,6%. Données portant sur 14 provinces en 2016).
En ce qui concerne la réduction de la vulnérabilité des femmes face au VIH/sida, les résultats de l’EDSB 2010
renseigne que le statut de la femme n’est pas reluisant au Burundi. Globalement, 22 % des femmes en union qui
gagnent de l’argent décident elles-mêmes de l’utilisation de leurs gains et dans 65 % des cas, cette décision est
prise conjointement dans le couple. À l’opposé, 13 % des femmes ont déclaré que c’est le conjoint qui décide
principalement de l’utilisation de leurs gains.

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S’agissant des hommes, dans la quasi-totalité des cas (97 %), les hommes ont déclaré être impliqués dans la
décision d’utilisation de leurs gains. Pour 50 % des hommes, cette décision est prise conjointement avec l’épouse ou
partenaire et dans 47 % des cas, la décision est du seul ressort de l’homme et le conjoint n’est pas associé à la prise
de décision. En outre, de nombreux défis existent en matière de genre car la faible participation de la femme aux
mécanismes de prise de décision notamment en ce qui concerne la gestion de l’économie familiale et nationale
amplifie sa vulnérabilité face au VIH et limite son accès aux services de base (prévention, traitement, soins et
soutien).
Principales faiblesses dans la réduction de l’impact, droit humains, Genre

Domaines Faiblesses
Genre Faible accessibilité des femmes aux ressources économiques
Persistance des index de stigmatisation/discrimination des femmes et filles
séropositives.
Existence des dispositions légales discriminatoires (code des personnes et
de la famille : ART122 et 371 ;).
Insuffisance des centres intégrés de prise en charge des VSBG.
Possibilités des arrangements à l’amiable (entre famille) suite aux viols ou
aux grossesses non désirées.
Abandon scolaire élevé après l’accouchement par manque de la garde de
l’enfant
OEV Insuffisance de données renseignant sur les différents acteurs et la
couverture des services.
Faible accès des OEV aux ressources socioéconomiques.
Faible niveau de concertation entre les partenaires de mise en œuvre et les
structures de prise en charge.
Persistance d’bandons scolaires pour cause de grossesses non désirées,
mariages précoces, violences domestiques.
Faible couverture d’encadrement et suivides OEV (à l’école et à la maison)
Réduction d’mpact pour les
PVVIH
L’insuffisance des fonds affectés à la réduction d’impact chez les personnes
infectées et affectées par le VIH.
Faible connaissance de la situation actualisée des AGR et de la formation
socio-professionnelle.
L’absence d’étude/enquête socioprofessionnelle sur la rentabilité des AGR et
l’appui à l’apprentissage/formation.

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L’insuffisance des moyens pour l’organisation des cadres de partage
d’expériences en matière d’octroi de microcrédits.
Faible implication des organisations de PVVIH dans la mise en œuvre des
programmes d’appui économique.
Droits et VIH Absence des textes de mise en application de la loi du 12 mai 2005 portant
prévention, prise en charge et contrôle du VIH/Sida au Burundi
La loi du 12 mai 2005 portant prévention, prise en charge et contrôle du
VIH/Sida au Burundi est lacunaire par rapport à la protection des PVVIH (ex :
(articles 9, 38, 39,41), les femmes et jeunes filles.
Environnement sociojuridique défavorable à certaines catégories des
populations clés et vulnérables.
La non vulgarisation de la stratégie intégrant les notions des droits humains,
genre et VIH.
Temps et coût élevés des services spécialisés avec surtout une phase
juridictionnelle trop longue.

Stratégies prioritaires pour les prochaines années

Domaines Stratégies/interventions prioritaires
Genre Promotion des programmes visant l’autonomisation de la femme.
Plaidoyer auprès du législateur pour la révision des lois inégalitaires.
Renforcement des capacités des leaders communautaires suscitant
l’implication des hommes et des femmes dans la réduction de l’impact face
aux VSBG, VIH et au sida.
Mobilisation des hommes sur les questions du Genre.
Mise en place d’un cadre de concertation et de collaboration des
administratifs et du réseau des confessions religieuses pour la prévention
des mariages précoces et la réduction des VSBG.
Renforcement des centres intégrés de PEC des VSBG.
OEV Renforcement de la coordination des intervenants en faveur des OEV
Appui à l’élaboration et à l’enregistrement des textes règlementaires et à
l’enregistrement des groupements solidaires au niveau de la commune.
Elaboration d’un plan de mobilisation de ressources afin d’atténuer la

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vulnérabilité sociale des OEV (offre d’un paquet plus complet de services).
Renforcement du suivi des OEV à l’école et à domicile à travers le
mécanisme communautaire des CPE (comité de protection des orphelins).
Réduction Impact pour les
PVVIH
Renforcement de la mobilisation des ressources pour la réduction d’impact
chez les personnes infectées et affectées par le VIH.
Autonomisation des associations intervenant auprès des OEV et PVVIH sur
l’accès et la gestion des projets.
Renforcement de l’encadrement et du suivi des groupements d’auto prise en
charge.
Implication des organisations des bénéficiaires dans le plaidoyer pour la
mobilisation et gestion des fonds en faveur des PVVIH
Appui technique et financier des réseaux de PVVIH dans la mise en œuvre
du Plan d’action conjoint.
Droits et VIH Révision de la loi du 12 mai 2005 (en tenant compte de l’évolution
scientifique et du contexte international) et mise en place des textes
d’application.
Diffusion à grande échelle des résultats de l’étude « index Stigma. ».
Renforcement des capacités des réseaux et ONG en matière de prévention
et défense des droits humains des personnes infectées et affectées par le
VIH.
Renforcement des capacités de l’Observatoire pour assurer la mission du
monitoring des interventions de la Société Civile en matière d’assistance
juridique.
Insuffisance de programmes continus de renforcement des capacités sur le
genre, SSR, Droits humains et VSBG à l’endroit de différentes catégories de
populations.
Renforcement l’accessibilité aux services de prévention et de prise en charge
du VIH en faveur des populations vulnérables

4.6. Coordination, suivi évaluation, et mobilisation/gestion des ressources
financières, et gouvernance

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4.6.1. Suivi-Evaluation
Le plan stratégique national 2014-2017 a été accompagné par l’élaboration d’un plan national de suivi et évaluation.
L’élaboration du plan de suivi évaluation a été précédée de la revue des douze composantes du système de suivi-
évaluation afin d’en dégager les forces et les faiblesses à combler pour son fonctionnement optimum. Profitant des
avancées significatives dans la normalisation du Suivi & Evaluation au niveau mondial, cette revue participative s’est
basée sur le ‘’One Tool’’ développé par le ‘’Monitoring and Evaluation Reference Group (MERG)’’ de l’ONUSIDA.
Au début de la mise en œuvre du PSN 2014-2017, l’unité de suivi et évaluation du SEP/CNLS était chargée de la
collecte, du traitement, de l’analyse et de la diffusion des informations relatives à la réponse nationale.
Ainsi, en plus des données de routine, le SEP/CNLS devait compléter l’information stratégique par les études,
évaluations et enquêtes.
La revue du PSN 2014-2017 a permis de constater que même si les données de routine de santé sont collectées, il
faut souligner des discordances dans les documents officiels produits et ceux des autres acteurs.
Au niveau du système d’information de routine le mécanisme de collecte et de transmission des données a été défini
mais n’est pas effectif. Ni le SEP/CNLS, ni le PNLS ne sont en mesure aujourd’hui d’avoir une visibilité de toutes les
actions relatives à la réponse nationale notamment celle de la société civile et du secteur privé. Cela a été également
constaté lors de l’estimation des flux de ressources et des dépenses nationales de lutte contre le VIH/sida (REDES
2014).
En l’absence de données exhaustives et fiables sur le VIH/sida, faute d’un système d’information opérationnel, il n’a
pas été aisé d’apprécier certains résultats du plan stratégique national. Les données du secteur de la société civile et
du privé ne sont pas insuffisamment capitalisées. Chaque acteur collecte et rend compte en fonction de celui qui
finance. Les données collectées et les informations empruntent des circuits parallèles calqués essentiellement sur
les circuits financiers. Ce qui affaiblit le système d’information et les mécanismes de suivi de la mise en œuvre du
PSN.
Globalement, le système de suivi et évaluation souffre de l’insuffisance de coordination.
L’absence de répartition claire des rôles et responsabilités dans le domaine du S&E entre le SEP/CNLS et le PNLS
rend la tâche de coordination du système de suivi évaluation difficile jusqu’à l’année 2014.
Le changement de du Récipiendaire Principal de la subvention du Fonds Mondial entrainé un transfert tacite de la
responsabilité du Suivi-Evaluation PSN 2014-2017 au PNLS dont le dispositif de suivi évaluation a été renforcé à
travers les appuis techniques et financiers de ses partenaires (PEPFAR/USAID, Fonds Mondial, CTB, OMS, UNICEF
et ONUSIDA) pour faire face aux exigences que requiert un système de suivi évaluation performant.
Au Burundi, la collecte et l’analyse des données VIH/IST était organisée de façon verticale. Jusqu’en 2014, le SEP/
CNLS et le PNLS/IST assuraient l’élaboration des registres standards, et le développement du formulaire de rapport
mensuel, ainsi que leur mise en place. Avec l’appui des partenaires, le Système d’information sanitaire VIH/IST a été
intégré dans le système national d’information sanitaire de routine : (1) le module GESIS VIH a été mis en place au
niveau provincial et dans tous les districts ; (2) des outils standards du SIS de routine intégrant le VIH/IST ont été
revus et diffusés au niveau des FOSA ; (3) les formulaires de rapport du SIS de routine(CDS et Hôpital) intégrant le

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VIH/IST ont été paramétrés dans DHIS2. Les outils de gestion du programme (SIDA INFO, dossiers patients et
registres de consultations des PVVIH) ont été mis à jour dans le cadre du suivi des objectifs 90-90-90.
Bien qu’il y ait une amélioration dans la gestion de l’information VIH, les défis ne manquent pas :
La nouvelle version de la base de suivi des patients SIDA INFO mis à jour n’est encore redéployée au
niveau des structures de prise en charge
Faible appropriation de la base SIDA INFO par le programme VIH
Les outils revus de gestion du programme VIH (dossier patient adulte et enfant, registre de consultation
des PVVIH) ne sont pas disponibles au niveau des structures de prise en charge
La non maitrise des indicateurs VIH par le niveau intermédiaire et périphérique
Les projections Spectrum donnent seulement les données estimées du niveau national. Seul le niveau national peut
mesurer les indicateurs de performance
Le niveau intermédiaire et opérationnel éprouve des difficultés de monitorage de leur performance faute
des données estimées par Spectrum
.
4.6.2. Coordination de la réponse nationale
Créé en 2002, le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) est l’organe de coordination de la réponse
nationale du VIH. Le décret n° 100/175 du 02 Août 2016 portant réorganisation, fonctionnement et composition du
Conseil National de Lutte contre le Sida, décrit les différents niveaux de gouvernance et de gestion de la réponse
avec des cadres de concertation impliquant l’ensemble des parties prenantes. Ce nouveau décret maintient l’ancrage
institutionnel au niveau de la Présidence de la république pour permettre un leadership au plus haut niveau et
promouvoir une approche multisectorielle et décentralisée. L’organe technique du CNLS est le secrétariat exécutif
permanent logé au Ministère de la Santé Publique et de lutte contre le Sida et qui travaille en étroite collaboration
avec le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS/IST), les ministères sectoriels, les acteurs de la société
civile et du secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers qui interviennent dans le domaine du VIH
et sida.
Actuellement les plans d’actions annuels du niveau intermédiaire et périphérique (BPS/BDS) prennent en compte les
aspects liés au VIH, ce qui constitue des avancées par rapports aux années antérieures.
L’atteinte des résultats du plan stratégique de lutte contre le VIH/sida passe nécessairement par le renforcement des
systèmes notamment celui du système communautaire. Dans le but de renforcer la coordination des interventions
communautaires, le SEP/CNLS a facilité la mise en place de plateformes (REMUA, ABS, 5 Réseaux des PVVIH et le
réseau interconfessionnel, FENAS) à travers sa composante de suivi de la réponse de la société civile. Le système
communautaire a bénéficié ainsi d’un volet important de financement à travers la Croix Rouge. Ce renforcement leur
a permis d’élargir leur offre de services et de contribuer considérablement à l’atteinte des résultats du PSN.
4.6.3. Mobilisation, gestion financière et gouvernance
L’analyse des données du REDES montre une tendance baissière des ressources extérieures et une situation
stagnante de la contribution gouvernementale malgré une forte volonté politique d’accroître sa contribution pour la
lutte contre le VIH.

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L’analyse de l’allocation des ressources entre 2014 et 2016 montre une diminution des ressources allouées à la
prévention et à la gestion au profit du traitement. Cette situation témoigne de la volonté politique d’opérationnaliser
les trois 90 initiés par l’ONUSIDA.
Par ailleurs, la non mise en œuvre du plan de mobilisation des ressources a occasionné une faible mobilisation des
ressources domestiques, malgré les potentialités existantes notamment au sein du secteur privé et para étatique, ce
qui pose la question de la pérennisation du financement du VIH.
Cette forte dépendance de la riposte au VIH du Burundi envers les financements internationaux ainsi que les
incertitudes entourant leur disponibilité combinée à une faible mobilisation des ressources domestiques, constituent
une contrainte majeure quant à la mise en œuvre des stratégies comme le ‘’Test and Treat’’et le ‘’Fast Track’’.
De plus, les informations recueillies lors de la revue montrent une sous notification des ressources financières
mobilisées particulièrement par les organisations de la société civile du fait de l’insuffisance dans la coordination
permettant une traçabilité des financements extérieurs de la riposte nationale.
5. Recommandations générales de la Revue du PSN 2014-2017
1.1 Principales recommandations du programme de prévention
a.Connaissances du VIH :
Finaliser et vulgariser les messages adaptés aux populations clés
Harmoniser les messages de prévention en population générale
Renforcer la prise en compte du VIH dans les curricula d’enseignement
b.Promotion et utilisation des préservatifs :
Renforcer la coordination de l’approvisionnement en préservatifs masculins/féminins et gels lubrifiants
Renforcer le contrôle de qualité des préservatifs en post marketing
Mettre en place des stratégies et mécanisme de gestion des déchets liés aux préservatifs.
c. Dépistage du VIH :
Renforcer le ciblage et la performance du dépistage du VIH
Assurer le monitorage des résultats du dépistage
d.VSBG :
Intégrer la prise en charge des VSBG dans le PMA des prestataires
Implication des leaders communautaires, religieux et des corps de justice dans la prévention des VSBG
e.IST :
Renforcer la sensibilisation sur les méfaits de l’automédication des IST
Actualiser l’algorithme de prise en charge des IST afin de prendre en compte les spécificités des populations clés
et de certaines localisations
f. Transfusion sanguine :
Mettre en place un mécanisme pour le rendu des résultats aux donneurs de sang
g.Pour les populations clés (HSH, TS, Détenus) :
Adapter les programmes à l’âge des TS mineures
Mise en place d’AGR pour les TS mineures
Dépistage en stratégie mobile
Renforcer le volet SR dans les interventions en faveur des populations clés
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Renforcer les stratégies mobiles combinant dépistage, soins des IST, SR/PTME et autres services essentiels
chez les populations clés
1.2 Principales recommandations de la PTME (Revue PSN et du plan é-TME)
Renforcer la SR/PTME chez les PVVIH et les populations clés
Mettre en œuvre la stratégie « All In » en faveur des jeunes filles et des jeunes femmes
Renforcer la PTME communautaire afin de réduire les perdus de vue chez les enfants et les femmes du
circuit PTME
Renforcer la délégation des tâches et l’intégration des services SMNIA/PTME, en particulier l’approche
centrée sur les cibles
Rendre la mise en œuvre effective de l’option B+
Assurer la mobilisation des ressources financières additionnelles et la coordination de la contribution
financière des partenaires au développement sanitaire pour la mise en œuvre du prochain plan e-TME
Renforcer le système de financement basé sur la performance mis en place pour assurer une durabilité des
interventions de la PTME
Mettre en place et/ou renforcer une plateforme conjointe de coordination des interventions SRMNIA/VIH.
Renforcer le comité national de quantification des médicaments par la mise en place d’un SIGL national afin
de :
Renforcer les processus pour la quantification et la coordination de l’approvisionnement en ARV,
tests VIH rapides, autres intrants stratégiques et l’équipement de laboratoire essentiel ;
Renforcer le système de gestion de stock en révisant le système de rapportage et de commande ;
Assurer la formation et le suivi des prestataires dans les domaines programmatiques suivants
PEC syndromique des IST
sur la prévention du VIH/sida intégrant la PTME/SR
Sur la prise en charge globale intégrant la PEC pédiatrique
Sur la gestion logistique des médicaments de façon globale et les ARV et intrants stratégiques de
façons particulière
Renforcer la collaboration avec le PNSR dans le cadre de la plateforme conjointe pour améliorer et achever
l’intégration des services SR/VIH
Maintenir et/ou accroitre le niveau d’appui financier et technique à la PTME pour aller à l’élimination TME
dans la mise en œuvre du prochain plan
1.3 Principales recommandations sur la prise en charge globale
Etendre la délégation des taches pour la PEC des enfants, tout en opérationnalisant le mentorat
Augmenter l’efficacité du dépistage et réduire les perdus de vue entre le site de dépistage et celui de prise
en charge
Renforcer les mécanismes de résorption des femmes provenant de la PTME sous option B+ dans les files
actives et dans les stratégies de suivi clinique/biologique
Améliorer la recherche et la mise sous ARV des enfants vivant avec le VIH (dépistage précoce, dépistage
des enfants dans les principales portes d’entrée, dépistage des enfants des PVVIH adultes suivis dans les
sites)
En plus ce qui existe, équiper le pays en appareils de charge virale et PCR permettant de résoudre le
problème de transport des échantillons et de remise des résultats, à moindre coût.
Améliorer les stratégies d’opérationnalisation du diagnostic/suivi biologique (PCR, CV, CD4)
Mettre en place un plan d’acquisition et de maintenance des équipements biomédicaux
Renforcer le suivi et le soutien psychosocial des enfants et adolescents vivant avec le VIH, sous traitement
ou non
Documenter la prise en charge des IO et améliorer la prise en charge de toutes les coïnfections
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Renforcer la gestion logistique des intrants et réactifs au niveau central et périphérique
Améliorer le monitorage des performances des districts à travers une désagrégation des cibles jusqu’au
niveau district
Intégrer les aspects VIH dans le plan de contingence globale dans les situations d’urgence et/ou
humanitaire
Renforcer les mécanismes de suivi-évaluation au niveau des provinces et districts sanitaires afin de
formaliser l’organisation des revues périodiques conjointes des programmes ; Institutionnaliser et
systématiser la validation des données à tous les niveaux de la pyramide sanitaire
Assurer la disponibilité des outils de collecte de données à tous les niveaux de la pyramide sanitaire
1.4 Principales recommandations sur le S&E
Redynamiser le groupe thématique planification suivi évaluation du MSPLS en intégrant les partenaires
dans la lutte contre le VIH Sida pour la coordination et le suivi stratégique des interventions.
Réorganiser tous les services du SEP/CNLS avec la mise en place de l’Unité de suivi et évaluation pour
rendre complet le paysage organisationnel que nécessite le principe des « Three one » Renforcer le
financement des activités de Suivi et évaluation du programme national de lutte contre le sida (PNLS)
Adapter les outils de collecte de sorte à leur permettre de pouvoir renseigner toutes les informations
prévues dans le cadre de performance du PSN et à prendre en compte les différents groupes cible qui
bénéficient d’interventions dans ce présent PSN.
Optimiser tout le potentiel de différents logiciels et permettre leur utilisation jusqu’au niveau le plus
décentralisé. il serait nécessaire de :
mettre en place un plan de renforcement continu des capacités des utilisateurs,
poursuivre la dotation en logiciel SIDA Info aux structures de prise en charge qui n’en dispose pas,
et faire l’interopérabilité avec le DHIS2
renforcer en matériel informatique les équipes de S/E particulièrement au niveau intermédiaire et
opérationnel,
poursuivre et finaliser la mise en place du logiciel DHIS2 au niveau des centres de santé,
mettre en place un mécanisme de maintenance préventive et curative des logiciels et appareils
informatiques.
développer des applications mobiles pour faciliter la collecte de certaines informations de routine.
Renforcer le monitorage décentralisé afin d’accroitre les performances
Systématiser la revue de la qualité des données à tous les niveaux,
Mener les études sur l’estimation de la taille et la cartographie des populations clé afin de permettre au pays
de disposer de base plus rationnelle pour la planification
Mettre en place un système de documentation et de capitalisation des bonnes pratiques en vue de leur
partage à tous les niveaux
1.5 Principales recommandations sur la coordination nationale
Redynamiser les cadres de coordinations provinciales par des réunions régulières
Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication qui prend en compte non seulement la
communication institutionnelle mais aussi celle programmatique afin d’accompagner la mise en œuvre
du PSN
Renforcer le CDI et relancer le site WEB du SEP/CNLS
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Améliorer la coordination des interventions VIH au niveau des ministères sectoriels et au niveau
décentralisé
Renforcer la coordination inter-programme.
1.6 Principales recommandations sur la mobilisation des ressources, gestion financière et gouvernance
Développer une approche d’investissement basée sur les villes et agglomérations pour atteindre les
objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA
Elaborer et mettre en œuvre un plan de mobilisation des ressources pour augmenter et diversifier les
sources et mécanismes de financement durables et innovants ;
Développer un argumentaire à l’endroit du secteur privé et faire mener des actions de plaidoyer au sein des
entreprises ciblées ;
Les ministères sectoriels devront également exploiter les opportunités de financement existantes dans leurs
secteurs en élaborant des plans sectoriels et trouver les financements avec l’accompagnement du
SEP/CNLS. A cela, il est recommandé de :
o Mener le plaidoyer au sein des autorités politiques pour l’accroissement des ressources publiques ;
o Faire le plaidoyer pour l’inscription de ligne budgétaire VIH pour chaque ministère ;
o Améliorer le mécanisme de gestion pour garantir une meilleure transparence et une bonne
gouvernance pour la mise en place d’un comité de veille qui intègre les partenaires au
développement, la société civile et le gouvernement ;
o Mettre en place un dispositif de suivi des engagementset de redevabilité des acteurs clés en
matière de lutte contre le Sida.
1.7 Principales recommandations sur le plan programmatique
Passer d’une logique de province prioritaire vers une logique de ville et agglomération
(localisation/population) dans la programmation des interventions ;
Intensifier les interventions en milieu urbainpour plus d’impact ;
Prendre en compte le milieu rural (interférence avec urbain);
Renforcer les interventions auprès des populations clé et celles à hauts risques
Mettre en œuvre les approches innovantes (mondiales, régionales et sous régionales) pour plus d’impact: la
stratégie « All In », le Fast-track, le « test and treat », la PrEp, l’autotest, le three free, le retesting, l’objectif
90-90-90.
Améliorer l’utilisation des données VIH pour la prise des décisions à tous les niveaux du système de santé ;
Systématiser la revue de la qualité des données à tous les niveaux.
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6.VISION ET PRINCIPES DIRECTEURS du PSN 2018-2022
6.1. Vision
La vision du PSN 2018-2022 est celle d’un Burundi sans nouvelles infections à VIH, sans morbidité ni décès liés
au sida
à l’horizon 2030.
L’objectif étant d’atteindre l’accès universel à la prévention, aux soins, au soutien et traitement du VIH en se
rapprochant de la cible 90-90-90.
Le gouvernement s’engage à rendre disponible les ressources financières adéquates pour la mise en œuvre
des interventions stratégiques et à assurer la synergie de tous les acteurs engagés dans la riposte nationale au
VIH/sida et IST pour :
Intensifier la prévention des nouvelles infections à VIH et la détection des nouveaux cas séropositifs ;
Promouvoir l’accès aux services de soins de qualité (PEC, traitement et soutien)
Ces efforts seront également consolidés à travers : (i) l’environnement de la bonne gouvernance de la réponse
nationale, (ii) le principe de « ThreeOnes », (iii) la prise en compte effective du genre, (iv) la protection des
droits humains et la réduction de la stigmatisation et la discrimination à l’égard des personnes infectées et/ou
affectées par le VIH.
6.2. Principes Directeurs
Depuis 1998, année de formulation du premier Plan Stratégique National, les principes directeurs ont évolué et se
sont enrichis au rythme des initiatives internationales, régionales et sous régionales ainsi que des changements de la
situation nationale induits par les résultats de la mise en œuvre de différents PSN. Les principes directeurs suivants
constituent un guide de conduite consensuel entre toutes les parties prenantes pour la conception, la mise en œuvre,
la coordination et le suivi & évaluation du présent Plan Stratégique. Ils s’inspirent également des leçons apprises par
le passé et la mise en œuvre de bonnes pratiques.
6.3. Un engagement politique fort et une appropriation de la réponse au VIH et sida
La stabilisation du cadre institutionnel de la lutte contre le sida au Burundi conditionne la mise en œuvre du Plan
Stratégique quinquennal.
L’engagement et l’appropriation se traduiront notamment par la mobilisation interne et externe des partenaires
engagés dans la réponse au VIH et au sida ; le maintien et l’augmentation des ressources financières internes et
externes pour contribuer à la mise en œuvre des interventions prévues dans le plan quinquennal ; la promotion de la
visibilité de la réponse par une communication stratégique pour le changement de comportements tant dans les
forums internationaux, nationaux et communautaires ; le respect des Accords et des Engagements Internationaux et
Régionaux.
6.4. Bonne gouvernance de la riposte au VIH/sida
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Conformément au mandat du Secrétariat Exécutif Permanent tel que lui assigné par le CNLS et bien décrit dans le
décret n°100/175 du 02 aout 2016 portant réorganisation, fonctionnement et composition du Conseil National de
Lutte contre le Sida et en s’appuyant sur les leçons du passé, cet organe technique de coordination multisectorielle
devra être appuyé en amont et en aval pour bien conduire sa mission. Les rôles et les responsabilités des acteurs de
gestion technique sectorielle de la réponse ainsi que ceux des instances de coordination et de mobilisation des
ressources doivent être clairement définies de manière à garantir sa neutralité, objectivité et son caractère ouvert à
tous les secteurs et partenaires. Le SEP/CNLS doit être dotée de ressources suffisantes humaines et matérielles lui
permettant d’assurer sa fonction.
6.5. Décentralisation de la riposte
La décentralisation est un élément fondamental de la riposte nationale. Elle implique la responsabilisation des entités
territoriales décentralisées et des secteurs dans la mise en œuvre de la stratégie nationale. Le développement de
plans provinciaux est impératif pour une réponse provinciale multisectorielle et coordonnée.
En outre, l’atteinte des résultats du plan stratégique de lutte contre le VIH/sida passe nécessairement par le
renforcement des systèmes notamment celui du système communautaire, l’intégration des services et la mise en
œuvre effective de l’arrêté ministériel de
task-shifting et de décentralisation.
6.6. Le respect des droits humains
Le Burundi est perçu comme un des pays à bonnes/meilleures pratiques en matière de lutte contre le sida. Les droits
humains sont garantis par la constitution et devront guider la mise en œuvre des différentes interventions
Le droit à la santé est au centre de la riposte. Il s’agit ici du droit de ne pas être infecté par le VIH et de vivre
pleinement si on est déjà infecté.
L’orientation de la réponse nationale est guidée par les droits de la population dans sa diversité à une prévention
efficace et accessible à tous, à une offre de services de soutien des vulnérables ainsi qu’à un continuum de prise en
charge complète de qualité, des services dénués de toute discrimination ou stigmatisation de quelque genre que ce
soit notamment celle liée au sexe, à l’orientation sexuelle, au statut sérologique pour le VIH, à la situation
géographique, etc.
La riposte sera orientée prioritairement aux plus vulnérables et aux plus exposés et le suivi-évaluation renseignera
sur la désagrégation des bénéficiaires des services offerts permettant de rendre compte sur la prise en compte
équitable du sexe, de l’âge, de la résidence, ainsi que de certaines situations particulières d’exposition au risque et à
la vulnérabilité.
La participation des organisations des bénéficiaires notamment les organisations de PVVIH, de femmes, de jeunes
et de populations cibles, dans la formulation de la réponse ainsi que dans la mise en œuvre et l’évaluation est un
élément essentiel permettant l’appropriation mais aussi la qualité de la réponse offerte. Ce PSN en tient compte
depuis le début du processus d’élaboration.
Les contraintes sociales, culturelles et économiques pouvant générer la violation des droits spécifiques doivent être
la cible d’actions efficaces pour y faire face
.
6.7. Accès universel et gratuité des soins
En ce qui concerne l’accès universel aux soins de la mère et de l’enfant, le Burundi a adopté la politique de gratuité
des soins aux femmes enceintes ou qui accouchent et aux enfants de moins de cinq ans depuis 2006 avec un accès

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gratuit aux ARV, aux antipaludéens de première ligne et autres produits de la prévention. Dans le cadre de la
couverture sanitaire universelle, il est important de s’assurer que toutes les personnes obtiennent les services de
lutte contre le sida dont elles ont besoin, sans éprouver des difficultés financières pour en payer le co
ût.
6.8. Bonne gouvernance et obligation de rendre compte
La mise en œuvre de ce plan stratégique exigera que des ressources adéquates soient disponibles, pérennes et
suffisantes. Le principe de base de gestion reste le même : la transparence dans la gestion, le respect strict des
procédures nationales et celles des partenaires, l’esprit toujours gardé sur l’orientation des ressources vers la
production des résultats et vers les bénéficiaires avec une obligation permanente de rendre compte.
6.9. Multisectorialité et intersectorialité
Aux côtés du secteur sanitaire qui contribue à la mise en œuvre des plans stratégiques à hauteur élevée, il faut
également capitaliser la contribution pertinente des autres secteurs. Certains ministères clés du secteur public
(Défense, Sécurité, Jeunesse, Education, Droits humains, Genre etc.) devront élaborer des plans sectoriels alignés
sur la stratégie nationale.
La revue du PSN 2014-2017 montre qu’actuellement une des clés du succès de la lutte contre le sida au Burundi
repose sur une synergie d’action : l’implication réelle des acteurs publics, de la société civile et communautaire dans
la mise en œuvre de la plupart des composantes des programmes et produisent les meilleurs résultats. La
contribution du secteur privé reste à galvaniser tant dans le financement de la réponse que dans la mise en œuvre
7.Facteurs déterminants à la mise en œuvre des interventions
7.1. Les facteurs déterminants ou facteurs critiques
Les facteurs déterminants ou facteurs critiques sont des domaines indispensables et primordiaux à la réalisation des
stratégies et à l’atteinte des résultats. Ce sont des catalyseurs qui vont « booster » la mise en œuvre des différents
programmes de base. La non-prise en compte ou l’insuffisance de mise en œuvre de ces facteurs constitue un
obstacle majeur pour les résultats escomptés. Les facteurs critiques suivants ont été identifiés : (i) les Interventions
institutionnelles (lois, politiques et pratiques juridiques), (ii) les Interventions communautaires, (iii) les Genre, droits
humains, réduction de la stigmatisation et de la discrimination (iv) la Gestion des Achats et des Stocks, (v) la
coordination, (vi) le suivi-évaluation et la recherche, (vii) la Communication relative au programme.
7.2. Alignement
Le Burundi est perçu comme un des pays à bonnes/meilleures pratiques en matière de lutte contre le sida. Il a
souscrit au respect des “Trois principes” proposés par l’ONUSIDA ‘’un seul cadre stratégique, un seul cadre de
coordination, un seul cadre de suivi & évaluation’’. Leur mise en application renforce le cadre institutionnel et garantit
la bonne gouvernance. Ce respect des engagements se fera au niveau des politiques novatrices de prévention, de
prise en charge médicale et psychosociale, des droits humains, du genre et équité, l’acquisition et l’adaptation
contextuelle des nouvelles stratégies qui contribuent à l’appropriation de la réponse au VIH. Par ailleurs, en 2018-
2022, la réponse nationale du Burundi face à l’épidémie à VIH sera mise en œuvre en conjuguant d‘une part,

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l’initiative « Start free, Stay free & AIDS free11 » qui vise l’accélération accrue de l’action en vue de mettre fin au sida
chez les enfants, les adolescents et les jeunes femmes d’ici à 2020, avec d’autre part, la Stratégie « super fasttrack : 90-90-90 », la stratégie « test all and treat all » et la vision ultime des Trois Zéros de l’ONUSIDA
12.
8.STRATEGIE NATIONALE 2018-2022
8.1. Approche stratégique pour la mise en œuvre du PSN
Le succès de la mise en œuvre du nouveau PSN exige de consolider les acquis et de bâtir sur les leçons apprises. Il
est important d’adopter une réelle culture des résultats et développer une approche de mise en œuvre stratégique et
concentrée basée sur une très bonne compréhension et maitrise des dynamiques de l’épidémie à VIH.
Il importe que les plans opérationnels sectoriels et provinciaux à développer tiennent compte des éléments cidessous pour plus de succès dans la mise en œuvre de la riposte nationale.
8.2. Localisation des interventions
Orienter les interventions vers les zones géographiques supportant le plus grand fardeau de la maladie (zones
prioritaires) : zones avec le plus grand nombre de nouvelles infections, le plus grand nombre de PVVIH, le plus grand
nombre de patients TB+. La disponibilité des données fiables est un requis indispensable pour une sélection des
zones basée sur des évidences.
8.3. Population
Dans les zones prioritaires, il est nécessaire de concentrer les interventions vers les populations ayant le plus de
besoins et dont l’impact des interventions sera plus prononcé.
Tableau : Cibles prioritaires

# Priorités Cibles
1 Prévention des nouvelles infections les couples stables dans la population générale,
les jeunes de moins de 25 ans,
les professionnels de sexe et de leurs clients,
les HSH
les détenus,

11ONUSIDA, 26 septembre 2016
12Cadre unifié du budget, des résultats et des responsabilités 2016-2021 de l’ONUSIDA plan opérationnel traduire la stratégie 2016-2021 de
l’ONUSIDA en actions concrètes : UNAIDS/PCB (37)/15
.19 ; 19 octobre 2015
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37

les consommateurs de drogues injectables,
les pêcheurs.
les partenaires séronégatifs des PVVIH
2 Elimination de la transmission du VIH et de la
syphilis de la mère à l’enfant
– Femmes en âge de procréer
– Femmes enceintes
– Partenaires des femmes enceintes
– Enfant de 0-14 ans
3 Prise en charge globale des personnes
infectées par le VIH
– PVVIH et
– Patients TB+
4 Réduction de l’impact et des déterminants de la
vulnérabilité
– Les survivants de violences sexuelles
– Les populations-clés (PS, HSH, UDI et détenus)
– PVVIH et OEV
– Femmes, jeunes filles

Combinaison des interventions
Dans un contexte de ressources limitées, il est indispensable d’identifier des activités à réelle plus-value et à grand
impact dont la mise en œuvre combinée devrait permettre de réduire sensiblement le nombre de nouvelles infections
et de décès.
Le succès du PSN repose également sur une bonne maitrise des approvisionnements et la disponibilité des intrants
en permanence dans les sites de prestations des services. Les ruptures de stocks ont eu un impact négatif sur la
performance du PSN 2014-2017. Le système actuel connaît des problèmes récurrents liés à la lourdeur des
procédures de commande et d’acquisition des produits à partir des fournisseurs et à la faiblesse des mécanismes de
suivi de la distribution entre le niveau central et les niveaux de dispensation.
Il importe que le MSPLS et ses partenaires veillent à la mise en place d’un système performant de gestion et
d’approvisionnement des médicaments et autres intrants de lutte contre le VIH et sida.
9.CHAINE DE RESULTATS DU PSN-2018-2022
9.1. But
Ce Plan dit de 4ème génération a pour but principal de réduire les nouvelles infections, la morbidité et la
mortalité liées au VIH et Sida, ainsi que d’en atténuer l’impact socio-économique sur le développement du pays
et par conséquent sur les conditions de vie des populations à l’horizon 2022.

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9.2. Objectifs stratégiques
La mise en œuvre de la réponse face au VIH/Sida et aux IST pour la période 2018-2022 vise particulièrement
à :
Intensifier la prévention des nouvelles infections par voie sexuelle et sanguine chez la population générale,
chez les jeunes et adolescents, chez les survivants des violences sexuelles et parmi les populations clés.
Renforcer la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la prise en charge pédiatrique
précoce et le maintien des mères en vie.
Baisser la mortalité liée au VIH/sida.
Atténuer l’impact et les déterminants de la vulnérabilité liée au VIH sur les populations vulnérables.
Renforcer et améliorer la gestion et la coordination de la réponse nationale dans l’esprit des ‘’Three ones’’.
9.3. Résultats attendus
Au terme de la période, il est attendu que :
Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit de 20% dans la population générale et dans les groupes
les plus exposés au risque du VIH d’ici 2022
Le risque de TME est réduit de 6,39% en 2016 à 2% en 2022
La mortalité liée au VIH et au SIDA est réduite de 34% de 2018 à 2022
Les conditions de vie d’au moins 80% des personnes infectées et affectées par le VIH et sida et démunies
sont améliorées d’ici à 2022
La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida est efficace, efficiente et performante, dans le respect
des ‘’Three one’’
9.4. Les interventions du PSN 2018-2022
Les interventions du PSN 2018-2022 seront articulées autour des 3 axes du cadre d’investissement que sont les
programmes de base, les facteurs critiques ou déterminants et les facteurs en synergie avec les autres secteurs de
développement. L’approche du cadre d’investissement fait une différence entre d’une part, les activités
programmatiques de base qui ont un effet direct sur le risque du VIH, à savoir : la transmission du VIH, la morbidité
et la mortalité liées au VIH et d’autre part, les facteurs déterminants et les synergies avec les secteurs du
développement qui jouent un rôle important dans la réussite des programmes liés au VIH. Les différents
programmesdéfinis ont été identifiés par les différents acteurs comme interventions prioritaires sur lesquelles le pays
devrait continuer à investir pour réduire effacement les nouvelles infections, la morbidité et la mortalité liée au
VIH/sida.L’élaboration du cadre d’investissements en matière de réponse face au VIH/Sida promu par l’ONUSIDA,
s’est fondée sur une approche centrée sur les populations bénéficiaires des interventions. Cette orientation se
décline par la mise en œuvre d’un paquet d’interventions cohérentes et durables pour améliorer la santé et les
conditions de vie des populations les plus exposées au risque et des PVVIH ainsi que leurs ayants droit.
9.5. Les domaines prioritaires d’interventions du PSN 2018-2022
Pour la période 2018-2022, les domaines prioritaires d’interventions ont été identifiés à travers cinq axes
stratégiques pour la mise en œuvre de la riposte nationale au VIH. L’identification de ces domaines a tenu compte de
la consolidation des acquis et de l’alignement sur les stratégies internationales. Les axes stratégiques pour 2018-

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2022 sont : i) Prévention des nouvelles infections, ii) Elimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, iii)
Prise en charge globale des personnes infectées par le VIH, iv) Réduction de l’impact et des déterminants de la
vulnérabilité et v) Gouvernance et coordination de la réponse nationale. Le tableau ci-dessous décline le but et
l’impact attendu pour chacun de ces axes à l’horizon 2022.

# Domaines prioritaires But Impact en 2022
1 Prévention des nouvelles
infections
Intensifier la prévention des
nouvelles infections par voie
sexuelle et sanguine chez les
adolescents et jeunes, survivants
des viols sexuels et parmi les
populations clés.
Le nombre de nouvelles infections à VIH
est réduit de 20% (de 2075 en 2018 a
1656 en 2022) dans la population générale
et dans les groupes les plus exposés au
risque VIH d’ici 2022.
2 Elimination de la
transmission du VIH et de
la syphilis de la mère à
l’enfant
Renforcer la prévention de la
transmission du VIH de la mère à
l’enfant, la prise en charge
pédiatrique précoce et le maintien
de leurs mères en vie.
Le risque de TME est réduit de 6,39% en
2016 (Spectrum 2016) à 2 % en 2022.
3 Prise en charge globale
des personnes infectées
par le VIH
Baisser la mortalité liée au
VIH/sida.
Le nombre de décès liés au sida est réduit
de 34% d’ici fin 2022.
4 Réduction de l’impact et
des déterminants de la
vulnérabilité
Atténuer l’impact et les
déterminants de la vulnérabilité
liée au VIH sur les populations
vulnérables.
Les conditions de vie d’au moins 80% des
personnes infectées et affectées par le
VIH et sida et démunies sont améliorées
d’ici 2022.
5 Gouvernance, coordination
de la réponse nationale,
Suivi-Evaluation
Renforcer et améliorer la gestion
et coordination de la réponse
nationale dans l’esprit des
« Threeones »
La gestion de la réponse
nationale au VIH et au sida est
efficace, efficiente et performante,
dans le respect des « Three
one ».
Le système national unique de
suivi et évaluation de la réponse
nationale est fonctionnel et
performant dans la mise à
disposition de l’information
stratégique utile pour l’efficacité
et l’orientation des interventions
stratégiques.

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40
Renforcement du système de santé
La mise en œuvre des stratégies en 2018-2022 sera appuyée par un volet important de Renforcement du système
de Santé (RSS) visant à mettre en place des systèmes performants et résilients par :
Le renforcement des services intégrés SRMNIA/VIH/PTME, permettant la potentialisation croisée des
différents investissements (renforcement des plateaux techniques, renforcement des capacités du
personnel de santé dans le sens de l’intégration des services).
L’amélioration de la couverture en équipements de laboratoire pour le suivi virologique des patients ainsi
que leur maintenance préventive et curative.
Le développement du système de santé communautaire par la formation d’un nombre plus important d‘ASC
et de médiateurs de santé, l’équipement et la formation par les ONG (CRB et CARITAS) sur les violences
basées sur le genre, la nutrition, le Paludisme, la tuberculose, le VIH et la PTME. Ce qui devrait permettre
d’assurer une intégration des services communautaires à travers une stratégie communautaire basée sur
les Groupements d’ASC et les OSC. Les activités communautaires se focaliseront ainsi la sur la PCIME-C
(iCCM) dans 12 districts et la co-infection TB/VIH Ce dispositif sera harmonisé et renforcé avec
l’opérationnalisation du financement basé sur les performances des services communautaires dont la phase
pilote se déroulera de juillet 2017 à juin 2021 avec le projet KIRA de la Banque Mondiale. En synergie avec
la BM, des ressources seront réservées à la fonctionnalité et à la consolidation du dispositif de santé
communautaire notamment les aspects suivants : Équipements de base des GASC (Classeurs, registres,
stylos, parapluies, outils de collecte), Système d’Information (SI) communautaire en matière de suivi et
évaluation de activités, validation/Vérification des données et subsides basées sur les performances
communautaires des GASC.
L’amélioration du système d’information (SI) : l’opérationnalisation du DHIS2 et l’extension de la Plateforme
à tous les niveaux ainsi que l’intégration du SI communautaire (formation du personnel, acquisition
d’équipements informatiques, extension de la plateforme des districts). La stratégie de l’amélioration du SI
prendra en compte l’interopérabilité avec les bases des données existantes (SIDA-INFO, GESISVIH) et
l’assurance qualité des données sanitaires et communautaires.
Le renforcement du système d’approvisionnement : la poursuite du renforcement du parc logistique de la
CAMEBU, de l’amélioration de la quantification/distribution, la mise en place du SIGL et le contrôle qualité
des intrants (mécanismes, sélection de laboratoires, échantillonnage et gestion des problèmes d’assurance
qualité). Le plan de contrôle qualité élaboré avec un plan de distribution incluant un circuit harmonisé sera
opérationnalisé. De même que le renforcement des capacités de stockage décentralisé (aménagement et
construction d’entrepôts) destiné à réduire les coûts de distribution sera mis en œuvre. Des ressources
adéquates seront dédiées à l’opérationnalisation de la stratégie de distribution, la fonctionnalité du SIGL et
l’assurance qualité des médicaments et autres intrants.
Appui à la résilience : L’opérationnalisation des activités visant à introduire des standards de qualité dans
les programmes, renforcer les capacités des ressources humaines et améliorer la gestion des risques sera
une priorité. On peut noter à cet effet le maintien/accroissement de la contribution de l’état et des ménages
pour le financement de la santé. Les politiques publiques de santé, notamment les gratuités ont permis de
réduire progressivement les contributions des ménages dans le financement de la santé qui s’organisent
principalement autour des mutuelles et de l’assurance maladie depuis 2012 (28% en 2010 à 19% en 2013).
10. Synthèse des priorités du PSN 2018-2022
Comme en 2014-2017, les priorités suivantes ont été retenues comme principales interventions :
La prévention de nouvelles infections à VIH par voie sexuelle.
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Les cibles de cette prévention sont :
les couples stables dans la population générale,
les jeunes de moins de 25 ans,
les professionnelles de sexe et de leurs clients,
les HSH
les détenus,
les consommateurs de drogues injectables,
les pêcheurs.
les partenaires séronégatifs des PVVIH
Les principaux services clés à offrir seront :
la communication multiforme pour le changement de comportement,
la mise à disposition et la promotion de l’usage correcte des préservatifs masculins et féminins,
L’intensification de l’offre des services de conseil et de dépistage du VIH et liaison au traitement
La prévention des Infections sexuellement transmissibles.
La promotion de la circoncision masculine
La promotion de l’autotest et la Prophylaxie pré et post exposition
La prévention de la transmission par voie sanguine par :
le contrôle systématique de toutes les poches collectées par leur test aux quatre marqueurs (VIH,
Syphilis, Hépatite B et C
la prise en charge de tous les des cas d’accidents d’expositions au sang sont PEC selon le
protocole National
Le renforcement du processus du rendu des résultats des donneurs
Elimination de la transmission du VIH et de la syphilis de la mère à l’enfant :
Àtravers l’intégration dans les services de santé de la reproduction, santé maternelle, néonatale et infantile, agir sur
les 4 piliers :
la prévention de l’infection à VIH chez les femmes en âge de procréer,
la prévention des grossesses non désirées chez les femmes séropositives,
la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant,
traitement, soins et le soutien à la mère infectée par le VIH, son enfant et la famille.
La prise en charge globale des PVVIH, axée sur
le traitement antirétroviral à toutes les personnes séropositives adultes, adolescents et enfants en
indication de traitement selon les directives de l’OMS,
le diagnostic et la prise en charge correcte des infections opportunistes,
le diagnostic et la prise en charge correcte des infections sexuellement transmissibles
le diagnostic et le traitement prophylactique de la tuberculose chez les PVVIH.
Le suivi biologique immunologique et virologique des PVVIH,
le soutien psychologique et social des PVVIH,
l’appui nutritionnel aux PVVIH malnutries,
La prévention et la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre
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L’appui socio-économique aux PVVIH et la prise en charge globale des OEV par l’assistance médicale, le
soutien scolaire aux PVVIH et autres personnes vulnérables y compris les OEV.
L’appui économique des PVVIH et des orphelins chefs de ménages
La promotion et la protection des droits humains en faveur des PVVIH, des OEV
L’amélioration de l’accessibilité aux soins de prévention et de prise en charge en faveur des
groupes vulnérables.
L’appui scolaire et l’assistance médicale pour les OEV.
La mise en place d’un environnement favorable à la mise en œuvre par :
le renforcement de la prise en compte du Genre, l’équité,
la réduction de la stigmatisation et discrimination envers les personnes infectées/affectées par le
VIH
la suppression des barrières socio-culturelles à l’accès aux services de soins
la protection des droits humains des personnes infectées/affectées par le VIH
l’amélioration du cadre légal et institutionnel.
Le renforcement de la coordination de la réponse, à travers
la coordination multisectorielle et décentralisée
le renforcement du système national de suivi évaluation de la réponse,
le renforcement de la coordination des activités de collaboration tuberculose VIH.
la bonne gouvernance et la redevabilité,
la Mobilisation et la gestion des ressources,
Les programmes de base
Les 5 programmes de base retenus en fonction des priorités listées plus haut. Ce sont des programmes dans
lesquels un investissement coordonné et substantiel peut donner un haut impact.
Il s’agit de programmes suivants :
1. La prévention de la transmission du VIH au sein des populations clé et de la population générale et
spécialement des jeunes et jeunes adultes.
2. La communication pour le changement de comportement
3. La promotion de l’utilisation correcte des préservatifs
4. La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant
5. Le traitement antirétroviral et la prise en charge globale des PVVIH.
Le Burundi ayant une épidémie faible avec une prévalence de 1% (EDSIII) , la circoncision masculine n’a pas été
retenue comme un programme prioritaire.
Les programmes de base sont constitués de domaines autour desquels toutes les interventions seront menées. Ainsi
donc l’architecture de planification est la suivante. Elle comprend le programme de prévention et le programme de
soin et traitement du VIH. Le programme de prévention est composé de : (i) du paquet d’interventions de prévention
chez les jeunes, (ii) du paquet d’interventions de prévention chez les adultes, (iii) du paquet d’interventions de
prévention chez les populations clés, (iv) la Prévention de la transmission du VIH de la mère à son en enfant
(PTME). Le programme de soin et traitement du VIH comprend le traitement ARV, le traitement et la prévention des
infections opportunistes et autres comorbidités, les soins et soutien qui sont composés du soutien psychosocial et le
soutien nutritionnel. Pour une synergie d’actions, chaque paquet d’interventions de prévention est composé de 4
sous domaines qui sont :
la Communication pour le Changement de Comportement, la promotion du dépistage, la
promotion du préservatif, la prise en charge des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

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11. STRATEGIES MAJEURES DE LA RIPOSTE NATIONALE AU VH/SIDA ET IST POUR 2018-2022
Au cours delà période 2018-2022, le Burundi va s’engager à poursuivre l’accélération de l’élimination de l’épidémie à
VIH à travers l’intensification de la vision 90-90-90, (l’ambition de traitement de l’ONUSIDA pour aider à mettre fin à
l’épidémie du sida d’ici à 2030), de telle sorte qu’
à l’horizon 2020 :
90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique,
90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement ARV durable et
90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.
Cette vision sera soutenue par la mise en œuvre de l’approche ‘’treat all’’ et des interventions clés de l’initiative
‘’
START FREE : NAÎTRE SÉRONÉGATIF (Zéro nouvelles infections à VIH chez les enfants), AIDS FREE : VIVRE
SANS LE SIDA
(Traitement antirétroviral pour tous les enfants et les adolescents vivant avec le VIH) et STAY
FREE :
RESTER SÉRONÉGATIF (Protéger les adolescents et les jeunes femmes de l’infection à VIH)’’. Une feuille
de route de l’accélération de 90-90-90 permettra d’opérationnaliser :
le renforcement de la prévention de l’infection à VIH par l’intensification de la réduction des nouvelles
infections à VIH chez les adolescents et jeunes et le dépistage précoce du VIH chez les nourrissons ;
le renforcement de la prise en charge des adolescents/jeunes vivant avec le VIH et de la PEC pédiatrique
(en capitalisant les résultats de l’évaluation du ‘’plan mondial pour réduire les nouvelles infections à VIH et
la charge virale les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie’’, et des résultats de l’évaluation
du programme PTME qui a tracé les nouvelles perspectives de l’élimination de la transmission Du VIH à
son enfant pour 2018-2022).

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12. La chaîne des résultats.
La chaine des résultats attendus se présente comme suit dans la cascade Impact- Effets-Produits

Priorités Buts impact Effets Produits
Priorité1: Prévention des nouvelles infections
But 1 : Intensifier la prévention des nouvelles infections par voie sexuelle et sanguine chez les adolescents et jeunes et parmi les
populations clés
Impact 1. Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit de 20% dans la population générale et dans les groupes les
plus exposés au risque VIH d’ici à 2022
EFFET 1.1: Le taux de transmission sexuelle du VIH est réduit dans la population générale adulte et
chez les jeunes de 15 à 24 ans
Produit 1.1.1: 90% des jeunes et des adultes ont des connaissances approfondies sur les voies
de transmission et les modes de prévention du VIH
Produit 1.1.2: 90% des jeunes et des adultes utilisent le préservatif pour se protéger du VIH et
des IST et y ont un accès facile.
Produit 1.1.3: 90% des jeunes et adultes vivant avec le VIH connaissent leur statut
sérologique.
Produit 1.1.4: Augmenter de 20% le taux des hommes de 15-49 ans circoncis en milieu de
soins
Produit 1.1.5: 100% des cas de violence sexuelle déclarés sont pris en charge
Produit 1.1.6 : Augmenter de 15% les cas des IST qui sont dépistés et traités selon l’approche
syndromique dans la population en générale.
Effet 1.2: La transmission du VIH par voie sanguine et par les accidents d’exposition au sang sont
réduits à 0%
Produit 1.2.1: 100% des poches de sang collectées sont testées aux quatre marqueurs (VIH,
Syphilis, Hepatite B et C)
Produit 1.2.2 : 100% des cas d’Accident d’Exposition au Sang sont PEC selon le protocole
national
Effet 1.3 : 90% des populations clés (Professionnelles de sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec
les hommes, les utilisateurs des drogues injectables) et 90% des populations vulnérables (les détenus,
les pêcheurs et les miniers) ont des connaissances approfondies sur le VIH et utilisent le préservatif

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systématiquement lors des rapports sexuels avec leurs clients et/ou partenaires occasionnels
Produit 1.3.1 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables
(détenus, pêcheurs et les miniers) ont des connaissances approfondies sur les voies de
transmission et les modes de prévention du VIH et les IST.
Produit 1.3.2 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables
(détenus, les pêcheurs et les miniers) utilisent le préservatif pour se protéger du VIH et des IST
et y ont un accès facile.
Produit 1.3.3: 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables
(détenus, les pêcheurs et les miniers) connaissent leur statut sérologique.
Priorité 2 : Elimination de la transmission du VIH et la syphilisde la mère à l’enfant
But 2 : Renforcer la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, la prise en charge pédiatrique précoce et le
maintien de leurs mères en vie.
IMPACT 2: Le risque de TME est réduit de 6,39% en 2016 à 2% en 2022
EFFET 2.1: Les nouvelles infections à VIH chez les femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans) sont
réduites de 39% à 95% d’ici à 2022
Produit 2.1.1 : Le pourcentage des femmes enceintes dépistées en CPN1 passe de 80,2% en
2016 à 98% en 2022.
Effet 2.2 : Le taux de grossesses non désirées chez les femmes séropositives est réduit de 70% d’ici à
2022
Produit 2.2.1 : 90% des structures publiques, associatives et privées de PEC du VIH intègrent
l’offre des méthodes contraceptives modernes aux femmes séropositives au VIH en 2022
Produit 2.2.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ en âge de procréer qui utilisent les méthodes
de contraception moderne passe de 23% en 2015 à 60% en 2022.
Effet 2.3: Le pourcentage des femmes enceintes séropositives et des enfants nés des femmes
séropositives reçevant le paquet de services pour éviter la transmission du VIH passe de 81,2% en
2016 à 98 % en 2022
Produit 2.3.1 : Le pourcentage des femmes enceintes testées pour le VIH en CPN dont les
partenaires ont été testés pour le VIH est augmenté de 24,7% en 2015 à 60% en 2022

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Produit 2.3.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ enceintes et allaitantes qui bénéficient des
ARV dans le cadre de la PTME selon le Protocole national (option B+) passe de 81.2% (2016)
à 98% en 2022.
Produit 2.3.3 : 98% des enfants nés des mères VIH + bénéficient d’une prophylaxie et d’un
suivi selon les directives nationales
EFFET 2.4: 98% des femmes enceintes bénéficient d’un dépistage et d’une prise en charge de la
syphilis d’ici à 2022
Produit 2.4.1 :98% de femmes enceintes venues en CPN sont testées pour la syphilis selon les
directives nationales
PRODUIT 2.4.2: 100 % de femmes enceintes dépistées + à la syphilis et leurs
partenaires/conjoints bénéficient d’une PEC selon les directives nationales.
Effet 2.5 : 95 % du couple mère-enfant sous PTME ont recus des soins et soutien selon les directives
nationales d’ici 2022
Produit 2.5.1 : 95% des femmes enceintes /allaitantes VIH+ bénéficient d’un suivi clinique,
psychosocial, biologique et virologique selon les directives nationales
Produit 2.5.2 : 90% de femmes sous PTME éligibles bénéficient d’un appui nutritionnel.
Produit 2.5.3 : 90% des enfants éligibles sous PTME bénéficient d’une PEC nutritionnelle
Effet 2.6 : La couverture en ARV chez les enfants de 0 à 14 ans VIH+ passe de 37% en 2016 à 85%
en 2022
Produit 2.6.1 : 98 % des enfants estimés VIH + sont testés pour le VIH d’ici à 2022
Produit 2.6.2 : Le pourcentage des enfants de 0 à 14 ans VIH+ mis sous la thérapie ARV est
augmenté de 37% en 2016 à 85% en 2022
Effet 2.7 : Suivi de la mise en œuvre du plan e-TME est assurée à 100%d’ici 2022
Produit 2.7.1. 100 % des BDS font une analyse des goulots d’étranglement des services
PTME d’ici 2022
Produit 2.7.2.Le plan e-TME 2018-2022 est disponible
Produit 2.7.3 : L’évaluation des interventions e-TME 2018-2022 est assurée
Priorité 3 : Prise en charge globale des personnes infectées par le VIH
But 3 : Baisser la mortalité liée au VIH/sida
Impact 3. La mortalité liée au VIH et au SIDA est réduite de 34% de 2018 à 2022

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Effet 3.1 : La couverture des soins ARV de qualité est augmentée de 74% à 94% chez les PVVIH (60%
à 85%chez les enfants de moins de 15 ans et de 75% à 95%chez les adultes)
PRODUIT 3.1.1: 95% des PVVIH adultes sont enrôlés au traitement ARV conformément aux
directives nationales
PRODUIT 3.1.2: 85%des enfants sont enrôlés au traitement ARV conformément aux
directives nationales
Produit 3.1.3 : 95% des PVVIH (adultes et enfants) bénéficient d’un suivi clinique, biologique
et virologique de qualité
Effet 3.2:90% des PVVIH suivies présentant une IO bénéficient d’une PEC selon les directives
nationales
PRODUIT 3.2.1: 90% des patients suivis ayant une coïnfection HépatiteB/VIH sont traités
selon les directives nationales
Produit 3.2.2 : 100%des patients séropositifs suivis souffrant des IO sont traités selon les
directives nationales
Produit 3.2.3 : 90% des patientes PVVIH suivies sont dépistées pour le cancer du col
Produit 3.2.4 : 80% des patientes PVVIH présentant des lésions précancéreuses du col utérin
sont traitées à la cryothérapie
EFFET 3.3: 100% des patients suivis ayant une coïnfection TB/VIH sont traités correctement
PRODUIT 3.3.1: 95%des PVVIH suivies bénéficient régulièrement du screening et du
diagnostic précoce de la TB
Produit 3.3.2 : 95% des PVVIH screenées négatif bénéficient du TPI a l’INH
Effet 3.4 : 90% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychosocial et nutritionnel
PRODUIT 3.4.1: 90% des PVVIH dénutries bénéficient d’un appui nutritionnel
PRODUIT 3.4.2: 80% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychologique, mental et
social
EFFET 3.5: 80 % des structures de soins ont les capacités requises et offrent aux PVVIH des
prestations de qualité
PRODUIT 3.5.1: 100% des sites de PEC quantifient leurs besoins en réactifs, en ARV et en
médicaments contre les IO et les IST
Produit 3.5.2 : 95% de sites de prise en charge ne connaissent pas de rupture de stock
(réactifs, ARV, médicaments contre les IO et IST)

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Produit 3.5.3 : 100% des BDS disposent des superviseurs compétents pour offrir la
supervision, le coaching et l’encadrement des structures de PEC des PVVIH.
Produit 3.5.4 : 100 % des BDS et des structures de prise en charge disposent des
infrastructures pour le stockage des médicaments et autres intrants selon les normes.
Priorité 4 : Réduction d’impact et des déterminants de la vulnérabilité
But 4 : Atténuer l’impact et les déterminants de la vulnérabilité liée au VIH sur les populations vulnérables
Impact 4. Les conditions de vie d’au moins 80% des personnes infectées et affectées par le VIH et sida et démunies sont
améliorées d’ici à 2022
Effet 4.1 : Au moins 90% des personnes affectées ou infectées par le VIH ont leurs droits humains respectés
Produit 4.1.1 : 70% des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA bénéficient d’une
protection juridique
Produit 4.1.2 : 90% des personnes âgées de 15-49 ans expriment des attitudes de tolérance à
l’égard des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA
Effet 4.2 : 80% des PVVIH sous ARV démunies disposent d’une autonomie financière
Produit 4.2.1 : 80% des PVVIH sous ARV démunies et 80% d’OEV ont un revenu leur
permettant de se prendre en charge
Effet 4.3 : 90% des OEV et 70% des ménages d’OEV ont une situation de vulnérabilité sociale
atténuée
Produit 4.3.1 : 90 % d’OEV en situation de précarité bénéficient de services sociaux de base
(scolarisation, santé, logement, …)
Produit 4.3.2: 70 % de ménages d’OEV en situation de précarité bénéficient d’un assistance et
d’une protection sociale
Priorité 5 : Gestion et coordination de la réponse nationale
But 5 : Renforcer et améliorer la gestion et coordination de la réponse nationale dans l’esprit des « Threeones »
Impact 5. La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida est efficace, efficiente et performante, dans le respect des
« Three one »
Effet 5.1 : Les mécanismes de coordination multisectorielle et thématique sont opérationnels à tous les
niveaux
Produit 5.1.1 : Le SEP/CNLS est une structure pérenne de l’État, doté d’une autonomie de
gestion

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Produit 5.1.2 : Le SEP/CNLS dispose des moyens humains, matériels et financiers pour
assurer la coordination de la réponse nationale au VIH
Produit 5.1.3 : La coordination de la réponse communautaire est définie et mise en place
Produit 5.1.4 : La coordination multisectorielle est assurée et décentralisée
Produit 5.1.5 : La coordination thématique est assurée
Produit 5.1.6 : Le PNLS/IST est renforcé dans ses capacités de coordination et de mise en
œuvre de la réponse du secteur de la santé.
Effet 5.2 : Le système d’information sanitaire de routine (VIH) est renforcé et opérationnel
Produit 5.2.1 : Les documents des normes des systèmes d’information sont produits et diffusés
Produit 5.2.2 : Le système de gestion des informations VIH/sida et IST est renforcé et
opérationnel
Effet 5.3 : Le système de surveillance du VIH Sida est renforcé et opérationnel
Produit 5.3.1 : Les rapports de surveillance sentinelle du VIH sont disponibles chaque année
Produit 5.3.2 : Les résultats (études /recherches/évaluations et enquêtes) sont disponibles
et utilisés pour la prise de décision
Effet 5.4 : Les résultats et les interventions du programme national sont connus par les populations
Produit 5.4.1 : Les résultats en matières de VIH /SIDA sont disséminés à travers différents
canaux d’information.
Effet 5.5 : Un système de planification axé sur les résultats est mis en place et opérationnel à tous les
niveaux
Produit 5.5.1 : Un plan annuel consolidé(PAC) de tous les intervenants en matière du VIH est
disponible

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13. Le CADRE DE PERFORMANCE DU PLAN STRATEGIQUE
Le cadre de performance est basé sur la chaine de résultat. Le cadre de performance est constitué par les indicateurs Objectivement
vérifiables sur chaque niveau de chaine de résultats c’est-à-dire, les indicateurs qui concrétisent et qui vérifie d’une manière objective
si les impacts et les effets ont été réalisé et à quel niveau de réalisation. Ce cadre de performance montre également les cibles de
chaque indicateur à atteindre pour chaque année. Toutefois, il y a certains indicateurs qui n’ont pas eu le niveau de base et d’autres
qui sont d’ordre qualitative dont leurs réalisations sont une description qualitative. Ces indicateurs feront l’objet d’une collecte des
données régulières et on pourra fixer les cibles dès qu’on aura les premières informations. Les informations pour tous ces indicateurs
seront collectées pour voir chaque année le niveau de réalisation du plan stratégique par rapport à la chaine de résultat retenu et au
indicateurs retenu qui concrétisent la réalisation de la chaine de résultats. Cela permettra aussi de voir les résultats et les indicateurs
qui souffrent en terme de réalisation et de mobiliser les financements en vue de la réalisation des interventions qui contribuent d’une
manière efficace et efficiente à la réalisation de ces résultats. Pour assurer un bon suivi-évaluation de ce cadre de performance, un plan
de suivi-évaluation est développer et décrivent la manière dont les données/informations seront collectées, analyser, rapporter et
diffuser ainsi que les personnes et partenaires responsables à chaque indicateur de la chaine de résultat.

Cadre de performance du plan stratégique National de lutte contre le VIH/SIDA 2018-2022
INDICATEURS VALEUR DE BASE ANNEE
DE BASE
SOURCE CIBLE 2018 CIBLE 2019 CIBLE 2020 CIBLE 2021 CIBLE 2022
Impact 1. Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit de 20% dans la population générale et dans les groupes les plus
exposés au risque VIH d’ici à 2022
EFFET 1.1: Le taux de transmission sexuelle du VIH est réduit dans la population générale adulte et chez les jeunes de 15 à 24 ans
Nombre de PVVIH Adultes 75204 2017 Spectru
m
75307 75449 75523 75554 75575
nombre de PVVIH jeunes
15-24 ans
12995 2017 Spectru
m
12179 11532 11070 10794 10704
Nouvelles infections VHI+ 2957 2017 Spectru
m
2136 1818 1644 1561 1548
Taux de réduction des
nouvelles infections VIH
pédiatriques
31% 2017 Spectrum 80% 85% 90% 95% 95%

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Pourcentage des hommes
ayant fait des rapports
sexuelle avec des hommes
vivants avec le VIH
4.8% 2013 Etude
place
2,80%
Pourcentage de
professionnels de sexe
vivant avec le VIH
21.3% 2013 Etude
place
1,50%
Effet 1.2 La transmission du VIH par voie sanguine et par les accidents des expositions au sang sont réduits
% des poches collectées
et testées aux quatre
marqueurs (VIH,
Syphilis, Hépatite B et
C)
80 195 2016 CNTS 100 000 110 000 120 000 130 000 140 000
% des cas d’accidents
d’expositions au sang
sont PEC selon le
protocole National
365 cas
diagnostiqués
2016 CNTS 500 650 845 1 000 14 500
Effet 1.3 : 90% des populations clés (PS, Hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les consommateurs de drogues injectables et les détenus) ont
des connaissances approfondies sur le VIH et utilisent les préservatifs systématiquement lors des rapports sexuel avec leur clients et /ou partenaires
occasionnels
Pourcentage de HSH
qui indique avoir utilisé
un préservatif avec leur
dernier client
66,50% 2013 Etude
place
80%
Nbre de dosettes de gel
lubrifiant distribuées
chez les HSH
45505 pièces 2015 Rapport
PNLS/
CRB
50 000 65 000 84 500 109 850 142 805

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Pourcentage de détenus
qui indique avoir utilisé
un préservatif avec leur
dernier client
10,00% 2011 IBBS 25% 40%
Pourcentage de TS qui
indique avoir utilisé un
préservatif avec leur
dernier client
8,20% 2013 Etude
place
25% 40%
Impact 2. Le risque de TME est réduit de 8,28 % en 2016 à 2 % en 2022
EFFET 2.1: Les nouvelles infections à VIH chez les femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans) sont réduites de 39% à 95% d’ici à 2022
Le pourcentage des femmes
enceintes dépistées en CPN1
passe de 80,2% en 2016 à
98% en 2022.
362412/505725
(71.7%)
2016 PNLS/S
T
80% 84% 88% 92% 98%
Taux de transmission du VIH
de la mère à l’enfant
3,46 2017 Spectrum 3,14 2,96 2,69 2,69 2,59
Effet 2.2 : Le taux de grossesses non désirées chez les femmes séropositives est réduit de 70% d’ici à 2022
90% des structures publiques,
associatives et privées de PEC
du VIH intègrent l’offre des
méthodes contraceptives
modernes aux femmes
séropositives au VIH
37,06% 2017 PNSR/D
HIS2
50% 60% 70% 80% 90%
% de femmes séropositives en
âge de procréer ayant utilisé
les méthodes contraceptives
modernes
73,00% 2017 PNSR/D
HIS2
80% 85% 90% 95% 95%
Effet 2.3: Le pourcentage des femmes enceintes séropositives et des enfants nés des femmes séropositives reçevant le paquet de services pour éviter la transmission du VIH
passe de 81,2% en 2016 à 98 % en 2022
% des femmes enceintes
venues en CPN dont les
partenaires sont testés pour le
24,90% 2016 PNLS/S
T
30% 35% 45% 60% 80%

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53

VIH
Le pourcentage des femmes
VIH+ enceintes et allaitantes
qui bénéficient des ARV dans
le cadre de la PTME selon le
Protocole national (option B+)
passe de 81.2% (2016) à 98%
en 2022.
81,20% 2016 PNLS/IS
T
85% 89% 93% 96% 98%
% d’enfants nés des mères
VIH+ ayant reçu de la
prophyla xie aux ARV
94,70% 2016 PNLS/ST 95,50% 96,50% 97,00% 100% 100%
EFFET 2.4: 98% des femmes enceintes bénéficient d’un dépistage et d’une prise en charge de la syphilis d’ici à 2022
% de femmes enceintes venues
en CPN sont testées pour la
syphilis selon les directives
nationales
DND 2016 80% 85% 90% 95% 98%
% de femmes enceintes
dépistées + à la syphilis
bénéficient d’une PEC selon les
directives nationales.
DND 2016 80% 85% 90% 95% 100%
Effet 2.5 : 95 % du couple mère-enfant sous PTME ont recus des soins et soutien selon les directives nationales d’ici 2022
% des femmes enceintes VIH+
sous ARV ayant bénéficier du
suivi virologique selon les
directives nationales
DND 2016 20% 40% 60% 85% 95%
% de femmes sous PTME
éligibles bénéficient d’un appui
nutritionnel.
DND 2016 70% 75% 80% 85% 90%
% des enfants éligibles sous
PTME bénéficient d’une PEC
nutritionnelle
DND 2016 70% 75% 80% 85% 90%
Effet 2.6 : La couverture en ARV chez les enfants de 0 à 14 ans VIH+ passe de 37% en 2016 à 85% en 2022
% des enfants de 0 à 14 ans
VIH+ mis sous la thérapie ARV
37% 2016 PNLS/IS
T
37% 57% 67% 77% 85%
% d’enfants nés des mères VIH+
testés au VIH dans les 2 mois
44% 2016 PNLS/ST 50% 50% 55% 60% 75%%

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54

% d’enfants nés des mères VIH+
testés au VIH à 18 mois
DND 50% 50% 55% 60% 75%%
Impact 3. La mortalité liée au VIH et au SIDA est réduite de 34% de 2018 à 2022
Effet 3.1 : La couverture des soins ARV de qualité est augmentée de 74% à 94% chez les PVVIH (60% à 85%chez les enfants de moins de 15 ans et de 75% à
95%chez les adultes)
% des PVVIH adultes sont
enrôlés au traitement ARV
conformément aux directives
nationales
65% 2016 PNLS 75% 80% 85% 90% 95%
%des enfants sont enrôlés au
traitement ARV conformément
aux directives nationales
37% 2016 PNLS 60% 70% 75% 80% 85%
% des PVVIH sous ARV ayant
une charge virale indétectable
DND 2016 70% 80% 90% 90% 95%
Effet 3.2:90% des PVVIH suivies présentant une IO bénéficient d’une PEC selon les directives nationales
% des patients suivis ayant une
coïnfection Hépatite B/VIH qui
sont traités selon les directives
nationales
DND 2 016 100 000 120 000 130 000 140 833 152569 (90%)
% des patients séropositifs suivis
souffrant des IO sont traités selon
les directives nationales
DND 2 016 18 525 19 257 20 018 20 809 21631(100%)
% des patientes PVVIH suivies
sont dépistées pour le cancer du
col
DND 2 016 50% 60% 70% 80% 90%
% des patientes PVVIH
présentant des lésions
précancéreuses du col utérin sont
traitées à la cryothérapie
DND 2 016 45% 50% 60% 70% 80%
EFFET 3.3: 100% des patients suivis ayant une coïnfection TB/VIH sont traités correctement
% des PVVIH suivies bénéficient
régulièrement du screening et du
diagnostic précoce de la TB
45% 2016 PNLS/PNI
LT
60% 70% 80% 90% 95%
% des PVVIH screenées négatif
bénéficient du TPI a l’INH
1% 2016 PNLS/PNI
LT
70% 75% 80% 85% 90%

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55

Effet 3.4 : 90% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychosocial et nutritionnel
% des PVVIH dénutries
bénéficient d’un appui
nutritionnel
31% (5425) 2016 Rapport
CRB
18% (3212) 20% (3574) (23%) 4172 40% 50%
% des PVVIH en besoin
bénéficient de soutien
psychologique, mental et social
80% (54600) 2016 Rapport
CRB
(80%) 56516 (80%) 57341 (80%) 58083 90% 95%
EFFET 3.5: 80 % des structures de soins ont les capacités requises et offrent aux PVVIH des prestations de qualité
% des sites de PEC quantifient
d’une manière efficace leurs
besoins en réactifs, en ARV et en
médicaments contre les IO et les
IST
DND 2016 Rapport
d’évaluati
on
100% 100% 100% 100% 100%
% de sites de prise en charge ne
connaissent pas de rupture de
stock (réactifs, ARV,
médicaments contre les IO et
IST)
85% 2016 Rapport
d’évaluati
on
95% 95% 95% 95% 95%
% des BDS disposent des
superviseurs compétents pour
offrir la supervision, le coaching
et l’encadrement des structures de
PEC des PVVIH.
DND 2016 Rapport
d’évaluati
on
100% 100% 100% 100% 100%
% des BDS et des structures de
prise en charge disposent des
infrastructures pour le stockage
des médicaments et autres
intrants selon les normes.
DND 2016 80% 90% 95% 95% 100%
Impact 4. Les conditions de vie d’au moins 80% des personnes infectées et affectées par le VIH et sida et démunies sont améliorées d’ici à 2022
Effet 4.1 : Au moins 90% des personnes affectées ou infectées par le VIH ont leurs droits humains respectés
% des personnes infectées ou
affectées par le VIH/SIDA
bénéficient d’une protection
juridique
DND 2016 Rapport
CRB
50% 70%

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56

% des personnes âgées de 15-49
ans expriment des attitudes de
tolérance à l’égard des personnes
infectées ou affectées par le
VIH/SIDA
DND 2016 Enquête 75% 90%
Effet 4.2 : 80% des PVVIH sous ARV démunies disposent d’une autonomie financière
% des PVVIH sous ARV
démunies ont un revenu leur
permettant de se prendre en
charge
DND 2016 Enquête 70% 80%
% d’OEV ont un revenu leur
permettant de se prendre en
charge
DND 2016 Enquête 70% 80%
Effet 4.3 : 90% des OEV et 70% des ménages d’OEV ont une situation de vulnérabilité sociale atténuée
% d’OEV en situation de
précarité bénéficient de services
sociaux de base (scolarisation,
santé, logement, …)
182946 2016 Rapport
CRB
60% 65% 70% 80% 90%
% de ménages d’OEV en
situation de précarité bénéficient
d’un assistance et d’une
protection sociale
DND 2016 Rapport
CRB
55% 55% 60% 65% 70%
Impact 5. La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida est efficace, efficiente et performante, dans le respect des « Three one »
Effet 5.1 : Les mécanismes de coordination multisectorielle et thématique sont opérationnels à tous les niveaux
Le SEP/CNLS est une structure
pérenne de l’État, doté d’une
autonomie de gestion
Un ancrage institutionnel
en construction et manque
des moyens suffisants
pour l’accomplissement de
ses missions
2017 Rapport
CNLS
Un ancrage
institutionnel
garantissant la
multisectorialité en
place
Une institution de
coordination stable
et pérenne
garantissant la
multisectorialité
Une institution de
coordination stable
et pérenne
garantissant la
multisectorialité
Une institution
de coordination
stable et pérenne
garantissant la
multisectorialité
Une institution
de coordination
stable et
pérenne
garantissant la
multisectorialité

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57

Le SEP/CNLS dispose des moyens
humains, matériels et financiers pour
assurer la coordination de la réponse
nationale au VIH
Insuffisance des moyens
matériels et humains pour
assurer la coordination de
la réponse nationale au
VIH
2017 Rapport Le SEP/CNLS est
doté des moyens
matériels et
humains
nécessaires à la
coordination de la
réponse nationale
au VIH
Le SEP/CNLS est
doté des moyens
matériels et humains
nécessaires à la
coordination de la
réponse nationale au
VIH
Le SEP/CNLS est
doté des moyens
matériels et
humains
nécessaires à la
coordination de la
réponse nationale
au VIH
Le SEP/CNLS
est doté des
moyens
matériels et
humains
nécessaires à la
coordination de
la réponse
nationale au VIH
Le SEP/CNLS
est doté des
moyens
matériels et
humains
nécessaires à la
coordination de
la réponse
nationale au VIH
La coordination de la réponse
communautaire est définie et mise
en place
Insuffisance des
mécanismes de
coordination de la réponse
communautaire
2017 Rapport de
revue du
PSN-2014-
2017
Le système de
coordination de la
réponse
communautaire
mise en place,
environ 50%
adhèrent au
système mise en
place
Le système de
coordination de la
réponse
communautaire
mise en place,
environ 60%
adhèrent au système
mise en place
Le système de
coordination de la
réponse
communautaire
mise en place,
environ 70%
adhèrent au
système mise en
place
Le système de
coordination de
la réponse
communautaire
mise en place,
environ 80%
adhèrent au
système mise en
place
Le système de
coordination de
la réponse
communautaire
mise en place,
environ 90%
adhèrent au
système mise en
place
La coordination multisectorielle est
assurée et décentralisée
Coordination partielle de
la réponse par le
SEP/CNLS et ses
structures décentralisées,
2017 Rapport de
revue du
PSN-2014-
2017
2 réunions de
coordination par an
au niveau central et
4 réunions par an
au niveau
décentralisé et les
différents acteurs
rendent compte de
leurs interventions
aux instances de
coordination à leur
niveau
2 réunions de
coordination par an
au niveau central et
4 réunions par an au
niveau décentralisé
et les différents
acteurs rendent
compte de leurs
interventions aux
instances de
coordination à leur
niveau
2 réunions de
coordination par an
au niveau central
et 4 réunions par
an au niveau
décentralisé et les
différents acteurs
rendent compte de
leurs interventions
aux instances de
coordination à leur
niveau
2 réunions de
coordination par
an au niveau
central et 4
réunions par an
au niveau
décentralisé et
les différents
acteurs rendent
compte de leurs
interventions aux
instances de
coordination à
leur niveau
2 réunions de
coordination par
an au niveau
central et 4
réunions par an
au niveau
décentralisé et
les différents
acteurs rendent
compte de leurs
interventions aux
instances de
coordination à
leur niveau

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58

La coordination thématique est
assurée
L’insuffisance de
coordination
multisectorielle, donne
aussi l’insuffisance de
coordination thématique
2017 Rapport de
revue du
PSN-2014-
2017
La coordination
thématique est
renforcée,
opérationnelle et
étendue sur
d’autres domaines
spécifiques :
approvisionnement,
PTME.
La coordination
thématique est
renforcée,
opérationnelle et
étendue sur d’autres
domaines
spécifiques :
Circoncision
masculine, Suivi
évaluation
La coordination
thématique est
opérationnelle
dans les domaines
identifiés.
La coordination
thématique est
opérationnelle
dans les
domaines
identifiés.
La coordination
thématique est
opérationnelle
dans les
domaines
identifiés.
Le PNLS/IST est renforcé dans ses
capacités de coordination et de mise
en œuvre de la réponse du secteur
de la santé.
Les ressources humaines
sont suffisants au PNLS.
Toutefois, ces ressources
ont besoin d’un
encadrement de proximité
et d’un renforcement des
capacités
Rapport 2017 Rapport de
revue du
PSN-2014-
2017
La coordination de
la réponse
médicale est
efficiente et les
stratégies
d’intervention
identifiées sont
mises en œuvre
La coordination de
la réponse médicale
est efficiente et les
stratégies
d’intervention
identifiées sont
mises en oeuvre
La coordination de
la réponse
médicale est
efficiente et les
stratégies
d’intervention
identifiées sont
mises en oeuvre
La coordination
de la réponse
médicale est
efficiente et les
stratégies
d’intervention
identifiées sont
mises en oeuvre
La coordination
de la réponse
médicale est
efficiente et les
stratégies
d’intervention
identifiées sont
mises en oeuvre
Effet 5.2 : Le système d’information sanitaire de routine (VIH) est renforcé et opérationnel
Les documents des normes des
systèmes d’information sont
produits et diffusés
Les outils et les
formats de rapportage
sont produit et
partager par tous les
partenaires en
besoins. Certains
outils ne sont pas
imprimés pour être
dans les FOSA
2016 Rapport
PNLS
Les documents
des normes des
systèmes
d’information
sont produits et
diffusés
Les documents des
normes des
systèmes
d’information sont
produits et diffusés
Les documents
des normes des
systèmes
d’information
sont produits et
diffusés
Les documents
des normes des
systèmes
d’information
sont produits et
diffusés
Les documents
des normes des
systèmes
d’information
sont produits et
diffusés

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59

Le système de gestion des
informations VIH/sida et IST est
renforcé et opérationnel
Le système de gestion
de l’information est
opérationnel.
Toutefois, les séances
de vérification
régulière de la qualité
des données sont
toujours nécessaire.
2016 Rapport
PNLS
Le système de
gestion des
informations
VIH/sida et IST
est renforcé et
opérationnel
Le système de
gestion des
informations
VIH/sida et IST est
renforcé et
opérationnel
Le système de
gestion des
informations
VIH/sida et IST
est renforcé et
opérationnel
Le système de
gestion des
informations
VIH/sida et IST
est renforcé et
opérationnel
Le système de
gestion des
informations
VIH/sida et
IST est
renforcé et
opérationnel
Effet 5.3 : Le système de surveillance du VIH Sida est renforcé et opérationnel
Les rapports de surveillance
sentinelle du VIH sont
disponibles chaque année
Pour le moment, la
surveillance est faite
mais le rapport n’est
pas produit chaque
année
2016 Rapport
PNLS
Les rapports de
surveillance
sentinelle du VIH
sont disponibles
chaque année
Les rapports de
surveillance
sentinelle du VIH
sont disponibles
chaque année
Les rapports de
surveillance
sentinelle du
VIH sont
disponibles
chaque année
Les rapports de
surveillance
sentinelle du
VIH sont
disponibles
chaque année
Les rapports de
surveillance
sentinelle du
VIH sont
disponibles
chaque année
Les résultats
(études /recherches/évaluations et
enquêtes) sont disponibles et
utilisés pour la prise de décision
Pour le moment, les
résultats des
études/recherches
sont utilisés dans la
planification. Il y a
certains autres études
qui ne sont pas encore
fait.
2016 Rapport
PNLS
Les résultats
(études /recherch
es/évaluations et
enquêtes) sont
disponibles et
utilisés pour la
prise de décision
Les résultats
(études /recherches
/évaluations et
enquêtes) sont
disponibles et
utilisés pour la
prise de décision
Les résultats
(études /recherch
es/évaluations et
enquêtes) sont
disponibles et
utilisés pour la
prise de décision
Les résultats
(études /recherc
hes/évaluations
et enquêtes)
sont
disponibles et
utilisés pour la
prise de
décision
Les résultats
(études /recher
ches/évaluation
s et enquêtes)
sont
disponibles et
utilisés pour la
prise de
décision
Effet 5.4 : Les résultats et les interventions du programme national sont connus par la population
Les résultats en matières de
VIH /SIDA sont disséminés à
travers différents canaux
d’information.
Les résultats sont
toujours diffusé à
travers différents
canaux. Toutefois, il y
a les lieux de
diffusion qui ne sont
pas exploité comme le
site web et la
production de certains
2016 Rapport
PNLS
Les résultats en
matières de
VIH /SIDA sont
disséminés à
travers différents
canaux
d’information.
Les résultats en
matières de
VIH /SIDA sont
disséminés à
travers différents
canaux
d’information.
Les résultats en
matières de
VIH /SIDA sont
disséminés à
travers différents
canaux
d’information.
Les résultats en
matières de
VIH /SIDA
sont disséminés
à travers
différents
canaux
d’information.
Les résultats en
matières de
VIH /SIDA
sont
disséminés à
travers
différents
canaux
d’information.

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60

outils de
communication
Effet 5.5 : Un système de planification axé sur les résultats est mis en place et opérationnel à tous les niveaux
Un plan annuel consolidé(PAC)
de tous les intervenants en
matière du VIH est disponible
Au PNLS/IST,le plan
annuel est disponible.
Toutefoisn il y a
certains activités des
partenaires qui n’y
figurent pas
2016 Plan
annuel de
travail
Un plan annuel
consolidé(PAC)
de tous les
intervenants en
matière du VIH
est disponible
Un plan annuel
consolidé(PAC) de
tous les
intervenants en
matière du VIH est
disponible
Un plan annuel
consolidé(PAC)
de tous les
intervenants en
matière du VIH
est disponible
Un plan annuel
consolidé(PAC
) de tous les
intervenants en
matière du VIH
est disponible
Un plan annuel
consolidé(PAC
) de tous les
intervenants en
matière du VIH
est disponible

14.LE BUDGET DU PLAN STRATEGIQUE-2018-2022
La plupart des paragraphes et parties du plan stratégique sont construites sur base de la chaine de résultats. Le budget aussi qui en
découlent est basée sur la chaine de résultat. Pour la réalisation des produits, des effets et avoir un impact. Nous devons réaliser des
activités relatives à chaque niveau de la chaine de résultat. Ainsi, le budget a été réalisé à base des activités qui alimentent chaque
chaine de résultat. Le document montre clairement le total du budget par produits, par effets et par chaque niveau d’impact. En outre
le document du budget montre le budget par total dont on a besoin pour la réalisation du PSN-2018-2022 et leur désagrégation par
année. Le paysage de financement et les déficit budgétaire à mobiliser a été aussi l’objet d’analyser et tous ces informations
financières sont clairement montrées dans le document du PSN-2018-2022 dans la partie annexe.

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61

Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
1 IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit
dans les populations les plus exposées au risque VIH et dans
la population générale d’ici 2017
6 670 528 7 880 957 7 648 320 8 071 636 8 567 815 38 839 255 17,75
EFFET 1.1: Le taux de transmission sexuelle du VIH est réduit
dans la population générale adulte et chez les jeunes de 15 à 24
ans
3 482 882 3 903 052 3 767 803 3 958 732 4 164 843 19 277 311 8,81
Produit 1.1.1: 90% des jeunes et des adultes ont des
connaissances approfondies sur les voies de transmission et les
modes de prévention du VIH
304 285 503 502 296 692 295 050 291 817 1 691 346 0,77
Produit 1.1.2: 90% des jeunes et des adultes utilisent le préservatif
pour se protéger du VIH et des IST et y ont un accès facile.
88 292 96 314 114 309 115 060 123 862 537 837 0,25
Produit 1.1.3: 90% des jeunes et adultes vivant avec le VIH
connaissent leur statut sérologique.
787 032 917 022 1 030 701 1 154 422 1 284 400 5 173 578 2,36
Produit 1.1.4: Augmenter de 20% le taux des hommes de 15-49
ans circoncis en milieu de soins
277 940 303 721 277 940 277 940 277 940 1 415 482 0,65
Produit 1.1.5: 100% des cas de violence sexuelle déclarés sont
pris en charge
183 421 214 437 183 421 183 421 183 421 948 123 0,43
Produit 1.1.6 : Augmenter de 15% les cas des IST qui sont
dépistés et traités selon l’approche syndromique dans la
population en générale.
1 841 910 1 868 056 1 864 739 1 932 838 2 003 401 9 510 945 4,35
Effet 1.2: La transmission du VIH par voie sanguine et par les
accidents d’exposition au sang sont réduits à 0%
2 301 858 2 718 516 2 917 365 3 130 365 3 343 365 14 411 470 6,59
Produit 1.2.1: 100% des poches de sang collectées sont testées
aux quatre marqueurs (VIH, Syphilis, Hepatite B et C)
2 166 797 2 590 959 2 805 797 3 018 797 3 231 797 13 814 149 6,31
Produit 1.2.2 : 100% des cas d’Accident d’Exposition au Sang sont
PEC selon le protocole national
135 060 127 557 111 568 111 568 111 568 597 320 0,27

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62

Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Effet 1.3 : 90% des populations clés (Professionnelles de sexe,
hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les
utilisateurs des drogues injectables, les détenus, les pêcheurs et
les miniers) ont des connaissances approfondies sur le VIH et
utilisent le préservatif systématiquement lors des rapports sexuels
avec leurs clients et/ou partenaires occasionnels
885 788 1 259 389 963 152 982 538 1 059 607 5 150 475 2,35
Produit 1.3.1 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90%
des populations vulnérables (détenus, pêcheurs et les miniers) ont
des connaissances approfondies sur les voies de transmission et
les modes de prévention du VIH et les IST.
240 915 576 283 252 046 220 717 252 046 1 542 008 0,70
Produit 1.3.2 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90%
des populations vulnérables (détenus, les pêcheurs et les miniers)
utilisent le préservatif pour se protéger du VIH et des IST et y ont
un accès facile.
596 226 626 298 657 466 704 943 747 718 3 332 652 1,52
Produit 1.3.3: 90% des populations clés (PS, HSH, UDI, les
détenus, les pêcheurs et les miniers) connaissent leur statut
sérologique.
48 647 56 808 53 639 56 878 59 842 275 814 0,13
2 IMPACT 2: La mortalité liée au VIH/SIDA est réduite de 50%
d’ici 2017 au Burundi
6 366 035 7 595 278 7 036 600 7 258 341 7 590 157 35 846 411 16,38
EFFET 2.1: Les nouvelles infections à VIH chez les femmes en
âge de procréer (de 15 à 49 ans) sont réduites de 39% à 95% d’ici
à 2022
81 622 83 198 84 810 86 491 88 187 424 308 0,19
Produit 2.1.1 : Le pourcentage des femmes enceintes dépistées
en CPN1 passe de 80,2% en 2016 à 98% en 2022.
81 622 83 198 84 810 86 491 88 187 424 308 0,19
Effet 2.2 : Le taux de grossesses non désirées chez les femmes
séropositives est réduit de 70% d’ici à 2022
76 567 379 801 76 567 77 266 76 567 686 767 0,31
Produit 2.2.1 : 90% des structures publiques, associatives et
privées de PEC du VIH intègrent l’offre des méthodes
contraceptives modernes aux femmes séropositives au VIH en
2022
49 224 49 224 49 224 49 224 49 224 246 118 0,11

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63

Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Produit 2.2.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ en âge de
procréer qui utilisent les méthodes de contraception moderne
passe de 23% en 2015 à 60% en 2022.
27 343 330 577 27 343 28 043 27 343 440 649 0,20
Effet 2.3: Le pourcentage des femmes enceintes séropositives et
des enfants nés des femmes séropositives reçevant le paquet de
services pour éviter la transmission du VIH passe de 81,2% en
2016 à 98 % en 2022
1 307 355 1 851 128 1 444 440 1 469 817 1 544 395 7 617 135 3,48
Produit 2.3.1 : Le pourcentage des femmes enceintes testées pour
le VIH en CPN dont les partenaires ont été testés pour le VIH est
augmenté de 24,7% en 2015 à 60% en 2022
25 856 25 856 25 856 77 567 0,04
Produit 2.3.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ enceintes et
allaitantes qui bénéficient des ARV dans le cadre de la PTME
selon le Protocole national (option B+) passe de 81.2% (2016) à
98% en 2022.
686 293 703 141 720 637 738 565 756 925 3 605 563 1,65
Produit 2.3.3 : 98% des enfants nés des mères VIH + beneficient
d’une prophylaxie et d’un suivi selon les directives nationales
595 206 1 147 987 697 947 731 251 761 614 3 934 005 1,80
EFFET 2.4: 98% des femmes enceintes bénéficient d’un
dépistage et d’une prise en charge de la syphilis d’ici à 2022
1 071 059 1 110 672 1 151 697 1 194 184 1 238 179 5 765 792 2,64
Produit 2.4.1 :98% de femmes enceintes venues en CPN sont
testées pour la syphilis selon les directives nationales
1 064 980 1 104 412 1 145 256 1 187 562 1 231 376 5 733 584 2,62
PRODUIT 2.4.2: 100 % de femmes enceintes dépistées + à la
syphilis et leurs partenaires/conjoints bénéficient d’une PEC selon
les directives nationales.
6 079 6 261 6 442 6 623 6 804 32 208 0,01
Effet 2.5 : 95 % du couple mère-enfant sous PTME ont recus des
soins et soutien selon les directives nationales d’ici 2022
2 558 627 2 662 965 2 596 493 2 616 202 2 636 925 13 071 212 5,97
Produit 2.5.1 : 95% des femmes enceintes /allaitantes VIH+
bénéficient d’un suivi clinique, psychosocial, biologique et
virologique selon les directives nationales
1 964 386 2 050 178 1 964 386 1 964 386 1 964 386 9 907 720 4,53
Produit 2.5.2 : 90% de femmes sous PTME éligibles bénéficient
d’un appui nutritionnel.
477 063 492 050 507 613 523 465 540 181 2 540 372 1,16

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64

Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Produit 2.5.3 : 90% des enfants éligibles sous PTME bénéficient
d’une PEC nutritionnelle
117 179 120 737 124 494 128 351 132 359 623 120 0,28
Effet 2.6 : La couverture en ARV chez les enfants de 0 à 14 ans
VIH+ passe de 37% en 2016 à 85% en 2022
1 198 732 1 361 176 1 557 528 1 742 308 1 894 964 7 754 709 3,54
Produit 2.6.1 : 98 % des enfants estimés VIH + sont testés pour le
VIH d’ici à 2022
64 940 64 940 64 940 64 940 64 940 324 700 0,15
Produit 2.6.2 : Le pourcentage des enfants de 0 à 14 ans VIH+
mis sous la thérapie ARV est augmenté de 37% en 2016 à 85%
en 2022
1 133 792 1 296 236 1 492 588 1 677 368 1 830 024 7 430 009 3,40
Effet 2.7 : Suivi de la mise en œuvre du plan e-TME est assurée à
100%d’ici 2022
72 073 146 338 125 065 72 073 110 939 526 488 0,24
Produit 2.7.1. 60 % des BDS font une analyse des goulots
d’étranglement des services PTME d’ici 2022
51 774 61 930 51 774 51 774 51 774 269 025 0,12
Produit 2.7.2.le plan e-TME 2018-2022 est disponible 17 266 81 375 17 266 17 266 17 266 150 439 0,07
Produit 2.7.3 : L’évaluation des interventions e-TME 2018-2022
est assurée
3 033 3 033 56 025 3 033 41 899 107 024 0,05
3 IMPACT 3: Au moins 90% des Personnes affectées ou
infectées ont leurs droits humains respectés
30 293 943 23 048 000 24 449 169 24 440 028 25 907 249 128 138 389 58,57
EFFET 3.1: La couverture des soins ARV de qualité est
augmentée de 74% à 94% chez les PVVIH (60% à 85%chez les
enfants de moins de 15 ans et de 75% à 95%chez les adultes)
16 040 765 17 800 457 19 278 754 20 457 536 21 853 271 95 430 783 43,62
PRODUIT 3.1.1: 95% des PVVIH adultes sont enrôlés au
traitement ARV conformément aux directives nationales
13 745 783 14 845 644 16 051 871 16 982 711 18 109 111 79 735 120 36,45
PRODUIT 3.1.2: 85%des enfants sont enrôlés au traitement ARV
conformément aux directives nationales
1 149 766 1 267 034 1 501 590 1 689 814 1 841 198 7 449 403 3,41
Produit 3.1.3 : 95% des PVVIH (adultes et enfants) bénéficient
d’un suivi clinique, biologique et virologique de qualité
1 145 216 1 687 779 1 725 292 1 785 011 1 902 962 8 246 259 3,77
Effet 3.2:90% des PVVIH suivies présentant une IO bénéficient
d’une PEC selon les directives nationales
12 462 433 2 514 806 2 546 884 1 927 036 1 986 231 21 437 390 9,80
PRODUIT 3.2.1: 90% des patients suivis ayant une coïnfection
HépatiteB/VIH sont traités selon les directives nationales
11 127 104 1 058 086 999 694 214 237 185 899 13 585 020 6,21
Produit 3.2.2 : 100%des patients séropositifs suivis souffrant des
IO sont traités selon les directives nationales
705 402 710 854 726 549 739 632 750 925 3 633 362 1,66

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Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Produit 3.2.3 : 90% des patientes PVVIH suivies sont dépistées
pour le cancer du col
539 441 654 301 768 394 882 680 997 161 3 841 978 1,76
Produit 3.2.4 : 80% des patientes PVVIH présentant des lésions
précancéreuses du col utérin sont traitées à la cryothérapie
90 486 91 564 52 247 90 486 52 247 377 031 0,17
EFFET 3.3: 100% des patients suivis ayant une coïnfection
TB/VIH sont traités correctement
67 438 111 495 82 989 66 072 66 072 394 065 0,18
PRODUIT 3.3.1: 95%des PVVIH suivies bénéficient régulièrement
du screening et du diagnostic précoce de la TB
59 124 65 230 59 124 59 124 59 124 301 725 0,14
Produit 3.3.2 : 95% des PVVIH screenées négatif bénéficient du
TPI a l’INH
1 366 16 917 18 283 0,01
Produit 3.3.3 : 100 % des PVVIH suivies dépistées TB+
bénéficient du traitement anti TB et TAR
6 948 46 265 6 948 6 948 6 948 74 057 0,03
EFFET 3.4: 90% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien
psychosocial et nutritionnel
1 717 844 1 805 084 1 880 099 1 956 430 1 996 212 9 355 669 4,28
PRODUIT 3.4.1: 90% des PVVIH dénutries bénéficient d’un appui
nutritionnel
1 352 052 1 434 789 1 514 187 1 583 063 1 655 995 7 540 086 3,45
PRODUIT 3.4.2: 80% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien
psychologique, mental et social
365 791 370 296 365 912 373 367 340 217 1 815 582 0,83
EFFET 3.5: 80 % des structures de soins ont les capacités
requises et offrent aux PVVIH des prestations de qualité
5 463 816 158 660 444 32 954 5 463 1 520 483 0,69
PRODUIT 3.5.1: 100% des sites de PEC quantifient leurs besoins
en réactifs, en ARV et en médicaments contre les IO et les IST
54 980 54 980 27 490 137 451 0,06
Produit 3.5.2 : 95% de sites de prise en charge ne connaissent
pas de rupture de stock (réactifs, ARV, médicaments contre les
IO et IST)
5 463 5 463 5 463 5 463 5 463 27 317 0,01
Produit 3.5.3 : 100% des BDS disposent des superviseurs
compétents pour offrir la supervision, le coaching et l’encadrement
des structures de PEC des PVVIH.
5 714 5 714 0,00
Produit 3.5.4 : 100 % des BDS et des structures de prise en
charge disposent des infrastructures pour le stockage des
médicaments et autres intrants selon les normes.
750 000 600 000 1 350 000 0,62
4 Impact 4. Les conditions de vie d’au moins 80% des
personnes infectées et affectées par le VIH et sida et
démunies sont améliorées d’ici à 2022
1 279 947 1 579 279 1 363 035 1 304 304 1 286 393 6 812 957 3,11

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Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Effet 4.1 : Au moins 90% des personnes affectées ou infectées
par le VIH ont leurs droits humains respectés
162 272 214 996 145 544 145 544 145 544 813 900 0,37
Produit 4.1.1 : 70% des personnes infectées ou affectées par le
VIH/SIDA bénéficient d’une protection juridique
80 562 128 286 63 835 63 835 63 835 400 351 0,18
Produit 4.1.2 : 90% des personnes âgées de 15-49 ans expriment
des attitudes de tolérance à l’égard des personnes infectées ou
affectées par le VIH/SIDA
81 710 86 710 81 710 81 710 81 710 413 549 0,19
Effet 4.2 : 80% des PVVIH sous ARV démunies disposent d’une
autonomie financière
149 490 471 711 324 919 266 187 248 277 1 460 584 0,67
Produit 4.2.1 : 80% des PVVIH sous ARV démunies et 80% d’OEV
ont un revenu leur permettant de se prendre en charge
149 490 471 711 324 919 266 187 248 277 1 460 584 0,67
Effet 4.3 : 90% des OEV et 70% des ménages d’OEV ont une
situation de vulnérabilité sociale atténuée
968 185 892 572 892 572 892 572 892 572 4 538 473 2,07
Produit 4.3.1 : 90 % d’OEV en situation de précarité bénéficient de
services sociaux de base (scolarisation, santé, logement, …)
782 466 706 853 706 853 706 853 706 853 3 609 877 1,65
Produit 4.3.2: 70 % de ménages d’OEV en situation de précarité
bénéficient d’un assistance et d’une protection sociale
185 719 185 719 185 719 185 719 185 719 928 596 0,42
5 Impact 5. La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida
est efficace, efficiente et performante, dans le respect des
« Three one »
1 610 543 2 220 830 1 943 506 1 649 264 1 717 028 9 141 171 4,18
Effet 5.1 : Les mécanismes de coordination multisectorielle et
thématique sont opérationnels à tous les niveaux
1 032 157 1 248 427 1 334 061 1 073 378 1 141 143 5 829 167 2,66
Produit 5.1.1 : Le SEP/CNLS est une structure pérenne de l’État,
doté d’une autonomie de gestion
54 044 24 865 17 365 106 683 134 879 337 836 0,15
Produit 5.1.2 : Le SEP/CNLS dispose des moyens humains,
matériels et financiers pour assurer la coordination de la réponse
nationale au VIH
301 023 475 301 293 355 293 355 335 301 1 698 336 0,78
Produit 5.1.3 : La coordination de la réponse communautaire est
définie et mise en place
66 415 66 415 66 415 66 415 66 415 332 075 0,15
Produit 5.1.4 : La coordination multisectorielle est assurée et
décentralisée
65 727 122 208 65 727 65 727 63 350 382 740 0,17
Produit 5.1.5 : La coordination thématique est assurée 40 523 41 962 40 523 40 523 40 523 204 054 0,09

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67

Réf. IMPACT/EFFET/PRODUIT Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2022 TOTAL %
Produit 5.1.6 : Le PNLS/IST est renforcé dans ses capacités de
coordination et de mise en œuvre de la réponse du secteur de la
santé.
504 425 517 675 850 675 500 675 500 675 2 874 126 1,31
Effet 5.2 : Le système d’information sanitaire de routine (VIH) est
renforcé et opérationnel
302 920 430 523 302 920 302 920 302 920 1 642 203 0,75
Produit 5.2.1 : Les documents des normes des systèmes
d’information sont produits et diffusés
10 989 10 989 0,01
Produit 5.2.2 : Le système de gestion des informations VIH/sida
et IST est renforcé et opérationnel
302 920 419 534 302 920 302 920 302 920 1 631 214 0,75
Effet 5.3 : Le système de surveillance du VIH Sida est renforcé et
opérationnel
22 938 258 292 22 938 22 938 22 938 350 042 0,16
Produit 5.3.1 : Les rapports de surveillance sentinelle du VIH sont
disponibles chaque année
22 938 27 969 22 938 22 938 22 938 119 719 0,05
Produit 5.3.2 : Les résultats
(études /recherches/évaluations et enquêtes) sont
disponibles et utilisés pour la prise de décision
230 323 230 323 0,11
Effet 5.4 : Les résultats et les interventions du programme
national sont connus par les populations
9 324 6 824 6 824 6 824 6 824 36 621 0,02
Produit 5.4.1 : Les résultats en matières de VIH /SIDA sont
disséminés à travers différents canaux d’information.
9 324 6 824 6 824 6 824 6 824 36 621 0,02
Effet 5.5 : Un système de planification axé sur les résultats est mis
en place et opérationnel à tous les niveaux
243 204 276 764 276 764 243 204 243 204 1 283 138 0,59
Produit 5.5.1 : Un plan annuel consolidé(PAC) de tous les
intervenants en matière du VIH est disponible
243 204 276 764 276 764 243 204 243 204 1 283 138 0,59
TOTAL GENERAL 46 220 995 42 324 344 42 440 630 42 723 572 45 068 642 218 778 184 100,00

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15.MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATÉGIQUE.
15.1. Le cadre institutionnel
La mise en œuvre du plan stratégique 2018-2022 se fera à travers un cadre institutionnel et
organisationnel au niveau central et décentralisé mis en place et qui aujourd’hui opérationnel
Au niveau central
– Le SEP/CNLS
Ce cadre est assuré par l’organe de coordination nationale qui est le CNLS dont la structure
technique est le Secrétariat Exécutif Permanant (SEP). Le CNLS donnera les orientations
nécessaires dans le cadre de la lutte contre les VIH/SIDA et les IST. Le SEP assurera la
coordination et le suivi des interventions sous l’Autorité du Ministre de la Santé Publique et de la
Lutte contre le Sida. Il rend compte aux 2 autres organes du CNLS que sont le comité exécutif du
CNLS et l’Assemblée générale, dont la présidence est respectivement assurée par le Ministre
ayant la Lutte contre le Sida dans ses attributions et le Président de la République.
– Le PNLS/IST
Le Programme national de Lutte contre le sida et les IST est mis en place pour coordonner la
réponse médicale dans son ensemble y compris les aspects de prévention. Il interagit avec le
niveau opérationnel par le biais des BPS, des BDS et des formations sanitaires.
– Les autres programmes et structures du MSPLS
Le SEP/CNLS et PNLS/IST collaboreront étroitement avec les autres programmes et structures
du MSPLS dans le cadre de l’intégration de la réponse et du développement des synergies et de
la complémentarité d’actions. Il s’agit notamment du PNSR dans le cadre de l’eTME et de
l’intégration avec la santé de la Reproduction, le PNILT dans le cadre de la gestion de la
coïnfection TB/VIH , le PRONIANUT dans le cadre de l’appui nutritionnel aux PVVIH et le
DSNIS dans la gestion de l’information sanitaire relative au VIH, l’INSP dans les activités de
laboratoire et de recherche, le CNTS dans le cadre de la sécurité transfusionnelle face au VIH ,
de la Centrale d’achat des médicaments essentiels du Burundi CAMEBU) pour la gestion et la
distribution des intrants ainsi que de la cellule du PBF qui valorise certains indicateurs VIH.
Les Unités sectorielles de lutte contre le sida.
Les différents secteurs du gouvernement mettront en œuvre la réponse sectorielle destinée à la
lutte contre le sida au sein du personnel du secteur et envers la population cible de ce secteur
Chaque ministère ainsi que les grandes institutions publiques comme le parlement, l’université et
les entreprises para étatiques ont mis en place des unités sectorielles et développé des plans qui
seront l’émanation du plan stratégique national et dont les résultats alimenteront la réponse
globale du pays

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– Les réseaux de la société civile
Souvent formées sur base de leur communauté d’intérêt ( les PVVIH, les femmes ,les jeunes, les
populations clé ,les confessionnels, les acteurs communautaires , les prestataires dans la prise en
charge globale, les acteurs communautaires , les organisation de protection des vulnérables
comme les OEV , handicapés, populations clé…), les organisations de la société civile sont
regroupées en plusieurs réseaux actifs dans le plaidoyer en faveur de la lutte contre le VIH et
sida ainsi que dans l’offre de services divers de prévention , de prise en charge et de soutien en
appui au système public.
– Les partenaires
Plusieurs partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux contribuent dans la
mise en œuvre de la riposte. Ils sont regroupés dans le groupe thématique ONUSIDA ; ils
agissent également dans le cadre de l’appui technique et financier direct aux programmes et aux
organisations prestataires de service dans le cadre du CPSD qui constitue un cadre formel de
validation des stratégies.
L’Instance Nationale de Coordination des ressources du Fond Mondial.
Le Fonds mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est un important bailleur
de la lutte contre le sida au Burundi. L’ICN est un organe de suivi stratégique de la riposte en
même temps que les 2 autres pathologies concernées, la tuberculose et le paludisme.
-Au niveau décentralisé
Au niveau décentralisé, la coordination et le suivi des interventions de lutte contre le VIH et sida
sont assurée par les Comités Provinciaux de Lutte contre le VIH et sida. Ces entités
multisectorielles sont présidées par le gouverneur de province et comprennent les principaux
secteurs publics clé, les organisations de la société civile et les confessions religieuses, les
représentants des bénéficiaires ainsi les principaux partenaires techniques et financiers.
15.2. Processus de mise en œuvre
La mise en œuvre du PSN 2018-2022 sera assurée par le secteur public, le secteur associatif et le
secteur privé. Au niveau du secteur public, les différentes entités du Ministères de la Santé et de
la Lutte contre le VIH et sida assureront la coordination des interventions. Il s’agit du
Programme National de Lutte contre le sida et les IST qui assurera la coordination et la mise en
œuvre des interventions dans le domaine de la santé, le programme National de Nutrition qui
cordonnera le volet nutrition, le programme de santé de la reproduction qui assurera la
coordination du volet santé reproductive.
Le secteur associatif prendra en charge le volet non santé et les interventions se feront à travers
les associations communautaires.

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15.3. Plan de mise en œuvre
La mise en œuvre du plan se fera à travers le plan opérationnel, les plans provinciaux, les plans
sectoriels et les plans d’action annuels.
Le plan opérationnel : Le plan opérationnel est la déclinaison des stratégies en activités
budgétisées. Il permet d’apprécier les différentes interventions, le chronogramme de lise en
œuvre, le budget annuel et le budget sur les 5 ans.
Les plans provinciaux : Les plans provinciaux qui seront élaborés à partir du PSN 2018-2022 et
du plan opérationnel regrouperont toutes les interventions de lutte contre le VIH et sida de
chaque province. Ces plans seront élaborés avec le coordonnateur provincial de lutte contre le
VIH et sida et en prenant en compte les spécificités de chaque province. Les indicateurs des
plans provinciaux de lutte contre le VIH et sida et les IST seront élaborés à partir des données
démographiques, épidémiologiques des provinces. Au total, le pays devrait disposer de 18 plans
provinciaux qui pourront servir d’outil de mobilisation des ressources pour des financements
additionnels au niveau local.
Les plans sectoriels : A partir du plan stratégique, chaque secteur identifiera les interventions
qui sont liées à son domaine pour élaborer son plan d’action sectoriel. Ces plans sectoriels seront
budgétisés et permettront aux différents secteurs de définir le budget. Ce document pourra servir
d’outil de mobilisation de ressources sectorielles qui pourrait être soumis aux partenaires pour
des financements additionnels.
Les plans d’actions annuels : En début de chaque année, les différentes structures de mise en
œuvre du PSN 2018-2022, élaboreront des plans d’actions annuels budgétisés avec les différents
indicateurs.
15.4. LE CADRE DE SUIVI ET DE L’EVALUATION
Le suivi évaluation du PSN 2018-2022 se fera à travers un cadre de référence basé sur les 12
composantes d’un système de suivi et évaluation fonctionnel recommandées au niveau
international.
L’objectif de ce cadre est de permettre au système de suivi évaluation du pays de générer à tout
moment les informations sur la mise en œuvre des interventions pour orienter les prises de
décisions. Le cadre de suivi évaluation des interventions sera guidé par un cadre de performance
et un plan de suivi évaluation.
-Le plan de suivi et évaluation
Ce plan décrira le mécanisme de collecte des données et information, le circuit d’acheminement
des informations du niveau périphérique au niveau central, le processus de compilation et

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d’analyse des données et information transmises, le plan de diffusion des données et
informations analysées et le dispositif de rétro information.
-Le cadre de performance du PSN
Le cadre de performance est basé sur la chaine de résultat. Le cadre de performance est constitué
par les indicateurs Objectivement vérifiables sur chaque niveau de chaine de résultats c’est-à-
dire, les indicateurs qui concrétisent et qui vérifie d’une manière objective si les impacts et les
effets ont été réalisé et à quel niveau de réalisation. Ce cadre de performance montre également
les cibles de chaque indicateur à atteindre pour chaque année.

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Annexe :
PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1 Impact 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit de 20% dans la population générale et dans les groupes les plus exposées au risque VIH d’ici à 2022
1.1 EFFET 1.1: Le taux de transmission sexuelle du VIH est réduit dans la population générale adulte et chez les jeunes de 15 à 24 ans
1.1.1 Produit 1.1.1: 90% des jeunes et des adultes ont des connaissances approfondies sur les voies de transmission et les modes de prévention du VIH
1.1.1.1 Elaborer un plan synergique de
communication pour accompagner les
activités VIH
Atelier tous les 2 ans de 5 jours
réunissant 30 personnes
1.1.1.2 Documenter les messages et supports de
communication existants et les adapter
aux spécificités des différentes catégories
de population ( adultes, jeunes et
population clés)
Atelier tous les 2 ans de 3 jours
réunissant 30 personnes
1.1.1.3 Produire chaque année 54 spots
radiophoniques adaptés aux jeunes, aux
adultes et aux groupes cibles en 3
langues
Contrat avec une maison
spécialisée dans la production des
spots pour élaborer 54 spots en trois
langues, soit 162 spots par an
1.1.1.4 Contractualiser 3 stations-radios les plus
écoutées et 3 radios communautaires
pour diffuser chaque année 54 spots
radiophoniques adaptés aux jeunes, aux
adultes et aux groupes ciblés en 3
langues
Cantrat annuel avec 6 radios
(350fbu/sec*90 sec*3
passage/jour*5jours*162 spots)
1.1.1.5 Organiser 1 émission radiophoniques par
thématique par semestre pendant 5 ans
(Thème: prévention du VIH, la promotion
du dépistage du VIH et des IST, de la TB,
la éTME/PCIME, la SR, et la CPN précoce
/ CPoN, allaitement maternel, les
violences sexuelles et basées sur le genre
– VSBG)
Honoraires du journaliste, 1
technicien et de 3 invités

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.1.6 Appuyer le fonctionnement de la ligne
d’écoute et d’aide à distance existante
Contribuer dans le fonctionnement
de la ligne verte en payant la
location des bureaux, l’acquisition
des équipement informatique, la
maintenance des équipements, la
fournitures des consommables de
bureau, le gardienage des bureaux,
les fournitures d’eau et
d’éléctricité,…
1.1.1.7 Payer les salaires des écoutants de la
ligne vertes
Payer les salaires de 10 écoutants
de la ligne verte
1.1.1.8 Renforcer les capacités des écoutants de
la ligne verte
Formation annuelle de 3 jours pour
10 écoutants
1.1.1.9 Renforcement des capacité/Formation du
staff national sur la gestion
communautaire du VIH en raison de 5
staff par an pendant 5 ans
Formation à l’étranger de 5
personnes par an pendant 10 jours
1.1.1.10 Organiser des causeries éducatives par
trimestre pour toucher des jeunes PE du
milieu scolaire et extra-scolaire sur le
VIH/TB, la SR, les droits humains (pour
promouvoir le modèle positif de la
masculinité), violence sexuelle et basées
sur le genre (VSBG).
Réunion trimestrielle de 10 PE par
commune
1.1.1.11 Mener une étude nationale de
séroprévalence et de surveillance des
comportements face au VIH au Burundi
chez les populations à haut risque à VIH:
IBBS
Contrat de 2 consultants
internationaux et de 2 consultants
nationaux pendant 75 jours
Honoraire du comité de pilotage
Atelier validation de 2 jours pour 50
personnes
1.1.1.12 Contractualiser mensuellement 1
opérateur de téléphonie mobile pour la
diffusion des messages thématiques
(prévention du VIH/IST/sida/TB/ CPN, PF,
Contrat mensuel avec un opérateur
de télephonie mobile

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
VSBG, promotion des droits humains) en
faveur des jeunes et autres groupes
cibles
1.1.1.13 Coordonner l’utilisation des TIC pour la
diffusion des messages.
Frais de déplacement trimestriel du
comité multisectoriel de validation et
de suivi des messages (15
personnes)
1.1.1.14 Organiser des supervisions formatives
pour pérenniser la paire éducation et
renforcer les compétences des
prestataires des centres pour jeunes &
les CDS amis des jeunes conformément
aux besoins des jeunes.
Supervision formative trimestrielle
de 3 personnes et 1 chauffeur
pendant 5 jours
1.1.1.15 Elaborer et valider le guide d’information
et d’éducation en matière d’accès aux
services VIH
Contrat de 20 jours d’un consultant
local pour l’élaboration du guide
Frais de déplacement du comité de
pilotage (15 personnes)
Atelier de validation d’une journée
pour 50 personnes
1.1.1.16 Multiplication et diffusion du guide
d’information et d’éducation en matière
d’accès aux services VIH
Contrat avec une imprimerie pour la
multiplication du guide (1500 copies)
1.1.1.17 Mobilisation des acteurs clés au niveau de
chaque Province en matière du VIH pour
renforcer leur implication dans la réponse
au VIH
Réunion trimestrielle de 40 acteurs
clés dans chaque province

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.1.18 Renforcer les Activités de prévention du
VIH et la promotion des bonnes valeurs
de la culture burundaise au près des
jeunes à travers les interventions de
l’OPDAS
Atelier annuel de 1 journée
réunissant 5 jeunes leaders par
province
1.1.1.19 Organiser annuellement la célébration de
la journée mondiale de lutte contre le
SIDA
Atelier média, synérgie des média et
célébration officielle
Produit 1.1.2: 90% des jeunes et des adultes utilisent le préservatif pour se protéger du VIH et des IST et y ont un accès facile.
1.1.2.1 Opérationaliser le comité national de
gestion des préservatifs pour assurer le
suivi qualitatif et quantitatif régulier des
achats et stocks des intrants de
prevention.
Réunion trimestrielle de 15
personnes
1.1.2.2 Rendre disponibles les intrants de
prévention au niveau des points chauds
Descente trimestrielle (1 cadre du
BDS et 1 chauffeur) pour
approvisionner en préservatifs
1.1.2.3 Acquérir les préservatifs masculins pour
les jeunes et les adultes
Achat de 70 558 121 préservatifs
sur 5 ans
Produit 1.1.3: 90% des jeunes et adultes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique.
1.1.3.1 Renforcer les capacités des structures de
santé sur l’analyse du rendement de
dépistage et sur les différentes nouvelles
approches du dépistage à base
communautaire (l’autotest, dépistage
indexé, dépistage en stratégie avancée)
avec accent particulier sur les jeunes,
femmes en âge de procréer et les
populations à haut risque d’infection
Atelier annuel de renforcement des
capacités à l’intention de 2
personnes/BDS pendant 2 jours

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.3.2 Assurer chaque année une supervision
trimestrielle sur la qualité de dépistage en
stratégie mobile et fixe au niveau des
FOSA
Descente trimestrielle conjointe
(PNLS/IST, INSP et BDS), soit 3
personnes + 1 chauffeur pendant 5
jours en 4 axes
1.1.3.3 Acquérir des intrants de dépistage du VIH
chez les jeunes et les adultes
Achat de 8617 kits de dépistage en
2018, 9996 en 2019, 11445 en
2020, 12962 en 2021 et 14559 en
2022
1.1.3.4 Acquérir des tests de confirmation du VIH
chez les jeunes et les adultes
Achat de 259 kits de confirmation en
2018, 300 en 2019, 343 en 2020,
389 en 2021 et 437 en 2022
1.1.3.5 Constitution d’un Panel de serum pour la
validation des tests de dépistage de VIH
Phase 1. Formation des labolantins
des CDV ( de 2 jour avec 60
participants)
Phase 2. collecte des échantillons:
12 vehicules (3 vehicules par région
avec en moyenne 60l aller et retour
et 25 l/j*5 de circulation locale)
Phase 3.:Motivation de 2 laborantins
de l’INSP
1.1.3.6 Mettre à jour des directives de dépistage
du VIH
Retraite de 5 jours pour 25
personnes clés
Atelier de validation d’une journée
pour 50 personnes
1.1.3.7 Multiplication du document des directives
de dépistage du VIH
Contrat avec une imprimerie pour la
multiplication du document (1500
copies)

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.3.8 Introduire et mettre progressivement à
l’échelle le dépistage en stratégie de
l’autotest.
* Formation de 46 Superviseurs des
BDS (points focaux VIH)
* Appuyer les supervisions
formatives trimestrielle des 46
superviseurs au niveau des FOSA (
perdiem 1/2 jrn, carburent)
* Appuyer le coaching des PE des
KP par les superviseurs ( perdiem
1/2 jrn, carburent)
– Campagne d’information et de
mise à l’echelle (perdiems de 60
personnes du niveau central, groupe
d’animation niveau local, spots, frais
de préparation 6)
1.1.3.9 Assurer mensuellement le transport des
échantillons indéterminés
Descente mensuelle d’une journée
d’un cadre et d’un chauffeur par
BPS
1.1.3.10 Rendre disponible les kits de l’auto test Achat de 253 en 2019, 259 en 2020,
264 en 2021 et 272 en 2022
Produit 1.1.4: Augmenter de 20% le taux des hommes de 15-49 ans circoncis en milieu de soins
1.1.4.1 Elaborer un document de directive sur la
pratique de la circoncision non
chururgicale.
Retraite de 5 jours pour 15
personnes clés pour l’élaboration
des directives.
Atelier de validation des directives
pendant une journée pour 45
personnes
1.1.4.2 Multiplication du document de directive
sur la pratique de la circoncision
masculine
Contrat avec une imprimerie pour
multiplier 1500 copies
1.1.4.3 Initier et mettre à l’echelle de la
circoncision non chirurgicale par la
formation des prestataires sur la pratique
Formation d’un pool national de 8
formateurs (2 formateurs par région)
pendant 5 jours

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
de la circoncision: formation des
formateurs
1.1.4.4 Initier et mettre à l’echelle de la
circoncision non chirurgicale par la
formation des prestataires sur la pratique
de la circoncision: formation des
prestataires
Formation annuelle des 92
prestataires (2 personnes par BDS)
pendant 3 jours
1.1.4.5 Rendre disponible les kit pour la
circoncision non chururgicale.
Acquisition de 78025 kits de
circoncision non chirurgicale
1.1.4.6 Assurer la circoncision à 78 025 jeunes et
adultes en âge de procréer d’ici à 2022
Motivation des prestataires
Produit 1.1.5: 100% des cas de violence sexuelle déclarés sont pris en charge
1.1.5.1 Former les professionnels des médias sur
la lutte contre les VSBG
Atelier annuel de 30 personnes
pendant 3 jours
1.1.5.2 Sensibiliser les leaders communautaires,
les religieux, les administratifs, OSC et les
victimes sur les droits humains, VIH et les
VSBG.
Atelier régional annuel d’une journée
à l’intention de 50 participants par
région
1.1.5.3 Organiser un atelier média, conjointement
avec le Ministère de la solidarité dans le
cadre des activités de la campagne de 16
jours d’activisme contre les VSBG
Atelier annuel de 60 participants
pendant une journée
1.1.5.4 Renforcement des capacités des équipes
cadre de district et de province sur les
droits humains, la discrimination et les
stigmatisations des populations clé et les
VSBG
Atelier annuel de formation de 70
personnes pendant 2 jours
1.1.5.5 Organiser des supervisions formatives
conjointes pour améliorer la PEC des
VSBG dans les structure de soins.
Descente annuelle de supervision
de 16 personnes en 4 équipes
(équipe/région) pendant 3 jours

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.5.6 Appuyer la PEC psychosociale, la
réinsertion socio-économique et
l’accompagnement juridique/judiciaire des
victimes des VBSG
1 session par an de 30 survivants
pendant 3 jours et par province,
soit 18 sessions par an qui vont
toucher 540 survivants
1.1.5.7 Renforcer le système de monitoring et
dénonciation des cas de VSBG
Achat d’une carte de recharge de 2
000 FBU par trimestre à 2 914
volontaires de la CRB
Carburant et frais de mission d’un
cadre du BDS et 1 chauffeur pour le
suivi trimestriel
1.1.5.8 Mener une étude sur la situation des
VSBG et droits humains en matière de
lutte contre le sida au Burundi
Contrat d’un consultant international
et d’un consultant national pendant
30 jours
Atelier de validation de l’étude d’une
journée pour 30 participants en 2019
1.1.5.9 Opérationnaliser l’équipe d’analyse des
cas des VSBG en lien avec le VIH/SIDA et
IST.
Descente semestrielle de
supervision de 3 personnes et 1
chauffeur pendant 5 jours
1.1.5.10 Acquisition des kits de prise en charge
des cas de VSBG
Achat de 3152 kits chaque année
Produit 1.1.6 : Augmenter de 15% les cas des IST qui sont dépistés et traités selon l’approche syndromique dans la population en générale.
1.1.6.1 Elaborer un guide simplifié de prévention
des IST au niveau communautaire
Consultant national pendant 15 jours
Atelier de validation de 45
personnes
1.1.6.2 Multiplier et diffuser un guide simplifié de
prévention des IST au niveau
communautaire
Contrat avec une imprimerie (1500
copies)
1.1.6.3 Renforcement des capacités des ASC/PE
sur la prévention des IST au niveau
communautaire
Formation de 2 jours à l’intention de
639 ASC (1 ASC par GASC)
1.1.6.4 Multiplier et diffuser le manuel et
l’algorithme de prise en charge
syndromique des IST
Imprimer 1500 algorithmes et 1500
manuels

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.1.6.5 Former les prestataires sur le manuel de
PEC syndromique des IST
Formations de 5 jours à l’intention
des prestataires des FOSA et de
l’ECD, soit 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes
1.1.6.6 Rendre disponible les médicaments
contre les IST
Acquisition des médicaments pour
99424 épisodes en 5 ans
1.1.6.7 Multiplier et diffuser les supports
didactiques de traitement des IST
Contrat avec une imprimerie pour la
multiplication de 1500 affiches (1 par
FOSA) et 3200 dépliants (5 par
GASC)
Effet 1.2: La transmission du VIH par voie sanguine et par les accidents d’exposition au sang sont réduits à 0%
Produit 1.2.1: 100% des poches de sang collectées sont testées aux quatre marqueurs (VIH, Syphilis, Hepatite B et C)
1.2.1.1 Rendre disponible les intrants pour le test
aux quatre marqueurs.
100000 poches de sang en
2018,120000 poches en 2019 ,
130000 poches en 2020 ,140000
poches et 150000 poches seront
testés avec un prix unitaire par
poche de 21, 3 USD
1.2.1.2 Appuyer le processus du rendu des
resultats des donneurs au niveau du
CNTS et des CRTS
Descente trimestrielle de deux jours
d’un cadre et d’un chauffeur au
niveau du CNTS et des CRTS (3)
1.2.1.3 Former les techniciens pour la
maintenance des équipements.
Formation annuelle de 15 personnes
pendant 3 jours
1.2.1.4 Contractualiser les services de
maintenance des équipements
biomédicaux
Contrat de maintenance avec des
maisons spécialisées
Produit 1.2.2 : 100% des cas d’Accident d’Exposition au Sang sont PEC selon le protocole national
1.2.2.1 Elaborer un manuel de biosécurité Contrat d’un consultant international
et d’un consultant national pendant
20 jours
Atelier d’élaboration du manuel de 5
jours pour 20 personnes clés
Atelier de validation d’une journée
pour 50 personnes en 2019

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.2.2.2 Multiplier et vulgariser le manuel de
biosécurité
Contrat avec une imprimerie pour la
multiplication de 1500 manuels
1.2.2.3 Former et recycler le personnel sur la
gestion des déchets biomédicauxen milieu
de soin : formation des formateurs
Formation de 60 personnes pendant
3 jours en 2 sessions en 2019
1.2.2.4 Former et recycler annuellement le
personnel sur la gestion des déchets
biomédicauxen milieu de soin : formation
des prestataires
Formation de 25 prestataires par
BDS pendant 3 jours sur 5 ans
1.2.2.5 Acquisition des ARV pour la prophilaxie
post exposition aux liquides biologiques
Acquisition de 300 kits de
prophilaxie chaque année
Effet 1.3 : 90% des populations clés (Professionnelles de sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les utilisateurs des drogues injectables) et 90% des populations vulnérables
(les détenus, les pêcheurs et les miniers) ont des connaissances approfondies sur le VIH et utilisent le préservatif systématiquement lors des rapports sexuels avec leurs clients et/ou partenaires
occasionnels
Produit 1.3.1 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables (détenus, pêcheurs et les miniers) ont des connaissances approfondies sur les voies de transmission
et les modes de prévention du VIH et les IST.
1.3.1.1 Renforcement des capacités de 660 PE
des populations clés dans les zones de
concentrations sur la prévention du VIH/
Sida, les IST ainsi que la coïnfection TB
VIH par la paire éducation
Atelier de 2 jours pour 660 pairs
éducateurs tous les 2 ans (30
PE/province) dans 11 provinces à
forte concentration
1.3.1.2 Doter annuellement les pairs éducateurs
des matériels pour les missions de
sensibilisation
Achat de 660 kits de sensibilisation
(registre, cartable et stylo)
1.3.1.3 Frais mensuels de déplacement des pairs
éducateurs sur présentantion du rapport
au CDS
Payer les frais de déplacement des
pairs éducateurs
1.3.1.4 Organiser des réunions annuels
d’évaluation des activités des PE des
populations clés au niveau des provinces
Réunion annuelle d’une journée
dans chaque province de 60
participants
1.3.1.5 Créer et équiper un centre national de
référence pour l’accès aux services de
santé spécifique aux UDI (désintoxication,
dépistage VIH/TB/Hépatites, traitement
ARV, réhabilitation)
Construire et équiper le centre en
2020

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.3.1.6 Assurer la rémunération du personnel du
centre national de référence pour l’accès
aux services de santé spécifique aux UDI
Payer le salaire mansuel du
personnel clés (conseillers,
médecins
1.3.1.7 Assurer le fonctionnement du centre
national de référence pour l’accès aux
services de santé aux UDI
Frais de fonctionnement annuel
1.3.1.8 Former les relais communautaires et des
pairs éducateurs sur le DIP, DIB,
l’autotest, dépistage indexé, dépistage en
strategie avancée, les aspects du
counseling, la PrEP et l’orientation des
cas
Formation d’une journée par an en
faveur de 660 PE, soit 22 sessions
de 30 personnes
Produit 1.3.2 : 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables (détenus, les pêcheurs et les miniers) utilisent le préservatif pour se protéger du VIH et des IST et y
ont un accès facile.
1.3.2.1 Acquisition des intrants de protection pour
les populations clés
Acquisition de 8178485 pièces
d’intrants de protection en 2018,
8584925 en 2019, 9006161 en
2020, 9450900 en 2021 et 9917600
en 2022
1.3.2.2 Acquérir des préservatifs masculins pour
les populations clés et vulnérables
Achat de 8228253 préservatifs en
2018, 8664353 en 2019, 9116429
en 2020, 10322601 en 2021 et
11236258 en 2022
1.3.2.3 Acquérir les préservatifs feminins pour les
populations clés et vulnérables
Achat de 298634 fémidoms en
2018, 313183 en 2019, 328260 en
2020, 344158 en 2021 et 360826 en
2022
Produit 1.3.3: 90% des populations clés (PS, HSH, UDI) et 90% des populations vulnérables (détenus, les pêcheurs et les miniers) connaissent leur statut sérologique.
1.3.3.1 Organiser semestriellement des séances
de dépistage mobile chez les populations
clés (PS, HSH et UDI) dans les provinces
à haute concentration
Descente semestrielle de dépistage
mobile d’une journée pour 3
prestataires et 1 chauffeur dans
chacun des 10 BPS concernées

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.3.3.2 Organiser semestriellement des séances
de dépistage du VIH en stratégie avancée
en direction des populations vulnerables
(miniers et pêcheurs) des districts de
Giteranyi, Mabayi, Rutana, Myanza-lac,
Rumonge, Bugarama, Kabezi, Isale,
Kirundo, Busoni, Kayanza.
Descente semestrielle de dépistage
en stratégie avancée d’une journée
pour 3 prestataires et 1 chauffeur
dans chacun des 11 BDS
concernées
1.3.3.3 Organiser semestriellement des séances
de dépistage du VIH en stratégie avancée
en direction des populations vulnerables
(les détenus des prisons de Mpimba,
Gitega, Rumonge, Bururi, Muramvya,
Muyinga et Ngozi
Descente semestrielle de dépistage
en stratégie avancée d’une journée
pour 3 prestataires et 1 chauffeur
dans chacun des 7 prisons
concernées
1.3.3.4 Adapter les outils de communication sur le
VIH, les IST chez les populations clés
Contrat d’un consultant national de
10 jours en 2019 pour adapter les
outils de communication
1.3.3.5 Multiplication des outils de communication
sur le VIH, les IST chez les populations
clés
Multiplication de 660 outils
1.3.3.6 Former les PE des populations clés sur le
guide de prévention des IST au niveau
communautaire
Session de formation de 30
participants chacune dans 10
provinces à forte concentration
pendant une journée par an
1.3.3.7 Acquisition des intrants de dépistage pour
les professionnels de sexe
Acquisition de 337 kits de dépistage
en 2018, 358 en 2019, 381 en 2020,
410 en 2021 et 430 en 2022
1.3.3.8 Acquisition des tests de confirmation du
VIH chez les professionnels de sexe
Acquisition de 236 kits de dépistage
en 2018, 251 en 2019, 267 en 2020,
287 en 2021 et 301 en 2022
1.3.3.9 Acqusition des intrants de dépistage chez
les MSM
Acquisition de 56 kits de dépistage
en 2018, 59 en 2019, 63 en 2020,
67 en 2021 et 78 en 2022

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
1.3.3.10 Acquisition des tests de confirmation du
VIH ches les MSM
Acquisition de 12 kits de dépistage
en 2018, 13 en 2019, 13 en 2020,14
en 2021 et 17 en 2022
IMPACT 2: Le risque de TME est réduit de 6,39% en 2016 à 2% en 2022
EFFET 2.1: Les nouvelles infections à VIH chez les femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans) sont réduites de 39% à 95% d’ici à 2022
Produit 2.1.1 : Le pourcentage des femmes enceintes dépistées en CPN1 passe de 80,2% en 2016 à 98% en 2022.
2.1.1.1 Organiser un atelier national préparatoire
de mobilisation des leaders
communautaires sur la fréquentation
précoce de la CPN
Atelier annuel préparatoire de 36
personnes (2 par BPS) pendant 2
jours
2.1.1.2 Organiser 18 ateliers provinciaux de
mobilisation des leaders communautaires
sur la fréquentation précoce de la CPN
Atelier annuel dans chaque BPS
réunissant 40 personnes pendant 1
journée
2.1.1.3 Assurer la gratuité des tests de
grossesses chez les femmes vues en
consultation
160382 tests de grossesse en 2018,
164873 tests 2019, 169489 tests
en 2020,174235 tests en 2021 et
179130 tests en 2022 avec un prix
unitaire de 0,3 USD
2.1.1.4 Acquisition des tests de confirmation du
VIH chez les femmes enceintes
Achat de 203 kits de confirmation en
2018, 211 en 2019, 219 en 2020,
228 en 2021 et 236 en 2022
Effet 2.2 : Le taux de grossesses non désirées chez les femmes séropositives est réduit de 70% d’ici à 2022
Produit 2.2.1 : 90% des structures publiques, associatives et privées de PEC du VIH intègrent l’offre des méthodes contraceptives modernes aux femmes séropositives au VIH en 2022
2.2.1.1 Former/Recycler les prestataires des
services PF sur la PEC du VIH
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 personnes
pendant 5 jours
Produit 2.2.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ en âge de procréer qui utilisent les méthodes de contraception moderne passe de 23% en 2015 à 60% en 2022.
2.2.2.1 Former les prestataires de PEC du VIH
sur la technologie contraceptive moderne
chez la femme VIH+
Formation théorique de 480
prestataires en 20 sessions de 24
participants pendant 6 jours en 2019

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.2.2.2 Organiser des stages pratiques des
prestataires formés sur la technologie
contraceptive dans le contexte du VIH
Formation pratique dans les sites de
stage de 480 prestataires en 20
sessions de 24 participants pendant
6 jours en 2019
2.2.2.3 Organiser les réunions de coordination
des Associations des femmes vivant avec
le VIH sur la paire éducation en PTME et
la technologie contraceptive moderne
Atelier annuel dans chaque BPS
regroupant 30 participants pendant
2 jours
2.2.2.4 Organiser des visites d’échanges
d’expérience des Associations des
femmes vivant avec le VIH sur la
technologie contraceptive moderne
Descente annuelle d’échange
d’expérience avec les autres
associations de 6 personnes/BPS
pendant 3 jours
Effet 2.3: Le pourcentage des femmes enceintes séropositives et des enfants nés des femmes séropositives reçevant le paquet de services pour éviter la transmission du VIH passe de 81,2% en
2016 à 98 % en 2022
Produit 2.3.1 : Le pourcentage des femmes enceintes testées pour le VIH en CPN dont les partenaires ont été testés pour le VIH est augmenté de 24,7% en 2015 à 60% en 2022
2.3.1.1 Organiser par BPS des ateliers de
renforcement des capacités des OBC sur
la promotion communautaire du dépistage
en couple du VIH pour les cellules
familiales des femmes enceintes.
Atelier tous les 2 ans dans chaque
BPS regroupant 30 représentants
des OBC pendant 2 jours
2.3.1.2 Organiser un atelier national d’échanges
sur les bonnes pratiques incitatives pour
les hommes à accompagner leurs femmes
pour les soins préventifs et curatifs sur le
VIH au niveau des FOSA.
Atelier tous les 2 ans regroupant 60
participants pendant 2 jours
Produit 2.3.2 : Le pourcentage des femmes VIH+ enceintes et allaitantes qui bénéficient des ARV dans le cadre de la PTME selon le Protocole national (option B+) passe de 81.2% (2016) à 98%
en 2022.
2.3.2.1 Former les prestataires des FOSA sur le
protocole de PTME
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 participants
pendant 5 jours
2.3.2.2 Acquisition des ARV pour les femmes
enceintes et allaitantes vivant avec le VIH
Acquisition des ARV pour 14841
femmes sous PTME sur 5 ans

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.3.2.3 Organiser des supervisions formatives sur
la mise en œuvre des protocoles
nationaux relatifs à la PTME: Niveau
central vers le niveau intermédiaire
Descente semestrielle de
supervision du niveau central pour 2
personnes + chauffeur pendant 5
jours
2.3.2.4 Organiser des supervisions formatives sur
la mise en œuvre des protocoles
nationaux relatifs à la PTME: Niveau
intermédiaire vers le niveau périphérique
Descente trimestrielle de
supervision du niveau intermédiaire
pour 2 personnes + chauffeur
pendant 3 jours
2.3.2.5 Mettre en place un système de parrainage
des provinces par le niveau central pour
faciliter la mise en oeuvre des protocoles
nationaux de PTME (Comité technique de
suivi de l’é-TME)
Mission de supervision annuelle de
2 personnes + chauff par BPS
pendant 4 jours
Produit 2.3.3 : 98% des enfants nés des mères VIH + beneficient d’une prophylaxie et d’un suivi selon les directives nationales
2.3.3.1 Multiplier et diffuser les algorithmes de
suivi des enfants exposés
Multiplication de 1200 algorithmes
2.3.3.2 Acquisition des ARV pour la prophylaxie
des enfants exposés
Acquisition des ARV prophylactique
à 29683 enfants sur 5 ans
2.3.3.3 Acquisition de la cotrimoxazole pour la
prophylaxie des enfants exposés
Acquisition cotrimoxazole pour la
prophylaxie à 29 683 enfants
exposés sur 5 ans
2.3.3.4 Acquérir des appareils portatifs pour PCR 1 appareil PCR par hôpital provincial
2.3.3.5 Acquérir des kits pour PCR en quantités
suffisantes.
6854 tests en 2018 ,7463 tests en
2019 , 8411 tests en 2020 ,10368
tests en 2021 et 11034 tests en
2022
2.3.3.6 Former/recycler les prestataires des
structures offrant la PTME sur les
techniques de diagnostic du VIH par des
tests rapides et sur le prélèvement sur
papiers buvard (DBS) pour le dépistage
précoce chez les nourrissons exposés au
VIH
Formation des prestataires des sites
PTME en 30 sessions de 30
participants chacune pendant 3
jours en 2019 et 2020

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.3.3.7 Etablir les contrats de maintenance des
appareils PCR.
Contrat de maintenance avec des
maisons spécialisées
2.3.3.8 Appuyer les districts sanitaires dans le
transport des échantillons et le rendu des
résultats PCR.
Descente mensuelle par BDS d’une
journée d’un cadre et d’un chauffeur
2.3.3.9 Introduire le SMS rapide pour améliorer le
rendu des résultats de la PCR
Frais d’abonnement de 1000
Fbu/mois/site PTME
EFFET 2.4: 98% des femmes enceintes bénéficient d’un dépistage et d’une prise en charge de la syphilis d’ici à 2022
Produit 2.4.1 :98% de femmes enceintes venues en CPN sont testées pour la syphilis selon les directives nationales
2.4.1.1 Aquisition des test duo syphilis-VIH 507878 tests en 2018, 527594 tests
en 2019 ,548016 tests en 2020
,569169 tests en 2021 et 591076
tests seront effectués avec un prix
unitaire de 2 USD par test
2.4.1.2 Former les prestataires sur la
manipulation des tests duo et la PEC de la
syphilis
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 participants
pendant 3 jours
PRODUIT 2.4.2: 100 % de femmes enceintes dépistées + à la syphilis et leurs partenaires/conjoints bénéficient d’une PEC selon les directives nationales.
2.4.2.1 Acquisition des médicaments pour la PEC
de la syphilis chez les femmes enceintes
et leurs partenaires
Acquisition de 1245 boîtes
d’extenciline 2,4MUI sur 5 ans
Effet 2.5 : 95 % du couple mère-enfant sous PTME ont recus des soins et soutien selon les directives nationales d’ici 2022
Produit 2.5.1 : 95% des femmes enceintes /allaitantes VIH+ bénéficient d’un suivi clinique, psychosocial, biologique et virologique selon les directives nationales
2.5.1.1 Assurer la motivation des médiateurs de
santé
Rémunération des médiateurs de
santé
2.5.1.2 Former les médiateurs de
santé/prestataires sur l’accompagnement
des femmes séropositives.
Formation de 450 prestataires des
sites PTME en session de 30
participants chacune pendant 3
jours
2.5.1.3 Former les hommes champions (PVVIH)
par commune pour la sensibilisation des
hommes à l’accompagnement et soutien
Formation de 10 hommes
champions par commune, soit 119
sessions de 10 participants pendant

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
des femmes enceintes et allaitantes pour
la PTME en 2019
une journée
2.5.1.4 Formation des Agents de santé
communautaire sur l’offre des services
integrés sur la SR/PTME au niveau
communautaire
Formation de 1200 ASC en 40
sessions de 30 participants chacune
pendant 2 jours
2.5.1.5 Organiser une campagne de
sensibilisation et de mobilisation sur la
PTME et la prise en charge pédiatrique
(OPDAS) dans chaque région par an
Campagne annuelle de 100
personnes par région
Produit 2.5.2 : 90% de femmes sous PTME éligibles bénéficient d’un appui nutritionnel.
2.5.2.1 Acquérir et distribuer les kits nutritionnels
aux femmes sous PTME
Achat de 1333 kits en 2018, 1385
kits en 2019, 1439 kits en 2020,
1494 kits en 2021 et 1552 kits en
2022
2.5.2.2 Organiser des ateliers de démonstration
culinaires
Organiser 1 atelier culinaire par
trimestre dans 826 sites PTME
Produit 2.5.3 : 90% des enfants éligibles sous PTME bénéficient d’une PEC nutritionnelle
2.5.3.1 Acquérir le lait maternisé pour les enfants
exposés en contre-indication à
l’allaitement maternel
Acquisition de 6744 boîtes de lait
maternisé en 2018, 6925 en 2019,
7118 en 2020, 7318 en 2021 et
7523 en 2022
2.5.3.2 Acquérir les kits nutritionnels adaptés aux
enfants sous PTME
Achat de 1333 kits en 2018, 1385
kits en 2019, 1439 kits en 2020,
1494 kits en 2021 et 1552 kits en
2022
Effet 2.6 : La couverture en ARV chez les enfants de 0 à 14 ans VIH+ passe de 37% en 2016 à 85% en 2022
Produit 2.6.1 : 98 % des enfants estimés VIH + sont testés pour le VIH d’ici à 2022
2.6.1.1 Assurer l’intégration du dépistage du VIH
dans la PCIMA et PCIME.
Atelier annuel de 70 personnes
pendant 2 jours
2.6.1.2 Formation des prestataires de la
PCIMA/PCIME sur le dépistage du VIH à
l’initiative du prestataire chez les enfants
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 participants
pendant 3 jours

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.6.1.3 Former / sensibiliser les ASC sur le
dépistage du VIH chez les enfants à
risque d’infection à VIH ( enfants
malnutris,enfants maladifs et enfants des
familles des PVVIH) .
Formation annuelle de 30 ASC par
BPS pendant 2 jours
Produit 2.6.2 : Le pourcentage des enfants de 0 à 14 ans VIH+ mis sous la thérapie ARV est augmenté de 37% en 2016 à 85% en 2022
2.6.2.1 Former les prestataires des sites
PTME/PEC sur la PEC pédiatrique du VIH
Formation de 1380 prestataires, soit
30 prestataires par BDS pendant 3
jours en 2018 et 2019
2.6.2.2 Acquérir les ARV pédiatriques pour les
enfants PVVIH
Acquisition des ARV pour 30575
enfants sous ARV sur 5 ans
2.6.2.3 Multiplier et diffuser les algorithmes de la
PEC pédiatrique du VIH.
Multiplier 1200 copies des
algorithmes, tableau des protocoles
et les aides mémoires
2.6.2.4 Assurer le mentorat clinique sur la PEC
pédiatrique du VIH.
Coaching/Formation sur le tas de 2
personnes (BPS et BDS) +
chauffeur dans chaque FOSA
pendant 1 jour /mois
Effet 2.7 : Suivi de la mise en œuvre du plan e-TME est assurée à 100%d’ici 2022
Produit 2.7.1. 100 % des BDS font une analyse des goulots d’étranglement des services PTME d’ici 2022
2.7.1.1 Formation d’un pool de formateurs
nationaux sur l’outil d’analyse des goulots
d’étranglement des interventions de PTME
Contrat avec un consultant national
pendant 15 jours pour appuyer
l’élaboration des microplans et la
formation d’un pool de formateurs
Formation de 46 cadres des BDS
pendant 3 jours
2.7.1.2 Organiser une mission de collecte
annuelle des données relatives au
monitorage amélioré pour action des
interventions en rapport avec la cascade
PTME au niveau des FOSA par les
responsables de CDS
Mission de supervision annuelle de
2 personnes + chauff par BDS

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.7.1.3 Organiser des ateliers d’analyse de goulot
et d’élaboration des microplan PTME dans
les BDS.
Atelier annuelle d’une journé avec
35 participants dans chaque BDS
Produit 2.7.2.le plan e-TME 2018-2022 est disponible
2.7.2.1 Elaborer un nouveau plan e-TME et son
plan opérationnel
Contrat avec un consultant
international et un consultant
national pendant 25 jours
Atelier d’élaboration de 5 jours pour
15 participants
Atelier de validation d’une journée
pour 60 participants
2.7.2.2 Ateliers semestriels régionaux de
coordination des intervenants dans l’e
TME
Atelier semestriel de 96 personnes
pendant 2 jours
2.7.2.3 Mener une étude sur l’estimation du taux
de transmission mère enfant du VIH
Contrat avec un consultant
international et un consultant
national pendant 25 jours,
Enquête de terrain pour 15
enquêteurs pendant 10 jours,
Saisie des données pour 2
personnes pendant 5 jours,
Atelier de validation d’une journée
pour 50 personnes
Produit 2.7.3 : L’évaluation des interventions e-TME 2018-2022 est assurée
2.7.3.1 Evaluer à mi-parcours le plan e-TME
2018-2022
Contrat avec un consultant
international et un consultant
national pendant 30 jours,
Collecte des données de terrain
dans les BDS pour 12 enquêteurs
pendant 10 jours,
Atelier de validation d’une journée
pour 60 personnes

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2.7.3.2 Faire une évaluation finale du plan e-TME
2018-2022
Contrat avec un consultant
international et un consultant
national pendant 30 jours,
Collecte des données de terrain
dans les BDS pour 12 enquêteurs
pendant 10 jours,
Atelier de validation d’une journée
pour 60 personnes
2.7.3.3 Conduire le processus de demande de
certification de l’élimination de la
Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
Collecte et validation des données
et des documents nécessaire à la
certification
2.7.3.4 Réunion trimestrielle du comité technique
de suivi de l’é-TME
Réunion trimestrielle de 20
personnes
2.7.3.5 Réunion annuelle du comité politique de
l’é-TME
Réunion annuelle de 60 personnes
IMPACT 3: La mortalité liée au VIH et au SIDA est réduite de 34% de 2018 à 2022
EFFET 3.1: La couverture des soins ARV de qualité est augmentée de 74% à 94% chez les PVVIH (60% à 85%chez les enfants de moins de 15 ans et de 75% à 95%chez les adultes)
PRODUIT 3.1.1: 95% des PVVIH adultes sont enrôlés au traitement ARV conformément aux directives nationales
3.1.1.1 Adapter le document de référence et
contre-référence pour les PVVIH entre les
services de dépistage et de PEC.
Atelier de 10 personnes clés
pendant 2 jours en 2019
3.1.1.2 Multiplication et diffusion du document de
référence contre référence
Multiplication de 1200 copies
3.1.1.3 Organiser un atelier de quantification et
revue du plan d’approvisionnement de 10
jours à l’intention de la sous-commission
nationale de quantification des intrants
VIH (ARV, Médicaments contre les IO et
intrants de laboratoire)
Session trimestrielle de
quantification à l’intention de 15
personnes pendant 5 jour/session
3.1.1.4 Acquisition les ARV de 1ère ligne pour
les adultes
Acquisition des ARV de 1ère ligne
pour 299 924 PVVIH sur 5 ans
3.1.1.5 Acquisition les ARV de 2ème ligne pour
les adultes
Acquisition des ARV de 2ème ligne
pour 9 276 PVVIH sur 5 ans

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92
PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.1.1.6 Acquisition les ARV de 3ème ligne pour
les adultes
Acquisition des ARV de 3ème ligne
pour 50 PVVIH sur 5 ans
3.1.1.7 Organiser une supervision clinique
formative sur la décentralistion
progressive du TARV et sur la mise en
oeuvre des nouvelles directives par la
délégation des tâches (mentoring) au
niveau des sites de PEC.
Descente trimestrielle par BDS de 1
cadre+chauffeur pendant 5 jours
3.1.1.8 Apporter un appui technique pour
accélerer le diagnostic du VIH, la PEC
médicale et le suivi des enfants nés des
mères séropositives,des adolescents
infectés au VIH, populations clées,
femmes enceintes séropositives et adultes
au niveau des sites de PEC du VIH.
Payer les salaires du personnel
impliqué dans la PEC des patients
3.1.1.9 Former et recycler les prestataires des
FOSA sur les directives nationales
d’utilisation pour la prévention et le
traitement ARV et leur plan de mise en
euvre.
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 personnes
chacune pendant 5 jours
3.1.1.10 Payer les frais relatifs aux prestations des
PVVIH (bilan initial ,hospitalisation
,consultation et bilan de suivi) assurées
par les structures de soins
PEC de 60523 PVIH en 2018,
64618 en 2019, 68315 en 2020,
71963 en 2021 et 75571 en 2022
3.1.1.11 Subventioner le transport mensuel des
échantillons pour le suivi biologique des
PVVIH suivis au niveau des CDS
Payer les frais de transport mensuel
des échantillons à 1000 CDS qui
n’ont pas de laboratoire
3.1.1.12 Réunion semestriel du comité nationale
thérapeutique de surveillance des
résistances
Atelier semestriel d’une journée pour
15 personnes
3.1.1.13 Elaborer et valider un plan et outils de
surveillance des résistances au traitement
ARV
Atelier d’élaboration de 5 jours pour
15 participants en 2019;
Atelier de validation de 30
personnes pendant 1 journée

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.1.1.14 Multiplier et diffuser les outils de
surveillance
Multiplication de 2000 outils
3.1.1.15 Renforcer les capacités des prestataires à
la surveillance des résistances
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 personnes
chacune pendant 3 jours
3.1.1.16 Mener une étude sur les résistances aux
ARV
Contrat avec un consultant national
pendant 30 jours;
30 enquêteurs pendant 10 jours;
5 personnes pour la saisie pendant
5 jours;
Atelier de validation de 1 journée
pour 30 personnes en 2020
3.1.1.17 Organiser des ateliers d’échange
d’expérience entre les FOSA les plus
performants et les moins performants
dans l’offre de services VIH
Atelier semestriel de 2 jours pour 22
personnes dont 10 niveau central
3.1.1.18 Elaborer les outils de contrôle de qualité
des services VIH
Atelier d’élaboration de 4 jours pour
15 participants en 2019;
Atelier de validation de 30
personnes pendant 1 journée
3.1.1.19 Multiplier les outils de controle de qualité
des services VIH
Multiplication de 1200 copies
3.1.1.20 Organiser des supervisions de controle de
qualité des services VIH
Supervision semestrielle de 3
personnes+ chauffeur pendant 4
jours par BDS
PRODUIT 3.1.2: 85%des enfants sont enrôlés au traitement ARV conformément aux directives nationales
3.1.2.1 Former les prestataires du public, privé et
associatifs sur la PEC pédiatrique
Former 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.1.2.2 Former et recycler les prestataires sur la
PEC psychosociale de l’enfant et de
l’adolescent
Former 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes chacune
pendant 5 jours
3.1.2.3 Acquisition des ARV de 1ère ligne pour
les enfants
Acquisition des ARV de 1ère ligne
pour 28 130 enfants sur 5 ans
3.1.2.4 Acquisition des ARV de 2ème ligne pour
les enfants
Acquisition des ARV de 2ème ligne
pour 2 446 enfants sur 5 ans
Produit 3.1.3 : 95% des PVVIH (adultes et enfants) bénéficient d’un suivi clinique, biologique et virologique de qualité
3.1.3.1 Elaborer une stratégie de mise à l’échelle
de la charge virale
Honoraires de 2 consultants
internationaux et 1 consultant
national pendant 30 jours, descente
de 10 personnes pendant 5 jours
dans les sites et un atelier de
validation d’une journée pour 40
personnes en 2018
3.1.3.2 Acquérir des appareils pour la charge
virale (POC)
Acheter un appareil point-of -care
pour la CV dans 5 BPS de la region
sud et centre est
3.1.3.3 Achat des réactifs pour la charge virale 36314 tests de CV en 2018,48464
tests en 2019, 61484 tests seronts
effectués, 66634 tests en 2021 et
72273 tes s en 2022avec un prix
unitaire par test de 23 USD
3.1.3.4 Assurer la maintenance des appareils
pour la charge virale
Signer un contrat de maintenance
pour 7 machines de la charge virale
( Prix unitaire est de 6 000 USD par
machine et par trimestre,
3.1.3.5 Payer les frais de transport des
échantillons de charge virale des sites de
PEC vers les centres de dosage de la
charge virale.
Descente mensuelle de 2 jours d’un
cadre du BDS+chauff

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.1.3.6 Former des techniciens de laboratoire et
autres agents des sites de prise en charge
sur les techniques de prélèvement et de
transport conditionné des échantillons de
charge virale.
Formation de 810 laborantins en 27
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours
3.1.3.7 Elaboration d’un manuel d’assurance
qualité du diagnostic biologique du VIH
Atelier de 5 jours pour 15 personnes
en 2019
Atelier de validation de 40
personnes pendant 1 journée
3.1.3.8 Assurer le contrôle de qualité des
analyses de laboratoire
Descente semestrielle
3.1.3.9 Etendre le système d’assurance qualité
au niveau des laboratoires
Descente semestrielle
3.1.3.10 Renforcer les capacités des laborantins
sur le système d’assurance qualité dans
les laboratoires
Formation de 540 laborantins en 18
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours
3.1.3.11 Doter les hôpitaux nationaux de chaîne
ELISA
Achat de 5 chaînes ELISA
3.1.3.12 Formation des utilisateurs des chaïne
ELISA
Formation de 15 laborantins en 1
session de 5 jours à l’intérieur du
pays
Effet 3.2:90% des PVVIH suivies présentant une IO bénéficient d’une PEC selon les directives nationales
PRODUIT 3.2.1: 90% des patients suivis ayant une coïnfection HépatiteB/VIH sont traités selon les directives nationales
3.2.1.1 Mener une étude sur la prévalence de la
coinfection VIH et HVC et/ ou HVB
Mener l’étude en 2019
3.2.1.2 Rendre disponible les intrants pour le
dépistage de l’hépatite B et C
Achat des 78 378 kits en 2018, 795
kits en 2019, 785 kits en 2020, 1505
kits en 2021 et 1308 kits en 2022
3.2.1.3 Acquisition de deux fibroscan pour le
CHUK et HPRC pour le suivi de l’évolution
de l’hépatite
Achat de 2 fibroscan
3.2.1.4 Formation à l’étranger sur l’utilisation du
fibroscan
Stage à l’étranger pour 2 personnes
pendant 15 jours

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.2.1.5 Achat des réactifs pour la mesure de la
charge virale des hépatites
Réaliser 7840 test en 2018, 795 en
2019, 655 en 2020, 155 en 2021 et
131 en 2022
3.2.1.6 Contractualisation avec un laboratoire
pour le génotypage de l’hépatite c
Réaliser 7840 test en 2018, 795 en
2019, 655 en 2020, 155 en 2021 et
131 en 2022
3.2.1.7 Achat des médicaments contre l’hépatite c Achat des médicaments pour 7840
test en 2018, 795 en 2019, 655 en
2020, 155 en 2021 et 131 en 2022
Produit 3.2.2 : 100%des patients séropositifs suivis souffrant des IO sont traités selon les directives nationales
3.2.2.1 Acquisition du cotrimoxazole sirop pour
les enfants PVVIH
Achat du cotrimoxazole sirop pour
19 331 enfants sur 5 ans
3.2.2.2 Acquisition du cotrimoxazole comprimé
(480 mg) pour les enfants PVVIH
Achat du cotrimoxazole comprimé
(480 mg) pour 21693 enfants sur 5
ans
3.2.2.3 Acquisition du cotrimoxazole comprimé
(960 mg) pour les adultes
Achat du cotrimoxazole comprime
(960 mg) pour 363181 adultes
3.2.2.4 Renforcer les capacités des prestataires
sur le dépistage des IO et IST
Former 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours
3.2.2.5 Achat des cartes d’assurance maladie
(CAM )
Achat des carte CAM à 10% des
PVVIH attendu chaque année
Produit 3.2.3 : 90% des patientes PVVIH suivies sont dépistées pour le cancer du col
3.2.3.1 Equiper les sites de PEC en matériels de
dépistage des lésions précancéreuses du
col de l’utérus
Equiper 60 structures en 2018, 120
en 2019, 180 en 2020, 240 en 2021
et 300 en 2022
3.2.3.2 Faire les frottis cervicaux à 15% des cas
suspect à l’examen direct
Réalisation de 6670 tests en 2018,
6773 en 2019, 6864 en 2020, 6959
en 2021 et 7056 en 2022
3.2.3.3 Traitement chirurgical de 5% cas suspects
en fonction du stade d’évolution du cancer
du col de l’utérus
Réalisation de 334 interventions en
2018, 339 en 2019, 343 en 2020,
348 en 2021 et 353 en 2022

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Produit 3.2.4 : 80% des patientes PVVIH présentant des lésions précancéreuses du col utérin sont traitées à la cryothérapie
3.2.4.1 Acquerir les appareils de cryothérapie
pour le traitement des lésions pré-
cancéreuses
Acquisition de 6 appareils de
cryothérapie
3.2.4.2 Acquérir 6 bombonnes et 1200 litres de
dioxide d’azote
6 bombonnes et 1200 litres de
dioxide d’azote
3.2.4.3 Recycler les infirmiers des sites de prise
en charge sur la technique d’inspection
visuelle à l’acide acétique ou lugol et sur
la méthode de prélevement d’un frottis
cervical ainsi que le traitement des lésions
précancereuses par Cryothérapie.
Former 1200 prestataires en 60
sessions de 20 personnes chacune
pendant 5 jours
3.2.4.4 Mener une étude sur la prévalence du
cancer du col de l’utérus chez les femmes
séropositives
Mener l’étude en 2019
EFFET 3.3: 100% des patients suivis ayant une coïnfection TB/VIH sont traités correctement
PRODUIT 3.3.1: 95%des PVVIH suivies bénéficient régulièrement du screening et du diagnostic précoce de la TB
3.3.1.1 Actualiser les directives pour la prise en
charge de la TB/VIH
Atelier de mise à jour des directives
de 5 jours pour 10 personnes en
2019
Atelier de validation d’une journée
pour 30 personnes
3.3.1.2 Multiplication et diffusion des directives de
PEC de la TB/VIH
1200 copies
3.3.1.3 Renforcer la supervision des sites de
prise en charge des PVVIH sur
l’intégration des services et la gestion de
la coïnfection.
Supervision semestrielle de 2
personnes+ chauffeur pendant 5
jours par BDS
3.3.1.4 Former les prestataires des Sites
ARV,CDT et PTME sur la PEC de la
Coinfection TB/VIH
Former 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours
Produit 3.3.2 : 95% des PVVIH screenées négatif bénéficient du TPI a l’INH

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.3.2.1 Elaborer un plan de mise à l’échelle de la
TPI
Atelier de 5 jours pour 15 personnes
en 2018
3.3.2.2 Mener une étude sur l’efficacité de la TPI
chez les PVVIH
L’étude sera menée en 2020
Produit 3.3.3 : 100 % des PVVIH suivies dépistées TB+ bénéficient du traitement anti TB et TAR
3.3.3.1 Organiser une réunion de coordination
annuelle des interventions de lutte contre
la coinfection TB/VIH regroupant le comité
national et les comités provinciaux pour
faire le bilan et dégager les conclusions et
perceptives
Réunion annuelle pour 73
participants
3.3.3.2 Organiser des réunions de coordination
semestrielle pour le suivi et évaluation des
activités liées à la coïnfection TB/VIH.
Réunion semestrielle de 34
participants
3.3.3.3 Mener une étude sur la prévalence de la
TB chez les PVVIH
L’étude sera menée en 2019
EFFET 3.4: 90% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychosocial et nutritionnel
PRODUIT 3.4.1: 90% des PVVIH dénutries bénéficient d’un appui nutritionnel
3.4.1.1 Assurérer la rémunération du personnel
en charge du suivi nutritionnel des PVVIH
Rémunération mensuelle de 8
nutritionistes et du coordonnateur
3.4.1.2 Accorder un appui nutritionnel aux PVVIH
sous ARV les plus démunies en phase de
malnutrion aigue moderée
Achat de 15131 kits en 2018, 16155
en 2019, 17079 en 2020, 17991 en
2021 et 18893 en 2022
3.4.1.3 Accorder un appui nutritionnel aux PVVIH
sous ARV les plus démunies en phase de
malnutrion aigue sévère
Achat de 3026 kits en 2018, 3231 en
2019, 3416 en 2020, 3598 en 2021
et 3779 en 2022
3.4.1.4 Organiser des missions de supervision
conjointe avec les différents acteurs de la
prise en charge nutritionnelle des PVVIH
malnutris et ou vulnerables
Descente trimestrielle de
supervision de 3 cadres+chauffeur
dans chaque BDS pendant 2 jours
3.4.1.5 Renforcer les capacités des prestataires
publics et associatifs sur les aspects
nutritionnels des PVVIH
Former 1200 prestataires en 40
sessions de 30 personnes chacune
pendant 3 jours

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.4.1.6 Organiser des réunions de revue/
Coordination des activités de PEC
nutritionnel des PVVIH
Réunion semestrielle de
coordination pour 23 participants
3.4.1.7 Elaborer des supports éducatifs sur la
prise en charge nutritionnelle chez les
PVVIH
Atelier d’élaboration des supports en
2020 pour 15 participants pendant 5
jours
3.4.1.8 Multiplier et diffuser des supports
éducatifs sur la prise en charge
nutritionnelle
1200 copies
PRODUIT 3.4.2: 80% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychologique, mental et social
3.4.2.1 Organiser des groupes de parole pour les
PVVIH
Organiser 1360 groupes de parole
par trimestre dans 680 FOSA
3.4.2.2 Organiser des groupes de parole en
faveur des parents ou tuteurs des enfants
séropositifs sur l’éducation thérapeutique
Organiser 1360 groupes de parole
par semestre dans 680 FOSA
3.4.2.3 Assurer la rémunération du personnel en
charge du suivi psychosocial des PVVIH
Rémunération mensuelle de 8
psychologues
3.4.2.4 Assurer les frais de déplacement des
prestataires des soins à domicile
Organiser 392 visites à domicile en
2018, 395 en 2019, 404 en 2020,
412 en 2021 et 418 en 2022
3.4.2.5 Former et recycler les médiateurs de
santés sur la PEC psycho social du VIH
Formation de 850 MS en 30
sessions de 28 personnes chacunes
pendant 3 jours
3.4.2.6 Mise à jour de la stratégie nationale de la
prise en charge psychosociale des
personnes infectées et /ou affectées par le
VIH/SIDA
Atelier de 4 jours pour 15 personnes
en 2019
3.4.2.7 Multiplication et diffusion de la tratégie
nationale de prise en charge
psychosociale des personnes infectées et
/ou affectées par le VIH/SIDA
1200 copies

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
3.4.2.8 Organiser trimestriellement des missions
de supervision du niveau régional vers le
niveau communal des activités de PEC
psycho-sociale et nutritionnelle.
Descente trimestrielle de
supervision de 2 cadres (nutritioniste
et Psychologue)+ chauff dans
chaque BDS pendant 2 jours
EFFET 3.5: 80 % des structures de soins ont les capacités requises et offrent aux PVVIH des prestations de qualité
PRODUIT 3.5.1: 100% des sites de PEC quantifient leurs besoins en réactifs, en ARV et en médicaments contre les IO et les IST
3.5.1.1 Former 680 prestataires sur la gestion des
stocks des médicaments, réactifs et
intrants
Formation de 680 prestataires en 20
sessions de 34 participants chacune
pendant 5 jours
Produit 3.5.2 : 95% de sites de prise en charge ne connaissent pas de rupture de stock (réactifs, ARV, médicaments contre les IO et IST)
3.5.2.1 Organiser une réunion trimestrielle
d’analyser des données de distribution
des intrants VIH
Atelier trimestriel d’analyse des
niveaux de stock pour 15 personnes
pendant 5 jours
Produit 3.5.3 : 100% des BDS disposent des superviseurs compétents pour offrir la supervision, le coaching et l’encadrement des structures de PEC des PVVIH.
3.5.3.1 Renforcer l’implication et les capacités
des BDS dans la quantification, les
requêtes des sites, la gestion des stocks,
le suivi et la supervision des sites
Formation de 46 gestionnaires de
pharmacie en 1 session de 3 jours
en 2019
Produit 3.5.4 : 100 % des BDS et des structures de prise en charge disposent des infrastructures pour le stockage des médicaments et autres intrants selon les normes.
3.5.4.1 Rehabiliter six pharmacies de district dont
3 à Bujumbura mairie, 1 à Gitega, 1à
Ngozi et 1 Nyabikere
Réhabilitation de 6 pharmacies de
district
3.5.4.2 Equiper les laboratoires d’analyse de la
charge virale en congélateurs à -20 °c
Achat de 6 congélateurs
3.5.4.3 Equiper les laboratoires d’analyse de la
charge virale en congélateurs à -80 °c
Achat de 6 congélateurs
Impact 4. Les conditions de vie d’au moins 80% des personnes infectées et affectées par le VIH et sida et démunies sont améliorées d’ici à 2022
Effet 4.1 : Au moins 90% des personnes affectées ou infectées par le VIH ont leurs droits humains respectés
Produit 4.1.1 : 70% des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA bénéficient d’une protection juridique
4.1.1.1 Réviser la loi du 12 mai 2005 en tenant
compte de l’évolution scientifique et du
contexte international
Consultant national pour 10 jours
Atelier de validation d’une journée
pour 30 personnes en 2019

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
4.1.1.2 Soumettre la loi à l’analyse par la
commission parlementaire Santé et VIH et
celle chargée des questions sociales
Atelier de 32 participants pendant 3
jours en 2019
4.1.1.3 Mettre en place des textes d’application
(Elaboration et diffusion)
Consultant national pendant 20 jours
4.1.1.4 Organiser des réunions de vulgarisation
de la loi du 12 mai 2005 révisée
Atelier d’une journée de 40
participants par province
4.1.1.5 Organiser un atelier d’enrichissement de
la stratégie nationale sur le VIH et les
droits humains
Atelier de 3 jours pour 12
participants en 2019
4.1.1.6 Organiser un atelier de validation de la
stratégie nationale sur le VIH et les droits
humains
Atelier d’une journée pour 50
participants
4.1.1.7 Organiser un atelier de validation du guide
d’information; communication et éducation
juridique en matière d’accès aux services
VIH à l’intention de 70 participants
Atelier de 2 jours pour 70
participants en 2019
4.1.1.8 Diffuser le guide d’information;
communication et éducation juridique en
matière d’accès au services VIH
5000 copies du guide
4.1.1.9 Mettre en place 4 cliniques juridiques
modèles
Contractualiser avec 4 cabinet
d’avaocat (1 maison par région)
4.1.1.10 Organiser des sessions de formation à
l’endroit des juristes; policiers des
professionnels de la santé et acteurs
communautaires sur la prise en charge
des victimes de violations de droits
humains
Formation de 1500 personnes en 50
sessions de 30 participants chacune
pendant 4 jours
4.1.1.11 Former les membres des 5 réseaux des
PVVIH à l’aide du guide d’information,
communication et éducation juridique
Formation de 108 membres en 4
sessions régionaux de 27
participants chacune pendant 3
jours

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
4.1.1.12 Appuiyer 5 organisations de la société
civile pour la documentation des cas de
violation des droits humains et
l’assistance juridique et judiciaire des
PVVIH victimes de violation de leurs
droits.
Acheter 2 ordinateurs (1 ord fixe et 1
ord port) pour chacun des 5
reseaux
Produit 4.1.2 : 90% des personnes âgées de 15-49 ans expriment des attitudes de tolérance à l’égard des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA
4.1.2.1 Diffuser à grande échelle les résultats de
l’étude index Stigma
Atelier provinciale d’une jrn / an de
60 intervenants
4.1.2.2 Organiser des séances de diffusion des
textes d’application de la loi sur le VIH
auprès des CPE et ASC
Atelier provinciale d’une jrn / an de
60 intervenants
4.1.2.3 Evaluer les capacités des réseaux à
remplir leur mission en lien avec la
protection et la defense des droits des
PVVIH
Consultant national pendant 20 jours
4.1.2.4 Appui matériel à 5 réseaux des PVVIH
(RNJ+, RBP+, CAPES+, CBF+ et
BUNERERA+)
Appui en ressources matérielles à 5
réseaux des PVVIH
Effet 4.2 : 80% des PVVIH sous ARV démunies disposent d’une autonomie financière
Produit 4.2.1 : 80% des PVVIH sous ARV démunies et 80% d’OEV ont un revenu leur permettant de se prendre en charge
4.2.1.1 Mettre en place deux groupements de
solidarité par an (30 PVVIH et OEVpar
groupement) par province suivant
l’approche Nawe nuze
Formation annuelle de 2
PVVIH/Province sur la gestion de
projets pendant 5 jours
4.2.1.2 Appuyer l’encadrement et le suivi des
groupements d’auto prise en charge
Rémunération de 4 régionaux
chargés des groupements des
PVVIH et OEV
4.2.1.3 Faciliter la réinsertion socioprofessionnelle
des OEV non scolarisés(10%)
Formation de 2160 OEV en métier
en 72 sessions de 30 participants
pendant 3 jours
4.2.1.4 Fournir des kits de démarrage adaptés
aux métiers appris
2160 kits de démarrage

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
4.2.1.5 Organiser 18 ateliers provinciaux
d’identification et de localisation des
groupes bénéficiaires((femmes démunies,
veuves, filles, filles mères célibataires,
batwa, détenues, personnes vivant avec
un handicap, déplacés) des AGR
Organiser 18 ateliers annuels
provinciaux de 40 personnes
pendant 1 journée
4.2.1.6 Appuyer 54 associations intervenant dans
l’autonomisation des femmes et
filles/autres groupes vulnérables
Kit de demmarrage
4.2.1.7 Former 540 membres des associations en
matière de mobilisation des ressources,
de plaidoyer et gestion des AGR
Organiser 18 sessions de formations
de 30 personnes chacune pendant 3
jours
4.2.1.8 Former / recycler les OSC sur
l’encadrement, le monitoring et
l’évaluation des projets d’assistance aux
OEV
Organiser 18 sessions de formations
de 40 personnes chacune pendant 3
jours
4.2.1.9 Documenter l’impact des projets
d’autonomisation des OEV, femmes, filles
et autres groupes vulnérables
Consultant national pendant 20 jours
Effet 4.3 : 90% des OEV et 70% des ménages d’OEV ont une situation de vulnérabilité sociale atténuée
Produit 4.3.1 : 90 % d’OEV en situation de précarité bénéficient de services sociaux de base (scolarisation, santé, logement, …)
4.3.1.1 Offrir les soins de santé à 44 832 OEV de
l’école primaire et secondaire
Achats des Cartes d’Assurance
Maladie (3 000 par personne)
4.3.1.2 Fornir le matériel et uniforme scolaires à
24 658 orphelins du sida démunis de
l’école primaire
Achat des cahiers, stylos et
uniforme
4.3.1.3 Fornir le matériel et uniforme scolaires à
20 174 orphelins du sida démunis de
l’école secondaire
Achat des cahiers, stylos et
uniforme
Produit 4.3.2: 70 % de ménages d’OEV en situation de précarité bénéficient d’un assistance et d’une protection sociale
4.3.2.1 Organiser la protection des OEV contre
toute forme de violation de leurs droits à
travers les mécanismes de médiation à
base communautaire
Reunion Provinciale annuelle des
membres des comité provincaux de
protection des enfants (30
participants)

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
4.3.2.2 Former/recycler les comités de protection
des OEV sur les thèmes en rapport avec
le VIH/SIDA, la promotion et la protection
des droits des enfants dans la
communauté.
Atelier annuel de 1 journée pour 5
824 membres (2 membres/collines),
en 194 sessions de 30 personnes
4.3.2.3 Organiser des réunions de suivi
trimestrielles des activités des comités de
protection des OEV pour une
autoévaluation
Réunion trimestrielle de suivi pour
2912 personnes, soit 119 sessions
comunales de 25 personnes
chacune
Impact 5. La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida est efficace, efficiente et performante, dans le respect des « Three one »
Effet 5.1 : Les mécanismes de coordination multisectorielle et thématique sont opérationnels à tous les niveaux
Produit 5.1.1 : Le SEP/CNLS est une structure pérenne de l’État, doté d’une autonomie de gestion
5.1.1.1 Mise en place d’une équipe de travail pour
la Clarification du cahier des charges du
SEP/CNLS et du PNLS/IST.
Prestations de deux consultants
pendant 15 jours
5.1.1.2 Définir le rôle du SEP dans le suivi des
subventions du FM /USAID /PEPFAR et
autres Partenaires
Atelier d’une journée pour 60
participants
5.1.1.3 Organiser régulièrement les réunions
statutaires de l’Assemblée Générale du
CNLS
Atelier semestriel de 2 jours pour 60
participants
5.1.1.4 Elaborer le PSN 2018-2022 et 2023 -2027 1 Consultant international et deux
consultant nationaux pendant 20
jours
4 Réunions des commissions
techniques (20 personnes/réunion)
Atelier de validation d’une journée
pour 50 personnes
5.1.1.5 Organiser un atelier de diffusion du PSN
2018-2022
Atelier d’1 journée pour 50
participants
5.1.1.6 Evaluation à mi- parcours du PSN 2018-
2022
Prestations de cinq consultants
pendant 20 jours
Atelier de validation de la revue
pendant 2 jours pour 50 personnes
en 2021

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.1.1.7 Evaluation finale du PSN 2018-2022 Prestations de cinq consultants
pendant 20 jours
Atelier de validation de 2 jours pour
50 personnes en 2022
5.1.1.8 Elaborer et valider parallèlement les plans
d’action du SEP/CNLS et du PNLS
Atelier d’élaboration de 6 jours pour
30 personnes en 2019
5.1.1.9 Organiser une session annuelle de
mobilisation à la lutte contre le SIDA avec
tous les Ministres /élus /Corps
Diplomatiques /SNU autour de la JMS
Réunion d’une journée pour 150
participants
Produit 5.1.2 : Le SEP/CNLS dispose des moyens humains, matériels et financiers pour assurer la coordination de la réponse nationale au VIH
5.1.2.1 Mener une étude d’estimation nationale
des Ressources et Dépenses de Lutte
contre le SIDA (REDES) en 2019 et 2022
Deux consultants internationaux et
deux consultants nationaux pendant
60 jours
5.1.2.2 Organiser une table ronde de mobilisation
des ressources
Réunion d’une journée pour 80
participants
5.1.2.3 Elaborer un plan National de Mobilisation
des ressources et de gestion des risques
financiers pour la mise en œuvre de la
réponse au VIH
Prestation d’un consultant pendant
15 jours
5.1.2.4 Organiser des missions de suivi et
évaluation de la mise en œuvre des
subventions par les PR
Descentes trimestrielle conjointes
(PNLS-CNLS) de 5 jours pour 2
personnes+chauffeur
5.1.2.5 Organiser des réunions d’évaluation
semestrielles sur l’utilisation des
ressources allouées à la mise en œuvre
de la réponse au VIH
Réunion semestrielle de 60
participants
5.1.2.6 Doter le SEP/CNLS du Matériel Roulant
pour l’accomplissement de sa mission.
Acquisition de 4 véhicules
5.1.2.7 Assurer les frais de fonctionnement du
SEP/CNLS
Payer les frais de fonctionnement
mensuels
5.1.2.8 Assurer la rémunération des primes du
personnel du SEP/CNLS
Payer les primes du personnel du
SEP/CNLS

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Produit 5.1.3 : La coordination de la réponse communautaire est définie et mise en place
5.1.3.1 Etablir une cartographie des intervenants
par Province/commune/ Colline/Quartier
Réunion trimestrielle provinciale de
20 personnes
5.1.3.2 Etablir un plan d’action commun des
acteurs communautaires dans la
Province et une répartition des tâches par
commune
Atelier annuel provincial de 2 jours
pour 30 personnes
5.1.3.3 Organiser des réunions d’échanges
d’expériences et de partage de bonnes
pratiques entre intervenants
Réunion semestrielle de 30
participants
5.1.3.4 Produire un plan d’action spécifique pour
les villes et les centres urbains.
Réunion annuelle provinciale de 50
participants
Produit 5.1.4 : La coordination multisectorielle est assurée et décentralisée
5.1.4.1 Mener un plaidoyer auprès des Ministères
pour intégrer la dimension VIH dans les
plans d’action des Ministères
Reunion annuelle nationale de 80
participants
5.1.4.2 Mener un plaidoyer auprès des
collectivités locales pour intégrer la
dimension VIH dans les plans d’action des
Ministères
Réunion annuelle provinciale de 50
participants
5.1.4.3 Renfocer les capacités des membres des
USLS
Formation de 220 membres des
USLS en 4 sessions de 55
personnes chacune pendant 5 jours
5.1.4.4 Appuyer les USLS pour la mise en place
de la paire éducation dans les Ministères
Formation de 100 PE des ministères
en 5 sessions de 20 personnes
pendant 3 jours
5.1.4.5 Organiser des réunions de coordination,
d’échange d’expérience et de bonnes
pratiques entre les USLS
Réunion semestrielle regroupant 60
personnes
5.1.4.6 Appuyer le fonctionnement des comités
provinciaux de lutte contre le SIDA
Rémunération du personnel,
fournitures de bureaux, fournitures
eau et éléctricité, gardienage,
équipement informatique,…

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.1.4.7 Organiser les réunions de coordination
des CPLS
Réunion semestrielle de
coordination pour 30 participants
Produit 5.1.5 : La coordination thématique est assurée
5.1.5.1 Elaborer /actualiser les TDrs /cahiers de
charge des différents comités thématiques
(é-TME, Gestion intrant VIH/IST, Suivi-
évaluation, Prévention et traitement,
Droits Humains et Genre).
Atelier de 3 jours pour 20
participants en 2019
5.1.5.2 Tenir une reunion trimestrielle de
coordination des intervenants dans la lutte
contre le VIH
Une réunion trimestrielle d’une
journée regoupant 60 participants
5.1.5.3 Appuyer la mise en place /redynamisation
et le fonctionnement des comités
Thématiques.
Réunion trimestrielle de 20
participants pour chaque comité (5
comités)
5.1.5.4 Appuyer le fonctionnement du Comité
National et des Comites provinciaux de
coïnfection TB/VIH.
Comité national de 34 personnes
chaque trimestre
Comité provincial de 10 personnes
chaque trimestre
Produit 5.1.6 : Le PNLS/IST est renforcé dans ses capacités de coordination et de mise en œuvre de la réponse du secteur de la santé.
5.1.6.1 Assurer la formation de 15 membres du
personnel pour répondre aux besoins du
programme.
Prestations de 2 consultants
internationaux pendant 10 jours
5.1.6.2 Appuyer les missions d’échanges
d’expériences avec d’autres pays pour 7
membres du personnel.
Stage de formation de 7 personnes
pendant 10 jours chaque année
5.1.6.3 Doter le PNLS du Matériel Roulant pour
l’accomplissement de sa mission.
Achat de 10 cammionettes
5.1.6.4 Assurer les frais de fonctionnement du
PNLS
Payer les frais de fonctionnement
mensuels
5.1.6.5 Assurer la rémunération des primes du
personnel du PNLS/IST
Payer les primes mensuelles du
personnel du PNLS

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.1.6.6 Assurer la Formation du Personnel du
Programme pour l’acquisition de
l’expertise requise (finance et
Comptabilité, audit, gestion
programmatique, planification suivi-
évaluation, …).
Il s’agit d’une formation de 10 jours à
l’étranger à raison de 5 personnes
par an
5.1.6.7 Elaborer un plan de mobilisation des
ressources pour le financement du
programme Médicale.
Prestation d’un consultant national
pendant 15 jours
Effet 5.2 : Le système d’information sanitaire de routine (VIH) est renforcé et opérationnel
Produit 5.2.1 : Les documents des normes des systèmes d’information sont produits et diffusés
5.2.1.1 Elaborer un manuel opérationnel de suivi-
évaluation
1 Consultant national pendant 15
jours
Atelier du comité d’élaboration 15
personnes pendant 5 jours
Atelier de validation d’1 journée pour
30 personnes
5.2.1.2 Elaborer un plan d’assurance qualité des
données
1 Consultant national pendant 15
jours
Atelier du comité d’élaboration 15
personnes pendant 5 jours
Atelier de validation d’1 journée pour
30 personnes
Produit 5.2.2 : Le système de gestion des informations VIH/sida et IST est renforcé et opérationnel
5.2.2.1 Tenir la réunion trimestrielle du groupe
technique S&E sur le VIH
Réunion trimestrielle de 30
participants
5.2.2.2 Réviser le dossier patient pour les PVVIH Atelier de 5 jours pour 30 personnes en 2019
5.2.2.3 Multiplier les outils standardisés de
collecte des données sanitaire
1200 copies du dossier patient
5.2.2.4 Former/recycler les prestataires sur la
nouvelle base de données SIDA-INFO
Formation de 1200 prestataires en
40 sessions de 30 participants
chacune pendant 4 jours

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.2.2.5 Assurer la maintenance du parc
informatique dedié au suivi evaluation et
finance aux niveaux central, intermédiaire
et périphérique.
Contrat annuel pour la maintenance
du parc informatique
5.2.2.6 Payer mensuellement les connexions
internet pour l’échange de données en
ligne
Frais de connexion internet pour 686
sites ARV
5.2.2.7 Organiser des missions de supervision
d’encadrement, dépannage aux niveaux
des sites de PEC pour les bases de
données SIDA info.
Descente trimestrielle de
l’informaticien+chauffeur pendant 5
jours
5.2.2.8 Former et recycler 2 personnes par FOSA
(CDS) sur l’utilisation du DHIS2
Formation de 240 personnes en 8
sessions de 30 personnes chacunes
de 5 jours en 2019
5.2.2.9 Organiser une participation de 4 Super
users de la DSNIS à une Academie
régionale de DHIS 2
Stage de formation de 4 personnes
pendant 15 jours chacun
5.2.2.10 Organiser deux visites intégrées de suivi
par an sur l’utilisation du DHIS2 au niveau
des BPS, des BDS et les Hôpitaux
Descente semestrielle de
coordination integrée du niveau
central de 3 personnes+chauffeur
pendant 5 jours
5.2.2.11 Organiser deux visites intégrées de suivi
par an sur l’utilisation du DHIS2 dans 170
CDS
Descentes semestrielle du niveau
intermédiaire de 2
personnes+chauffeur pendant 3
jours
5.2.2.12 Organiser des ateliers trimestriels de
validation des données TB/VIH et PALU
Atelier trimestriel de 5 jours pour 20
personnes dans chaque BPS
5.2.2.13 Organiser des audits semestriels des
données (TB et VIH ) au niveau des
structures par le niveau provincial
Descente semestrielle de 4
personnes+chauffeurs pendant 5
jours dans chaque BDS
5.2.2.14 Organiser des audits semestriels des
données VIH/TB au niveau de 2 structures
par District par le niveau central.
Descente semestrielle de 3
superviseurs+ chauffeur pendant 5
jours dans chaque BPS

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.2.2.15 Organiser des réunions d’analyse de la
qualité des données
Atelier semestriel au niveau national
de 30 personnes pendant 5 jours
5.2.2.16 Organiser 1 mission internationales par an
en appui à l’assurance qualité des
données du DHIS2
Consultant international en
assurance qualité des données du
DHIS2 pendant 20 jours
5.2.2.17 Organiser trimestriellement des missions
de supervision du niveau central vers le
niveau provincial pour les vérifications
financières et audit des données.
Descente trimestrielle de 2
superviseurs+ chauffeur pendant 5
jours dans chaque BPS
5.2.2.18 Organiser trimestriellement des missions
de supervision integrée du niveau central
vers le niveau provincial (Programme,
Finance, S/E, Coordination)
Supervision trimestrielle de 3
personnes + chauffeur pendant 5
jours
Effet 5.3 : Le système de surveillance du VIH Sida est renforcé et opérationnel
Produit 5.3.1 : Les rapports de surveillance sentinelle du VIH sont disponibles chaque année
5.3.1.1 Organiser la surveillance du VIH dans les
sites sentinelles
Formation de 40 prestataires des
sites sentinnelles pendant 3 jours en
2019;
5.3.1.2 Collecte mensuelle des données des sites
sentinelles
Descente de 4 équipes de 2
personnes+ chauffeur pendant 5
jours
Produit 5.3.2 : Les résultats (études /recherches/évaluations et enquêtes) sont disponibles et utilisés pour la prise de décision
5.3.2.1 Mener une enquête de surveillance
biocomportementale au sein des
populations clés les plus exposées au
risque d’infection par le VIH
Contrat de 2 consultants
internationaux et de 2 consultants
nationaux pendant 75 jours
Honoraire du comité de pilotage
Atelier validation de 2 jours pour 50
personnes
5.3.2.2 Réaliser une analyse des cascades des
soins (Dépistage,TARV et suppression de
la charge Virale) pour les adultes, les
enfants et les populations clés
Consultant international et national
pendant 20 jours;
Enquêtes pour 5 personnes pendant
10 jours
Effet 5.4 : Les résultats et les interventions du programme national sont connus par les populations

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Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Produit 5.4.1 : Les résultats en matières de VIH /SIDA sont disséminés à travers différents canaux d’information.
5.4.1.1 Mettre en place un site web pour le PR . Consultant national en development
des sites web pendant 10 jours en
2019
5.4.1.2 Payer l’hébergement du site web du PR Contrat annuel avec un hebergeur de sites web
5.4.1.3 Organiser une journée d’information sur la
situation épidémiologique du VIH et SIDA
Atelier annuel d’une journée pour 60
participants
5.4.1.4 Produire, Multiplier et diffuser le bulletin
épidémiologique annuel du VIH/Sida/IST
Imprimer 50 copies du bulletin
épidémiologique
Effet 5.5 : Un système de planification axé sur les résultats est mis en place et opérationnel à tous les niveaux
Produit 5.5.1 : Un plan annuel consolidé(PAC) de tous les intervenants en matière du VIH est disponible
5.5.1.1 Former les cadres du PNLS sur la
planification et le suivi/évaluation des
activités de lutte contre le SIDA à
l’étranger
Stage de formation à l’étranger de 4
personnes pendant 15 jours chacun
en 2019 et 2020
5.5.1.2 Organiser des réunions d’orientation, de
revues et de planification incluant le
niveau provincial et central
Atelier semestriel de 30 participants
chacun pendant 2 jours dans
chaque BPS
5.5.1.3 Organiser des ateliers semestriels de
coordination des intervenants en matière
de lutte contre le VIH.
Atelier semestriel national de 40
participants pendant 2 jours
5.5.1.4 Organiser une réunion trimestrielle de
coordination des SRs du secteur public
pour faire le point de la mise en œuvre
Réunion trimestrielle de coordination
de 44 participants
5.5.1.5 Formation du personnel du PR sur la
gestion communautaire
Stage de formation de 1 personnes
pendant 15 jours par année
5.5.1.6 Participation ateliers regionaux sur la
prévention et la prise en charge du VIH
Participation dans des ateliers
régionaux de 1 personne pendant
10 jours par année

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PLAN D’ACTION OPERATIONNEL DU PLAN STRATEGIQUE 2018-2022

Année 2018 Année 2019 Année 2020 Année 2021 Année 2021
Impact/Effet/Produit/Activité Description quantitative des
résultats attendus
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
5.5.1.7 Renforcement de capacités des SRs –
Assitance pour la parametrage TOMPRO
etc, Formations en gestion financiere pour
les SRs gouvernmentaux
Formation du staff du Service
Gestion (10 personnes ) sur
TOMPRO et Gestion financiere
pendant 10 jours chaque annee
5.5.1.8 Appuyer la revue annuelle et la
planification multisectorielle des
interventions VIH.
Atelier annuel de 4 jours pour 40
participants
5.5.1.9 Organiser annuellement des réunions
d’orientation, de revues et de planification
au niveau central
2 réunions par an de 50 participants
chacune(représentants du niveau
central, representant medecins
provinciaux et chefs de District
Partenaires)
5.5.1.10 Organiser semestriellement des réunions
d’évaluation de l’état de la mise en œuvre
des activités menées par les SR au
niveau national.
Atelier de 2 jours par semestre
d’environ 100 SSR chaque année
5.5.1.11 Former des cadres du niveau intemédiaire
et périphérique au niveau des provinces
sur la planification et le suivi/évaluation
des activités de lutte contre le SIDA
Formation de 54 participants du
niveau intermédiaire et périphérique
par an (soit 3 personne par province
et par an) pendant 3 jours

 

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